SecT. X.
Hist■ deHollande.1593' ■fy?.
Doulìe dé-putationvers lesEtats gé-néraux.
Paix antrele ComteJe Frise
$ fo»
Peuple.
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comme avec la constitution de I’Etac. „ Voyez, leur disoient- ils, les*,, Hollandois,,les Zéiandois, les Frisons Occidentaux: ces peuples étoient.
opprimés par des tyrans, ennemis, de leur culte &.de, leur liberté. lis,,, ont fçu' les repousser hors de leurs frontières. Unissons - nous à - ces„ hommes généreux, qui ne saisissent qu’une même» nation avec nos ancé*>„ tres, à rapprenons à les imiter." Edsard crut assennir le joug, eu le.rendant plus pesant. 11 augmenta les impôts, donna des-entraves au commerce rcréa de nouveaux Magistrats, mit une garnison dans la citadelle. Cedernier coup d’état acheva d’irriter le peuple: il prit les armes, se saisie,de l’artillerie, la tourna contre son Prince, s’empara de son palais,se rendiomaître de tous- les postes, proclama des Capitaines, dépouilla des Magi-,strats de leurs charges & en nomma de nouveaux.
La famine-contraignit biemôt la . garnison de la citadelle à Pabandonner-Aucun des deux partis ne fe. croyant assez fort pour résilier à Pautre fans-un secours étranger, chacun d’eux envoya des- députés aux Confédérés-;»,mais ceux du Prince, ne faifoient que de. vaines-déclamations contre l'inso-lence de la- multitude, dont ils exagéraient les torts, & dissimulaient ceux-de leur maître. . Les autres alléguoient des-raisons plus capables de faire»impression fur des esprits républicains» Notre sort est pareil au vôtredisoient-ils;, on a tyrannisé nos consciences, Des mains profanes ont»„ voulu renverser nos autels. Edsard s’est lassé de regner par les.loix, il„.,a voulu regner par îcs armes: il s'ert efforcé de détruire le commerce,
„ qui fait notre splendeur, comme il.fait la vôtre. Enfin toute sa conduite,prouve qa’il aspire au. pouvoir, absolu , contre- lequel vous vous êtes,„ armés avec tant de succès. Si notre fortune est pareille, nos intérêts,sont communs, car si Edsard triomphe, vous vous ressentirez . de nos.-disgrâces.- 11 recherche l’amitié du Pape & ..celle de Philippe. Vous.„ fçavez que ce Prince désiré depuis longtemps, d’avoir dans ces contrées„ un port & un fleuve, d’oìF.ses flottes puissent ruiner votre commerce-„ L’Ems est.de toutes les rivières, la plus favorable, à.ce dessein, & celui„.d'Edfard est d’y admettre le pavillon Espagnol &de livrer le port d’Ernb-*,.den h Philippe. , Nous avons une connoissance certaine.de leur intelli-gçnce, & vous voyez qu’il est de. votre propre intérêt, autant que dunôtre, de secourir un peuple, qui n’en devroit faire qu’un avec vous.”Les Confédérés exhortèrent les deux partis à la paix. Cependant ils en-,voyerent des troupes à Embden, & à l’afpect de leurs armes, Edsard con-,sentit à..les prendre.pour .arbitres. La paix fur conclue aux conditions fui- -Vantes...
Le premier article dii traité 1 conçernoit la Religion, & v cela étoit d’autnnc-plus juste, que la Religion avoic été la premiere cause de la guerre. Ouy statuoic que chaque secte jouirait du libre, exercice de son culte, queles mêmes cérémonies, qui. avoient été ci r devant exercées dans la ville,continueraient de l’être , & que le,Prince dont le pprci écoic le moinsnombreux ^choisirait hors de la ville, un lieu propre pour .y. observer la litur-gie prescrite par la Confession d’Augsbourg. Qu’on ne pourrait, fousprétexte de Religion, tenir des assemblées où l’on s’occuperoit d’intérêtspinçaient.civils ou politiques, & que le Sénat nommerait un Commissaire,