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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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5oo HISTOIRE DE LEMPIRE

Sect. XII.

Hist. dAl-lemagne ,1558-.648.

1 ( 529 .

Traité depaix concluentre la courde Vienneif le Roi deDanne-marck.

1630.

L'Empe-reur publieun édit, parlequel iloblige lesProtestantsà restituertout ce quilsavoientusurpé de-puis le traitéde 1aJJau.

le Juthland à lElecteur de Saxe, pour fureté de ce qui étoic à ce Prin-ce; quil payât h Ferdinand & à ses alliés tous les frais de la guerre; quilfermât le pasiage du Sund aux vaisseaux des Puissances ennemies de l'Em-pire & de la maison dAutriche; enfin quil naugmentât point les droitsde péage pour les vaisseaux qui porteroient le pavillon Impérial. On sentbien que de pareilles conditions ne pouvoient être acceptées : après des dis-cussions très vives, les Ministres Impériaux se rendirent moins difficiles &le traité fut conclu aux conditions suivantes ; que le Roi de Dannemarck neprendroit part aux affaires dAllemagne, que lorsque le Duché de Holsteiny seroit intéressé; que les Princes lès fils ne poílederoient plus darchevê*chés, ni dévêchés dans lEmpire; quil ne seroit tenu à aucune indemnitépour les frais de la guerre; que les conquêtes faites fur lui, seroient resti-tuées; quil céderoit aux Maisons de Schleswic & de Holstein Gottorp,Piste de Femeren, & la partie des istes de Wardt & de Suide qui leur ap-partenoit par droit dhérédité. Après avoir empêché Christiem de se mêlerdes affaires de lEmpire, lEmpereur voulut singérer lui-même dans cellesdu Dannemarck, & empêcher le Roi de faire k guerre au Duc de Hol-stein qui avoit embrassé le parti de Ferdinand: le Monarque Danois sutcontraint de sacrifier son ressentiment à la crainte que lui inspiroit un Prin-ce, qui animé par le succès de cette premiere guerre ne demandoit pasmieux que den entreprendre une seconde.

Dès que Ferdinand ne vit plus les Protestants appuyés par dos PrincC3étrangers, il ne balança plus à leur porter les coups quil méditoit depuislongtemps. Par un édit, il les obligea de restituer tous les biens & tou-tes les dignités ecclésiastiques dont ils sétoient emparés depuis le traité dePastàu : les Princes Luthériens sopposcrent àYexécution de cet édit, ilsprétendoient quune pareille restitution ne pouvoit être ordonnée que parune Dicte générale : lEmpereur nomma des Commissures pour faire exé-cuter ses ordres, & leur donna une armée pour se faire obéir; elle étoiccommandée par le Général Walstein : les Princes Protestants, renouèrentleur confédération & ne montrant plus cette confiance hardie qui mettoictous leurs desseins à découvert, leur Ligue en fut plus dangereuse; elle né-

gocia secrettement avec Gustave Adolphe, ennemi déclaré de la maisondAutriche, & le plus habile guerrier de son siécle ( 1 ).

Les Catholiques étoient dans une sécurité profonde. Dans la Diete deRatuh di Lisbonne, ils parièrent avec ce ton impérieux que donne la supérioritélV Prous- des forces; les Protestants demanderent que lEmpereur révoquât lEdit detants de- ' restitution; laffaire fut longtemps débattue ; les Catholiques exigeoient quemandent lédic eût toute fa force: Ferdinand écoutoit les deux partis & ne vouloirnuïieïEd- P as rcbutei: es Luthériens avec trop de hauteur, parcequil avoit besoinde restittu* de leurs suffrages & quil vouloirfaire élire son fils Roi des Romains;tion." trouva beaucoup de résistance dans les deux factions; toutes deux sc réu-nissoient dans leur haine contre le Général Walstein, & vouloient quil fûtdéposé; ce fut dans ce moment que les Protestants, pour intimider Ferdi-nand, laissèrent appercevoir leur intelligence avec la Suede. Walstein qui

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