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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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Sect. IX.Hist. deHollande.1-584-1593.

124 HISTOIRE D E HOLLANDE

ont donné les éloges qu’on doit aux grands Capitaines ; justice que lés-écrivains Espagnols n’ont pas rendu au Prince Maurice. Au reste, fi lesaffaires de Philippe dans les. Pays-bas se détériorèrent, pendant les der-nieres années de la vie d’Alexandre Farnese , leur décadence fut bienplus rapide après fa mort. On ne manquoit point de Généraux capable»de critiquer fa conduite & d’indiquer ses fautes; mais on n’en, trouva pasun qui fut digne de le remplacer..

SECTION X.

Histoire de la République des Provinces - unies , depuis la mort -du Duc de Parme jusqu'au Traité de Westphalie , ou depuis159Z ju/qu'en 164.8-

Tv e Duc de Parme en partant pour la France,avoit remis lé gouverne*ment des Provinces Espagnoles, à Pierre Erneste de Mansfeldt, malgré sonrextrême vieil leste. II étoit octogénaire & peu capable d’agir; mais commeil avoit conservé toute la force de son ame & toute l’étendue de fesconnoistànces, Philippe confirma le choix d’Alexandre, en attendant -l’arrivée de l’Archiduc Erneste d’Autriche , à qui il destinoit cette importanteplace. Cependant il lui donna pour Conseillers , le Comte de Fùentes, &Dom Estevan d’ibarra: en-même tems, pour attacher de plus en plus les -S^. Catholiques à fes intérêts, il donna lé gouvernement de Flandres, airDuc d’Arfchot, celui de Hainault, au Prince de Chimai son fils; leComte du Berg ou d’Heremberg, eut celui de la Gueldre,& Varrabon celuide l’Artois. Barlaimont commanda dans le Comté de Namur; enfin il fitplusieurs autres promotions, & entre autres Charles de Mansfeldt, futélevé au rang d’Amiral. Le Conseil de Guerre étoit tout composé d’Efpa*gnols, 1 administration des Finances lui - étoit confiée. Philippe exigeoitqu’on y mît plus d’éoonomie : il considéroit que Charles V. avec moins-de dépenses avoit entretenu de plus grandes Armées: on lui perfuadoit quetout For qui avoit été dissipé dansles Páys-bas, auroit.fuffi pour conquérirles Provinces- unies & la France.

Le Comte de Fuentes proposa dans-le Conseil une opinion conformeh son caractère farouche & cruel: (i) il vouloir qu’on défendît sousdes peines rigoureuses aux Provinces Espagnoles de se racheter du pil-lage par. des contributions, lorsque l’ennemi feroic des courses fur leursterres. „ Ce n’est point (disoit-il) par leur courage, ni par leur ri-„ cheílè, ni par aucune ressource qui leur soit propre , que les rebeh„ les ont soutenu une si longue guerre : ils ne sont redevables dir

succès de leur résistance, qu’à la lâcheté des sujets du Roi, qui leur;

(4) Grotius Hist, Lib. III.