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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’E M PIRE

Sj;ct. XII. tenta la voie des négociations, & fit intervenir la médiation de FAngleter-Ilij}. d’AI- vc . Ferdinand déclara que son intention n’étoit pas de rendre au Pa!a-

lcmagnï.1558-1648.

1624.

L’EleEleurde Bran le •

tin ses états & son rang, mais qu’il reslitueroit les domaines à son fils aî-né, & que Frédéric en scroit Administrateur; qu’après la mort du Duc deBavière, on rétablirent le Palatin dans la dignité d’Electeur : la cour deLondres qui penchoit toujours pour la paix, pressa Frédéric d’accepter cespropositions; il les crut illusoires, & les rejetta: ainsi les choses resterentdans la meme situation. On craignoic toujours de voir la guerre se rallu-mer; les habitants du Duché de Cleves & des environs reísentoient les mê-Duc S d? k mes ullarmes; l’Electeur de Brandebourg & le Duc de Neubourg n’a-Neubourg, voient pas encore partagé cette succession: enfin, par une transaction, ilspartagent convinrent, que le Duché de Cleves, les Comtés de la Marck, de Ravens-les Duchés perg & de Ravenstein demeureroient à l’Electeur de Brandebourg & que% C ds V Ju- le D , uc de Neubour S ^uwit en partage les Duchés de Berg «Sc de Juliers.Uers. Bs s’engageoient à défendre réciproquement leurs états. L’Empire nevoyoit pas, fans inquiétude, ces ligues partielles qui nuifoient à la Liguegénérale du corps Germanique & l’atténuoient par dégrés: Tannée précé-dente le Roi de Dannemarck, TElecteur de Brandebourg, les Ducs deBrunswick, de Holstein & de Mecklenbourg,les villes Anséatiques de Brê-me, de Hambourg, de Lubec, & de Luncbourg en avoient formé unepour la défense de la Baise Saxe.

En Hongrie Gabor avoit été vaincu par les Impériaux; peu d’annéesauparavant il s’étoit fait proclamer Roi par les Etats; il fut contraint de re-noncer à ce titre, & de fe reconnoître vassal de Ferdinand: mais on luidonna pour indemnité de vastes «Sc riches Seigneuries. Cette libéralité fitmurmurer tout TEmpire: „ quoi, diíòit-on, c’est ainsi qu’on traite un„ étranger, tandis qu’on dépouille fans pitié un Electeur”? Le Palatin trou-va enfin des amis, qui crurent qu’il n’avoit pas moins de droits que leWai-vode fur la clémence de TEmpereur; T Angleterre & le Dannemarck se li-1625-1627. guerent en íà faveur: Mansfeld, oublia son ressentiment, & promit de leservir: enfin les Etats de Baise Saxe se déclarèrent pour lui, & confièrentau Roi de Dannemarck le commandement de leurs troupes, qui ne scmbloientLe Roi de levées que pour la défense du pays (1). Pendant que les confédérés raf-Danne- sembloient leurs forces près de Brême, fous les ordres du Monarque Da-bra/Teìadé' no ’ s ’ ^ Comte de Tilly s’avança le long du Wescr, «Sc vint investir Nien-fenfedei’E - bourg, ville commerçante, où les provisions de bouche affluoient de tou-letìeur Pa- tes parts; mais Tabondance regnoit dans la ville , & la disette se faisoitlatin. sentir dans le camp; il fallut abandonner cette entreprise & remon-ter les bords du Weser, pour trouver des subsistances. Sur ces entrefaitesJacques I mourut; Prince médiocre dans ses vertus, dans ses vices, dansses talents, ami constant, mais foible, aussi mauvais négociateur, que mau-vais guerrier; le Comte Palatin ne perdoit rien en perdant son beau-pe-re : le Roi de Dannemarck lui restoit : ce Prince avoit dans le caractère toutce qui forme le guerrier, un désir insatiable de gloire, une activité tempé-rée par la patience, une intrépidité à Tépreuve des plus grands périls, des

La Cour deVienne con-clut unirai,t&de paixavec B eulem Gabor.

Mort deJacques I.

(1) Londorp T. 3,