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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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n6 HISTOIRE DE HOLLANDE

Sect. IX. d’un parti puissant dans cette ville, mais la faction Espagnole école hplusfor-Hijt. de te> Verdugo y étoit déja arrivé avec un corps de troupes assez redouta-H °84-1S93- bl e ' mais les portes lui en furent fermées; c'étoit un privilège que les15 4 ~ 5 habitans s’étoient réservés, en fe soumettant au Roi d’Elpagne, celui dePrivilège fe défendre eux-mêmes & de ne pas recevoir de garnison étrangère.des habi- Maurice craignit lui-même de forcer cette ville, à admettre les Efpa-Grcnineue. Moss dans ses murs, & de s’ôter ainsi toute espérance de la recouvrer.

4 ' D'ailleurs on annonçoit l’arrivée prochaine du Duc de Parme, & Ver-dugo avoit fait construire dans les fauxbourgs, des forts qui menaçoientà la fois les assiégés & les aífiégeans. Maurice prit donc le parti dela retraite ; il alla fe dédommager par la conquête de quelques forte-resses , de l’inutile séjour qu’il avoit fait devant Groningue, Ces fortsétoient situés aux environs de cette ville , & commandoient les chemins;ainsi leur réduction ramenois naturellement Maurice à cette place, s’il trouvoitun moment favorable pour s’en emparer.

Si le Duc de Parme n’étoit pas venu lui-même au secours de Gro-ningue , ce n’étoit pas qu’il fùt indifférent au fort de cette place , ouqu’il craignît de mesurer lès forces avec celles du Prince Maurice.Mais les soldats des deux partis avoient tellement ruiné les chemins-,que cette marche n’eut fait que fatiguer son armée inutilement. 11 ferendit aux instances de la ville de Nimegue, qu’il lui importoit de s’as-furer par fa présence ; mais pour ne pas laisser fes soldats dans unindigne repos , il les envoya assiéger le château de Knotsembourg,Le jeune Octave, Comte de Mansfeldt, y périt , & emporta dans laMort du tombe les regrets de l’armée, & l’eslime des Généraux. Gérard deseime 0&a' Jonge défendoit le château, avec autant de vigilance que d’intrépidi-V M d lfeldt té » opposant la ruse à la ruse & l’audace à l’audace. Un signal quetyanj ^ j» on a pp er ç U c & qui annonçoit l’arrivée des- Confédérés, redoublal’ardeur de la garnison. Un vaisseau entra à la faveur des ténèbres,fans être apperçu des Espagnols ; il apportoit des vivres , des soldats& i’eípoir d’ure prompte délivrance. Le Prince Maurice plaça l’élitede son armée en embuscade dans un bois. Un corps de cavalerie •fut détaché pour attirer i’ennemi au combat. Aussitôt dix compagnies deLes Italiens cavalerie Italienne, parmi lesquelles on voyoit flotter la cornette blanchej 0 nt nwfj'a- du Duc de Parme , lé précipitent imprudemment fur les agresseurs.cris dans _ Ceux-ci jouent la crainte, & fe retirent ; on les poursuit jusqu’au bois.une emlu'r ^sors toute la cavalerie Confédérée sort de son embuscade , enveloppeta e ' les Italiens, & en fait un horrible carnage. On épargna ceux qui ren-dirent les armes. Le plus illustre des prisonniers faits en cette occasionétoit Pierre François Nicelli , Capitaine des gardes du Duc de Parme.

Due de Ues Cornettes & les autres marques de la victoire demeurèrent entre lesPâme fort mains des Hollandois. Le siégé fut levé. Le Duc de Parme lui-mêmede Ni k e- se préparoit à sortir de Nimegue. On alloit voir un vieux Général, tantS ue: indu de fois vainqueur , fuir devant un jeune Héros, en qui la prudence a-^HabitanT* v0 ' c Avancé les années. Les habitans de Nimegue étoient indignés dea in ’ ' cette retraite. Les uns cherchoient à le retenir par des prières , les aur