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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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DALLEMAGNE. Liv. XXV. Se ct. XII. 507

tant de preuves, que ses yeux ne purent se fermer au jour de lévidcnce;Walstein, Duc de Fridland, fut déclaré rebelle, déchu de tous fes titres,& mis au ban deTEmpire : on cacha quelque temps cet arrêt: malgré cesprécautions, celui ci aprit bientôt que la cour de Vienne étoit informéede fes desseins; il délibéroit fur le parti quil devoir prendre ; lorsque dansson camp même il se tram011 une conspiration contre lui, & les chefs desconjurés étoient ses créatures. (1) On commença par égorger plusieursde fes amis : ensin il fut lui même astàísiné. Ce crime navoit point étéordonné par lEmpereur; mais il en recueilloit le fruit; cétoit assez pourquon rejettát fur lui toute lhorreur de cet attentat. Le Colonel Freiber-ger, Lieutenant du Duc de Fridland , saisit cette occasion pour raísemblertous les Siléíìens fous létendard de la révolte: telle est, difoit il, l'o- dieu se politique de la maison dAutriche : elle ne paye les services quon lui rend, que par fes soupçons : tout mérite extraordinaire , lui fait ombrage. Walstein, Tertski , Kinski, Illo, Neuman ont expiré fous- le poignard : elle conduifoit les coups : un fort pareil attend tous ceux qui lon t servie avec gloire. Bientôt les Autrichiens & les Efpa- gnols feront les maîtres de votre province: attendez vous que ces fuper- bes étrangers aient dans leurs mains les clefs de vos villes, pour les-,, fendre? Ce peu de mots accrut lindignation quavoit excitée le meur-tre du Général: tous résolurent de secouer le joug Autrichien; Freibergerouvrit la Silésie aux Suédois ; ils soumirent les principales villes. MaisFreiberger assiégé par les Autrichiens dans Troppaw, fut contraint de|ferendre: il demanda la liberté ; les Impériaux la lui promirent: & contrela foi du traité, ils le chargèrent de chaînes, persuadés que la sainteté desfermens noblige point envers un rebelle, & il fut conduit à Vienne: tan-dis quon lui failoit son procès, Frédéric Guillaume de Saxe, Duc dAl-renbourg, pénétroit dans la Luface à la tête des Saxons. (2) DArnheim,h la tête dun autre corps de troupes de la même nation, força les retran-chements des Impériaux, leur tua quatre mille hommes , leur prit trente-íìx drapeaux, vingt-sept cornettes , neuf pieces de canon, & tou* leursbagages. Les Suédois , non moins heureux , semparerent de Francfortfur 1 Oder; mais cette conquête étoit loin de les dédommager de la pertede Ratisbonne : cette ville, après avoir résisté quelque temps aux Autrichienscommandés par le Roi de Hongrie , avoir été forcée de capituler. Lesvainqueurs laissèrent aux Magistrats, & aux habitants de lune & de lautreReligion, leurs dignités, leurs biens, & leur liberté de conscience, quileur étoit plus chere que tout le reste. On ne fit aucune poursuite con-tre les habitants qui avoient fait alliance avec la Suede , & la garnisonobtint tous les honneurs de la guerre, quelle méritoit par son courage.

Jusques les Suédois navoient point encore démenti cette haute répu-tation quils avoient acquise fous le conduite du grand Gustave. Mais unesanglante défaite leur aprit bientôt quils nétoient plus invincibles. Ilsétoient commandés par le Maréchal de Horn, & secondés par des troupesSaxonnes que conduifoit le Duc de Saxe-Weimar ; les Impériaux aflìé-

(0 Lmtoiph. Puffend. Struv. Fer. 10. SeB. 9. £j> aliì, (r) Khevenhul. T. 12.

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Tfíst. d Al-lemagne ,1552-1648.

Soulevé-m rt enSilésie.