i 4 6 HISTOIRE DE HOLLANDE
Suer. X.Hist. deHollande.1593-1648.
Le Roi rieDanne-marck re-fuse ef en-trer dansla ligue.
lustre Maison de Naflàu, qui avoir rendu de st imporcans services à laRépublique. II renonça, en faveur des Confédérés qui fe trouveroientdans fes Etats, aux droits de déshérence & d’aubaine. Ce Traité futsigné le dernier Octobre, & les Etats célébrèrent par des fêtes pompeusescet heureux événement (t).
Les Confédérés, qui cherchoient à fe fortifier de tous côtés par depuissantes Alliances , envoyèrent une Ambaflâde au Roi de Dannemarck,pour l’engager h entrer dans la ligue contre PEfpagne ; mais ce Princeredoutoit plus le ressentiment de la Maison d’Autriche, qu’il n’eípéroitde secours de la France , de l’Angleterre & des Confédérés ; loind’époufer leur querelle, il ne renouvella qu’en faveur de la feule villed’Amsterdam le Traité par lequel la liberté du paíïàge du Sund étoitassurée.
•Cependant TAmbasiade fut renvoyée comblée d’honneurs & de pré-sens. Celle de Philippe ne fut pas aussi bien reçue. On le foupçonnoitd’avoir voulu s’emparer des forts qui gardent ce passage fréquenté partoutes les Nations. Si ce projet avoit été réellement agité dans leConseil Espagnol , le jeune Christiern IV , en refusant d’entrer dans laligue, montroit beaucoup de foiblesiè, & méricoit les reproches de íàNation , comme ceux des Confédérés ; car le passage du Sund faitune partie des richesles de la couronne , & les droits de péage qu on yléve , suppléent à des impôts qu’il faudroit mettre fur le peuple Da-
nois.
, r . s fa Cependant Biron étoit entré dans TA r t ois à la tête d’un corps considé*mron dans table de cavalerie : il avoit taillé en pieces les troupes de Varambon &,Artois. savoir, pris lui-même. L’Artois & la Flandre avoient été le théâtre desfureurs de ce guerrier , qui n’avoit rien d’eltimable que fa bravoure &son expérience : ses soldats' auísi féroces que lui, s’étoient livrés à detels excès, que les vieillards ne fe fouvenoient point d’avoir vu de pa^reils ravages, ordonnés même par Philippe. Un succès plus glorieuxpour Biron , fut la défaite du Prince de Chimai. Enfin les Françoisdemeurèrent maîtres de la campagne, & les Espagnols fe trouvèrent res-serrés pour ainsi dire, entre deux feux. Leur situation étoit d’autantplusembarrasiànte , que Philippe n’ayant pas rempli les riches proméfiés qu’ilavoit faites à l’Archiduc, & le payement de la solde étant suspendu, lestroupes Allemandes fe révoltèrent, & s’emparérent de Hérentals. LesEspagnols s’avancérent pour les réduire & les châtier, mais.ils furent repoussésavec perte.
Le Roi d’Efpagne n’avoit point encore renoncé au chimérique projetde réduire l’Angleterre, d’y établir la Religion Catholique & deplacer la fille sur le Trône. II équipa une nouvelle flotte, qui futaussi malheureuse que la premiere. Elle se perdit dans des bancs de
CO Les Hollandois firent frapper en mémoire de ce Traité trois Médaillés, dont onpeut voir la description dans l’histoire métallique des Provinces - Unies. Foyez Ex-plication historique des principales Médaillés , frappées pour servir à s hist. de»Pays-Bas. page 58,