Sect. X.Hist. deHollande.1593 - 1648 .
Aveux fi?défensed'Olden -harncvelt.
tÓ 2 HISTOIRE DE HOLLANDE
Nefloris examen tardum est , longumque Jubernal ;
Liipen ad offenfum substitit icla nape.
Séria liligeri juvat inâignatio Régis ,
Et facit hoc aliquid motus in urbe tua.
Spernitur interpres facer hic , gradivus amatur ;
Et ter quinquè duces ,. st numerentur , erunt.
! Hac rétro quosdam sua vertere litmina cogunt;
Si qua sides diiìis j a m cito finis erit .
Talia legati tìccloridtim refponfa tulere« Qtios pronos causa scito favere tua ,
Conventum patrìa kox nostra Batavia cernet(htindecimum dederis tu mndo , Jane , dìem ;
Tune de jfudicibus certum est disponere vestris .
On avoir replié la page, qui contenoit ces vers , de maniéré que la vue àprisonnier se portât d’abord sur cet endroit. Cependant cet artifice fut encoredécouvert par la mal - adresiè d’Hogerbeets.
Les troubles continuoient : dans un Synode national, on s’accusaréciproquement des malheurs de la patrie , de la discorde qui regnoit v& même de deux Comètes qui avoient paru successivement & qui avoiencrépandu la terreur. On créa la Compagnie des Indes Occidentales , àl’érection de laquelle d’Oldenbarnevelt s’étoit opposéi Philippe - Guillau-me mourut vers le même temps, & comme il ne laisiòit point de posté-rité , Maurice hérita de ses grands biens & de la Principauté d'Orange,dont il n’avoit point encore la propriété. Cependant on poursuivoit avecchaleur le procès des prisonniers. Voici tour ce que l’on íçut de la dé-fense d’Oldenbarnevelt. ,, II confeíïbit avoir reçu du Koi de France,„ un présent de vingt mille florins, en conséquence d’une promeflè qui„ lui en avoit été faite en 1598 ; qu’il avoit aussi reçu des présens de,, quelques personnes pour des services qu’il leur avoit rendus ; qu’il estl„ avoit refusé qui lui avoient été offerts par d’autres ; qu’il n’avoit ja-„ mais rien reçu des Espagnols ; qu’à cet égard les mains de ses amis„ croient aussi pures que les siennes : quant h ce qu’Aersens & Berk„ avoient déclaré touchant quelques paroles indiscrètes qu’ils prétendoient„ lui être échappées, il y avoit plus de douze ans, il ne croyoit pas-„ que l’on pût s’en servir à sa charge ; si ses accusateurs avoient cru„ que ces discours puíîènt nuire au bien de l’Etat , pourquoi avoient-„ ils attendu douze années pour les dénoncer, II soutenoit qu’il n’avoit„ traité ni avec le Duc de Sully , ni avec aucun autre Ministre Fran-„ çois , pour assurer au Roi de France la Souveraineté des Pays-Bas.,» 11 avouoit , qu’il avoit craint que le Prince Maurice n’eût lui-même
„ des vues tendantes au pouvoir absolu , ou du moins à une autorité
„ contraire aux principes de la constitution Républicaine ; qu’il avoit„ craint, que l’on ne voulût changer le Gouvernement, en y exci-
„ tant des troubles. II avoit dit franchement au Prince , qu’il couroic