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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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H4 H I S T O I R E ' D E *11 0-L L A N D E

Sf.cT. X. ment qui accrut les espérances des Confédérés & répandit la consternationHi-st. de dans le camp de TArchidûc. Une flotte Angloife s’étoit mise en mer,f° us l a conduite du Comte d’Eiïèx & de l’Amiral Howart. Vingt-quatre- vaistèaux des Confédérés s’y étoient joints. Jean de -Duvenvoorde -ds

•Warmondt commandoit cette escadre auxiliaire. Toute cette armée di-•rigea sa marche vers Cadix. !

La plus grande partie des forces navales de-TEspagne fe trouvoit alors'dans ces parages. Le fort déplorable dela dlotte Invincible, n’avoitpointdégoûté les Espagnols de ces énormes vaistèaux, qui manœuvrent mal,■marchent lentement,.& ne trouvent d’asyle que dans des.ports très pro-Défaite de fonds. De Vere les attaqua avec des vaisseaux légers & les força de léla flotte -retirer dans une baie, où TartiHerie des Anglois & des -Confédérés lesr. foudroya. Le feu prit en rnéme-temps à un navire Hollandois, qui allafe jetter-au milieu des ennemis, & leur communiqua l’incendie. La plu-part des galbons furent brûlés ou brisés : il y en eut peu qui trouverencleur salut dans la fuite. Les vainqueurs descendirent dans l’isle de Cadix,& Ce rendirent maîtres de la ville, ôn vouloir la racheter du pillage,ainsi que les vaisseaux qui étoient dans le port, moyennant une somme-de six cens mille florins. Le Comte d’Esièx y confentoit. Mais le Ducde Médina-Sidonia qui commandoit fur la côte voisine , refuíà de sou-Tcrire-à ce Traité , parce que,j difoit-il , une pareille - somme entreles mains des Généraux , -leur- leroit plus utile - que toutes les richesièsde la ville abandonnées aux prodigues soldats. -Une raison fi foible tutla cause -de la destruction entiere de -Cadix & -des vaisseaux qui étoient-Cadix li- dans son port. Les Anglois & les Confédérés, chargés de dépouilles,vré aux partirent enfin , ne laistànc dans cette iste malheureuse, qu’un monceau/ avimeu cendre, & quelques débris flotcans le long du rivage, (i) Mais

les

ft) Peu de personnes de marque pérîretìt dans -cette Expédition. “Parmi-les prin-cipaux Officiers, il n’y eut que Jean Wingfeld, qui fut tué. G’étoit lui qui avoit li..vré Gertrudemberg au Duc de Parme , & fa perte ne dut pas être fort sensible auxConfédérés. Celle du corsaire Ftabot., un des plus braves marins de ce temps,,excita plus de regrets. La conduite courageuse des Hollandois leur attira les éloges des.Généraux Anglois, ;& la Reine crut devoir donner une marque publique de fa recan-noislance à f Amiral des -Provinces-Unies. .Elle chargea son A-mbaffadeur à ,1a Haye deremettre à ; Jean,-de Duvenvoorde íadettre suivante:

Monsieur, „ Le rapport que nous ont Fait nos- Généraux, de ce qui s’étoit,, passé dans TExpédition entreprise contre les côtes d’Espagne & dont le succès,, a été si heureux , nous a causé d’autant plus de joye , que nous avons ap-„ pris que . la victoire que nous avons remportée fur nos . ennemis est dûe à„ votre valeur, à votre bonne conduite, & à celle de -nos antres • bons amis

qui ont combattu fous ves ordres. La sagesse que -vous avez montré en certe„ occasion , vous a acquis des droits fur l’estime de-toute la Nation Angloife, &,, de toute l’Europe. -,Tout cela a tellement, rempli notre ccçur de joye, que nous„ avons cru devoir vous en témoigner notre reconnoiffance & le désir que nous,» avons de reconnoître le service important que' vcrtis nous avez rendu. N'en„ ayant d’autre occasion -présentement .que celle de vous donner une marque,, publique de notre affection par une de nos lettres, nous savons saisie avec„ empressement. Vous verrez au motus par-14 en queiie estime vous, étés auprès