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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES* Liv; XXXIÏIÍ Sec t. X. 143.

époque les Princes Autrichiens n’avQienç. été que Protecteurs de Cambrai. Hlfl. deIls en devinrent poíleílèurs alors > & pn prêta à Philippe le serment de Hollande,fidélité que recevoir auparavant-^ P Archevêque. Il se plaignit envain de *593- 1648.cette innovation* On pe daigna pas P écouter. La Maison d’Autriche "

toujours soutenue par la .Cour de Rome, est la seule qui ait pu impu-nément enfreindre les privilèges des Prélats. i\u moment où cette villese rendit , Henri IV partoit pour-la secourir; il accusa les Confédérésde savoir abandonnée. Ceux - ci s’excuserent, & pour donner plus de

poids à leurs raisons envolèrent ay Roi de l’argçnt, des vivres & destroupes. Qyoiqu’Ëlisabeth eût secouru- Henri I V dans des occasions im-portantes , cependant elle ne vit pas fans .inquiétude la liaison des Con-fédérés avec çe Prince, devenir plus étroite & presqu’indiffoluble. Ellea volt aimé Henri IV malheureux, este le haiffoic vainqueur & surtoutCatholique. Elle fit un crime aux 'Provinces - Unies de lui avoir donnédes secours, Jorsqu’ellesr mêmes avoipnt besoin de ceux de PAngleterre.

Eajfin son reflentimetK la porta h demander; avant le terme prescrit, lasomme qui lui étoit dûe. Mais les corsaires Espagnols ayant fait des -couríés & même des descentes fur ses côtes, elle sentit le besoin qu'elleavoit de la République pour les repousser & devint moins exigeante en-

vers eux.

Un nouveau Gouverneur s.’avançoit vers-la Belgique. Ç’étoit Albert,frere d’Erneíle, Archiduc & Cardinal ; il réforma la plupart des abus red’Ernefede l’ancienne administration, dépouilla de leurs charges tous les Magistrats d' Autrichecoupables de négligence ou de. concussion , rétablit la discipline militai - est fait Gou.re, & ce qui n’étoit pas moins important, il étoit muni .d’une sommeconsidérable pour payer les troupes & prévenir leurs séditions, (i) H Unies.amenoit avec lui Philippe-Guillaume, frere de Maurice, qui depuis tant Iíamene -d années portoit des fers en Espagne , & qui avoit changé ■ de Religion avec iui !epour obtenir quelqu’adoucHsement à sa captivité. L’Archiduc sondoit sur r ff nest illustre Stage, sespoir .de traiter avantageusement avec Maurice, &de sattirer à son parti. Les Confédérés lui écrivirent pour l’engager às’unir à eux , ou du moins à ne pas conjurer avec l’Espagne contresédisice de la liberté publique , dont son pere avoit posé les fondement& que son frere Maurice achevoit avec tant de succès ; celui-ci' & lasœur lui envoyerent de Purgent , & 'l’exhorterent à être fidèle à sa patrie.

Mais ses réponses furent équivoques -, parce qu’il redoucoir les tyrans,dont il pQHoit l ; es chaînes.- Cependant l’Archiduc. ouvrit la campagne ,

& la fortune favorisa ses premières armes. II s’empara d’abórd de Calais Calais ft&d’Ardres, malgré les efforts que fit Henri IV pour secourir ces places; r f nd àpuis traversant au milieu dés troupes Hollandoises peu vigilantes dans la 1 -drekiduc,garde des postes, il pénétra jusqu’à Hulst, dont il s’empara à la vue deMau--àe, après un siégé long & mémorable.

Quelque fâcheuse que fût cette perte- pour les Confédérés, -ils ne per- 3 'dirent rien de leur fermeté, & refusèrent de traiter avec les Espagnols, -pqr l’entremise de l’Empereuc. ■ On reçut bientôt la nouvelle d’un événa-

(1) Grotius Hiíh Liv. y;' . -- > -

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