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40 (1778) La continuation de l'histoire de l'empire d'Allemagne, depuis la mort de l'empereur Conrad IV jusques à l'avénement de Josephe I au thrône de l'empire
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5 62 HISTOIRE DE LÈMPIRE

Sect.XIII. bientôt; le Duc dOrléans ne ceíToit point de réclamer au nom de la Du-ttiji. d - AI- chelìè, son épouse, les terres Allodiales de la succession de Charles Louis;Icnaie,^ les Principautés de Simmeren,de Lauteren, le Comté de Sponheim étoienti549- i 7o>- p urtout les objets de son ambition; il demandoit encore dautres villes,dautres seigneuries, & ce Prince sembloic vouloir former une nouvellePrétentions Chambre des réunions, qui alloic encore démembrer PEmpire. LElecteurl r ^rn représenta à lEmpereur, au College Electoral, & à tous les Etats, queulnsrenoii- la cause étoit la cause commune; que la Couronne de France ne tarderoicvellées fur pas h sapproprier, tout ce quil céderoit au Duc dOrléans; que PEmpire,laJucceJfion après avoir perdu lAliàce, perdroit encore une partie du Pulatinat ; que laPalatine, molesse honteuse avec laquelle on écoutoit les demandes de la Cour deFrance, lenhardiroit à en faire de plus injustes, & quaprès lui avoir ac-cordé tant de poslèssions qui ne lui étoient pas dues, il ne seroit plus tempsde mettre un terme à son ambition. Le Prince dOrange, Stadhouder de laHollande,appuyoit ces raisons, & ne cherchoit que des alliés pour accablerLouis XIV: enfin la conspiration devint générale, PEmpereur, le RoidEspagne, le Roi de Suede, la République de Hollande, les Electeursde Saxe & de Bavière, les Cercles de Suabe, de Franconie, de HauteSaxe, & de Bavière, PElecteur Palatin, celui de Brandebourg, & le Cer-cle du Haut Rhin se liguèrent h Augsbourg pour faire observer, dans touteleur étendue, les Traités de Munster, de lNimegue, & de Ratisbonne, &en peu de temps soixante mille hommes furent rasièmblés fous les ordres1687. de PElecteur de Bavière. Louis XIV parut mépriser ces préparatifs; ac-coutumé à vaincre ^ il sembloit même dédaigner de combattre; il faisoitfortifier PAlsace & bornoit tous ses foins pour la guerre qui alloit écla-ter: telle étoit aussi ia confiance du Ministère Autrichien, quil refusa lapaix aux Turcs qui la demandoient; la prise de Bude, P humiliation desHongrois qui avoient reconnu la puissance absolue de Léopold, & le droitdhérédité de la maison dAutriche, lui inspiraient cet orgueil. LArchiducJoseph, fils de PEmpereur', fut couronné Roi de Hongrie à Page de neuíans; ces succès étonnèrent la cour de France; elle fit proposer à PEmpe-reur de convertir la trêve de vingt ans en une paix perpétuelle, & elleessuya un refus: Léopold que la victoire de Mohatz, & la conquête delEfclavonie, rendoient aussi vain que Louis XIV, trairait les Puissmcesavec hauteur: il ne voulut point accorder au Czar le titre de Majesté quedautres couronnes étoient disposées à lui déférer: il ne pouvoit le lui dé-cerner fans le consentement des Electeurs: tel fut son prétexte.

Cependant la trêve de Ratisbonne nétoit point encore rompue ; on femenaçoit, on annoit, & on restoit tranquille : enfin les intrigues du Papedenlever au Cardinal de Furstembergyle titre de Coadjuteur de Parchevechéde Cologne, pour en revêtir le Prince Clément de Bavière, Evêque de Ra-tisbonne , la joie indécente que PAllemagne en fit éclater & les démarchesque PEmpire avoit faites pour légitimer cette élection illégale, irritèrentLa guerre tellement Louis XIV, quil déclara la guerre; il fe plaignoit encore de ceejt déclarée, quon avoit formé à Augsbourg une confédération contraire à ses intérêts,1688. de ce quon refusoit de changer la trêve en une paix permanente, enfinde ce que lon contestoic à la Duchesse dOrléans les droits fur le Palati-