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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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HISTOIRE DE L’E M P I R E

lcmagne1649 1705

Difficul-tés dans leCongrès.

Sect.XIII. cultés de la parc de l’AHemagne. Dès l’année précédente on avoic vu s'é-Hist. d'Al- lever dans la Diece une discussion, qui avoic presque rompu les conféren-ces de Ninegue à peine commencées. Le traité de Westphalie accordoicaux Etats de l’Empire le droit de concourir à toutes les délibérations fur lapaix & fur la guerre: comment exercer ce droit au milieu de tant d’incé-rêts compliqués? une députation pouvoit-elle ménager les prétentions op-posées de tant de Princes? & si tous ces Princes, tous ces Etats y en-voyoient leurs Députés, quelle confusion dans le congrès? Enfin, aprèsbien des contestations on chargea l’Empereur des intérêts de l’Empire au-près du congrès, & il devoit s’en reposer fur ses ministres. Mais il nepouvoic rien conclure fans l’approbation de la Diete: (1) cependant on per-mit aux Princes d’envoyer des ministres particuliers pour veiller h leursintérêts , & ne pas les laisièr entièrement à la disposition des ministresImpériaux. Quel titre donner h ces plénipotentiaires subalternes? Nouvelledifficulté : les plus petits Princes vouloient que leurs repréfentans fusiènttraités d’Excellence : on rejetta cette orgueilleuse prétention, & l’on ne laiíìàh leurs ministres que le simple titre d’Envoyés. Pendant qu’on difputoicfur des mots, la guerre continuoit, de vains titres coutoient la vie à desmilliers d’hommes. La conquête de Gand & d’Ypres, qui fe rendirent ùLouis XIV; d’autres conquêtes en Alsace, deux combats près de Rhins-fcld & de Gengenbach , où le Maréchal de Créqui écrasa les Impériaux,firent sentir la nécessité d’accélèrer les opérations du congrès, & d’arrêterpar une paix solide les progrès de Louis XIV: elle fut enfin conclue : plu-sieurs traités fe succédèrent avec autant de promptitude qu’on avoit mis delenteur à les concevoir ; le premier entre la France & la Hollande, unautre entre l’Espagne & la France, un autre entre la France & l’Empire;c’est de celui ci que nous allons nous occuper: ce fut celui qui fit naîtreles plus grandes difficultés. Nous remarquons cependant encore fous cetteAnnée, que Léopold venant d’époufer la fille du Duc de Neubourg & de-vant des complaisances à l’Electeur de Brandebourg, confirma d’autoritéImpériale la transaction passée entre eux à Cleves en 1666 par raport à lasuccession de Juliers & de Cleves, sauf les droits de la Maison de Saxe.

Léopold n’afpiroit enfin qu’à terminer ses différends avec la France:(2) & envain le Roi de Dannemarck, & l’Electeur de Brandebourg luiavoient représenté , qu’il les abandonnoit dans le moment où ses secoursleur étoient plus nécessaires. Louis XIV vouloir que de ce traité celui deWestphalie fut la base; que le Roi de Suede rentrât en possession de tousles états d’Allemagne, dont la propriété lui avoit été confirmée à Mun-ster; que les Princes de Furstemberg fussent rétablis dans leurs domaines;enfin, que tous ceux qui s’étoient alliés avec lui n’eusiènt point à s’en re-pentir. Ces propositions convenoient à Louis XIV, elles importoient aussià la tranquilité de l’Empire, & Léopold ne les sejettoit pas ; mais il exi-geoit, que le Duc de Lorraine, son beau-frere, fut mieux traité: lacour de France offrit à ce Prince une alternative un peu dure; il falloirqu’il perdît, ou le Duché de Bar , ou Nancy : on exigeoit encore des

paílà-

(2) AU, £? Mém. de nigoc. peur la paix de Nimegue.

La Paixest conclue.

1679.

(1) Vit a Léopold.