14 » HISTOIRE N L HOLLANDE
Sr.cT. t. força de lever le siégé. Máís fi ceux- ci iàuverestt' cette ville de la fureurfíist. de Espagnole, ils ne purent la garantir des flammes qûi ! la ; consumèrent. Verdugo™°rr> an< K% ne survécut pas longtemps k fa défaite. 11 écoit brave, entreprenant,5 o-i 4 - f]^ e ] e , désintéressé, & modeste, quoiqu’Espagnol. Le Comte de FuentesMort de crut réparer cette perte par son activité; il se mit en campagne, s’emparaVerdugo. du Châtelet & marcha vers Ham. Gomeron, Gouverneur de cette place,a vol t promis de la livrer aux Espagnols, pour une somme éûorme, qu’ilPerfidie du eut été difficile de payer. Le-Comte de Fuences, qui avoit tou;ours recoursComte de a ux expédiens les plus sûrs, fans examiner s’ils étoient les plus honnêtes,Fue/ites. p ro p 0 fa une entrevue à Gomeron. Celui-ci s ? y rendit avec .confiance,accompagné de ses deux freres ; on les arrêta & les chargea de fers. La merede Gomeron & d’Orvilliers son parent, .étoient restés dans la citadelle deHam. Le Comte de .Fuentes leur fit dire, que s’ils ne lui remettoient cetteforteresse, ces trois prisonniers payeroicnt ce refus de leurs têtes. Lá merede Gomeron aimoic mieux livrer la place & renoncer à l’espoir de lásomme promise, que de Voir couler le sang de ses enfans. D’Ofvilliers,qui étoit mohf$ sensible, appella les François à son secours; eeux-ci s’élan*cérent de la citadelle dans la ville, & mafiàcrerent une partie des Espagnols, qui la gardoient. Le reste fut fait prisonnier & la vie de ces étages futpendant quelque temps la sûreté de celle des trois autres. Mais par lánégligence ou par la perfidie de leurs gardes, ils brisèrent leurs fers, & leComte de Fuentes se trouva encore 1 maître des jours de Gomeron. II ramenajusqu’au -pied des murailles.; un bourreau tendit le fer levé fur fa tête.tLe malheureux Gouverneur appelloic & fa mere & d’Orvilliers & iinploroicleur pitié. Mais d’Orvilliers lui répondit, qu’il n’avoit plus qu’une foibleautorité dans la place & que les François s’en étoient rendus maîtres.Le bourreau lui porta le -coup mortel aux yeux de la ville & deFarmée.
Après cet aflàílìnat qui les couvroit d’opprobre, les Espagnols marchè-rent vers Dourlens, où ils commirent un meurtre non moins infâme.Nouvelle L’Amiral de Villars, étant venu au secours de la place, fut enveloppéperfidie. & rendit les armes. Les Espagnols l’égorgerent, en traitant de trahison
son retour vers son légitime Souverain. D’autres François qui a voientembrassé le parti de Henri IV, eurent le même fort. La citadelle & laville de Dourlens furent emportés d’aslàut ; -le même jour tout -.y futpaíïë au fil de l’épée. Les uns périrent en combattant vaillamment, lesautres en implorant envain la pitié des farouches vainqueurs. Cette mal-heureuse ville fut le tombeau de presque tous ses habitans. Un nouveaumalheur pour les Confédérés fut la mort du Comte Philippe de Nassau ,qui fut surpris & tué dans une embuscade. Mais de leur côté les Espa-gnols perdirent Mondragon , qui depuis l’origine de cette guerre lesfervoit avec tant de succès & de fidélité.
Siégé de Le Comte de Fuentes entreprit enfin le siégé dé Cambrai, prójetté■Cambrai, depuis fi longtemps. Le joug François & le joug' Espagnol étoient éga-lement odieux à cette ville ; mais elle crût devoir préférer le maître léplus puilîànt , pour ne pas s’exposer à fa vengeance. Elle se rendit a-pfès une foible résistance. Ees François en furent chassés : jufqu’à cette