ZL H I S T O I R E D E ÍI O L L A N D E
Hift. de à parler de retraite : leur plus grande perte venoit de ce que leurs rangsHollande, étoient-trop ferrés ; le Duc de Parme leur avoit envain envoyé des Aides1 574-1584. ^ caiT! p, pour i eur ordonner de les éclaircir.
Attaque de Les Allemands & les Wallons n’étoient pas plus heureux à la porte de
fa porte de Tongres. Ils s’écoient imprudemment avancés fans attendre le RégimentTongres. de Tolede qui devoit les soutenir. Ecrasés par la mousqueterie , ils alloientsc retirer & porter le désordre dans ce même Régiment, lorsqu’un cavalierqui accouroit à toute bride leur cria Viiïoirel Saint Jaques ! La portede Bolduc est prise & le Régiment de Lombardie est dans la ville. C’étoitune ruse du .Comte de Mansseldt, pour affermir leur courage chancelant;il avoit fait dire en -même temps aux aslaillans de la porte de Bolduc queles Wallons du Comte de Reux avoient déja arboré leurs enseignes fur laporte de Tongres. Ce double mensonge qui sembloit devoir assurer la-victoire, ne fit qu’accroître la perte des aífiégeans. Us s’acharnerent denouveau aux deux attaques, mais avec moins de succès encore. Le mas-
Les trou- f acre redoubla, les sosies furent remplis de sang & de cadavres: enfin les
Vnoiesfònt trou P es demanderent qu’on leur donnât le signal de la retraite. Le Duc derepoussées Parme parut enflammé de colere à cette demande. „Retourne promptement,de tous ,, dit-il -a u .Cavalier, & commande de ma part aux Colonels de ne pas
c L' és - „ faire retirer leurs gens. Je serai bientôt à eux , ,& comme Général
„ d’armée je changerai la fortune du combat, en changeant Tordre de„ J’attaque ; ou moi-même comme soldat j’entrerai le premier dans la,, ville, & j’exciterai mieux mes compagnons, par mon sang & par mon„ exemple, que par mon commandement & par mes ordres.” U alloitpartir en effet, mais les Officiers qui étoient près de lui le retinrent enLesDac de j u j re p r éfentant , que da perte d’un tel Général étoit celle de T Armée,obsède à queJoinde servir Philippe, c’étoit nuire à ses intérêts, que de s’exposerdamier le ainsi à une mort certaine. Il fallut donc donner le .signal de la retraite:signal de la elle ne se fit pas fans désordre & fans perte.; le foin qu’on,prit d’en*reti ai te, ] ever j es blessés, f ut f a[a [ à ceux qui s'acquitterent d’un si noble emploi.
Parmi tous ceux qui périrent dans cette journée , aucun officier ne laiflàdans le cœur du Duc de Parme des regrets plus.profonds queFabio,sonparent & son ami.
Les assiégés avoient creusé un ravelin (r) double & profond, qu’ilsappelloient le bouclier de la porte de Bolduc ; ils pou voient s’y retirerLos Esta’ en sûreté Ioríqii’ils étoient accablés, & en sortir fans être apperçus pourparent e su renouvelles le combat. Les Espagnols parvinrent enfin à s’emparer deravelin de cet important ouvrage & à le combler: un bastion qui étoit auprès futfa portede emporté; trois mines jouèrent avec succès. Camille ÎVlanelîi monta,Bolduc. f ur une breche & arbora le premier l’étendart de Philippe fur la mu-raille.
Les assiégés avoient perdu plus de .1000 hommes dans cette attaque.Ils avoient tremblé pour les jours de leur Génie tutélaire. Sebastienavoit été frappé au bras d’un coup de mousquet. La garnison réduite Si
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CO Strada Dec. Lib. III.