OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. VIII. ZZ
400 hommes, avoir perdu sept de fes plus braves Capitaines. Le Chef Hijl. 6-1des mineurs avoir été tué, & fiHustre Amazone qui ccnduisoit les fem- “"/L,Hies aux mêmes travaux, avoit eu le meme íort. Les soldats fe rendirent —.
en tumulte chez le Gouverneur pour l’engager à livrer, une place qu’onr,e pouvoir plus défendre. Mais les bourgeois armés les menacèrent de La Gar-les faire périr comme des traîtres , s’ils oioient parler encore de capi- ■«'/«« detulation. Sebastien annonça comme prochain un secours qu il .attendo.it Amande 'du Prince d’Orange. Cet espoir & les menaces des habitans ranimèrent q U ' on gu .le courage des soldats: on travailla avec plus d’ardeur h réparer les vreiespor*breches ; on acheva la demi-lune intérieure que l'on avoir commencédu côté de la porte de Bruxelles; on avoit même élevé un autre rem- ^part derriere celui-ci. Le Duc de Parme avoit été informé de tous geois s'yces détails, par un déserteur , qui désespérant du salut de la ville avoit opposent.songé au sien. 11 étoit impossible de ruiner cette demi - lune, le dernierespoir des assiégés , fans établir du canon fur la muraille de la ville:mais un foffé large & profond de quarante coudées s opposoit à 1 exé-cution de cette entreprise. On ne pouvoit y construire un pont, quesous le feu des ennemis. Le Général Espagnol, dont 1 audace croifíòitavec le péril, osa lui - même travailler à cette machine ; un charpentier& un soldat furent tués à ses côtés. Barlemont plus prudent & qui se Espa-mettoit à couvert, fut renversé d’un coup de mousquet, & le téméraireDuc de Parme ne reçue aucune atteinte. Enfin le pont ouvrit aux. un pi™suraílàillans un palïïige que le feu des assiégés rendoit toujours dangereux, u fossé.
La demi-lune fut attaquée & défendue avec une égale ardeur. Seba-stien frappé d’un éclat de pierre, fut emporté du milieu de la mêlée, à•la vue des bourgeois & même des Espagnols, à qui ce spectacle inspiraune nouvelle confiance. Le carnage fut affreux: la demi-lune fut Le Duc dedétruite , & il ne resta plus aux habitans d’autre ressource que leur Parme en •dernier rempart. Le Duc de farine ne pouvoit refuser son estime à f S lx unlin peuple si bijive. 11 voyoit quels services on devoir en attendre, si hérautjamais on pouvoit les engager dans le parti du Roi : il lui fembloit pour leshorrible d’abandonner tant d’héroïnes, de vieillards & d’enfans, à la presser defureur du soldat., avide de sang, de butin & de vengeance. II leur envoya J g e r S e ”f g r p %un héraut pour les presser de fe rendre; mais ils le chassèrent avec mépris & ) ig „ stravaillèrent à de nouveaux' rctranchemens. rejettées.
Sur ces entrefaites le Duc de Parme fut attaqué d’une maladie ; les Le Ductravaux des affiégeans fe rallentircnt, leur ardeur parut s’éteindre & ce t e gm ^ rT [ !e mqui paraît moins croyable, c’est que les assiégés fe repoferent au ífi,
Voyant touc tranquille dans le camp. Le Duc de Parme étojt indigné Négligencede l’inaction de son armée ; un soldat qui avoit eu là hardiesse d’entrer des ajfîégés.Pm- une breche mal réparée , lui rapporta qu’il avoit vu les postes^andonnés ou mal gardés, les soldats endormis ou dispersés, les rondesson "r irt N uemcs - Le Général Espagnol assembla ses officiers autour detíe tra' ^ leur à que. r.instant de la victoire étoit arrivé, qu’après tantf-riie a ^. aux ^ de périls, la sécurité des assiégés leur ossroit enfín unerrécieux° nq c ê ' te ' • CjU,]1 nc Lalloic pas laisser échapper un moment siF Tome 'XLls^ ' CÌ ^Emblcnt l’armée ; on court aux armes, on monte