170 HISTOIRE DE HOLLANDE
Sect. X. menaces da Prince & les discours da Ministre franc ois. La Compagnie,,Hist. de après s’être emparée de Fernanbouc, avoir étendu ses conquêtes leHollande. i otl g c j cs Côtes da Bréstl. L’ifle de Curaçao peu considérable par son.1593-1 4 ' étendue, mais importante par fa position, étoit en son pouvoir. On avoirConquêtes enlevé aux Portugais des forteresses, fur lesquelles ils fondoient à la fois &Mariti- leur richesse & leur sûreté. Jean Maurice de Nasiàu, nommé GouverneurAnn 1637 à ces Colonies , en avoit détaché une flotte , qui avoit arboré sor lesnn ‘ ‘‘ Côtes de Guinée, le Pavillon des Provinces, & avoit chassé les ennemisdu fort Saint George del Mina. Ces succès répandirent la joie & l’abon*dan ce dans toutes les Provinces, surtout en Hollande. Mais on y eutbientôt un nouveau chagrin , celui de voir décerner à Frédéric - Henri lestitres d’Altefle & de premier membre du corps politique. Les Hollan-dois redoutoient cette Maison , dont l'eíprit fembloit plus Monarchiqueque Républicain.
Ann. 1638. On vit arriver cette année (1638) une Reine veuve d’un des plusMédicis* S ranc ^ s hommes qui aient honoré le trône; bannie par son fils, soibledandies j eLine homme, esclave de l’ambiiion & de toutes les passions de son Mi*Pays bas. nistre ; persécutée par un ingrat dont la fortune étoit son ouvrage 4errante de contrées en contrées, ne trouvant partout qu’une pitié stérile& d’invincibles obstacles, que íbn ennemi, autrefois íà créature, fçavoitsemer fur fa route : c’étoit Marie de Médicis. Après avoir vainementréclamé la médiation des Etats auprès de son filselle fe vit réduite à 1aderniere extrémité où une Reine de France puisse fe trouver, celle dedemander un asyle aux Anglois, qui le lui refusèrent. Ce peuple com»Aan, 163p. mencoit h devenir jaloux de ses Alliés. Les Amiraux Tromp & de Witte,par la défaite de la flotte Espagnole près des Dunes, avoient prouvé auxAnglois qu ils n’étoient pas les seuls maîtres de la mer. Un autre chagrinpour l’Eípagne fut le titre de Hauts & Puissans Seigneurs, & de HautesPuissances, accordé aux Etats Généraux ; & le rang qu’on donna h leursAmbaíïàdeurs.
Ann. 1640. Cette année les armes de Frédéric-Henri n’étoient pas favorisées par lafortune. II tenta envain le siégé de Bruges, & ne pût même entreprendrecelui de Hulst. Mais s’il faisoic peu pour fa patrie,. il faifoit beaucouppour lui-même & pour fa famille. II avoit réuni en fa personne les Stad-liouderats de Groningue & de Drente , vacans par la mort du ComteHenri-Casimir ; & son fils Guillaume, épousa Marie, fille de Charles IRoi d’Angleterre..
Aun. 1641. La conquête de Gennep fût la feule, par laquelle il rendit quelque lustreGennep ^ fes armes depuis longtemps malheureuses. Les Confédérés ne triorn-\^Frédéric - phoient que dans les Indes. Ils avoient enlevé aux Portugais Malacca &Henri. ' Colombo. Cependant on voyoic éclater en Angleterre cette célébré guerreAnn. 1542. civile qui fe termina par une sanglante catastrophe, capable d’épouvan-ter tous les Souverains qui gouvernent des peuples libres. Dans lesProvinces-Unies on voyoit ces troubles avec des yeux différens. Frédéric-ílenri & fes partisans favorifoient Charles I & lui envoyoient des secoursd’argent. Mais- quelques Etats particuliers, qui fentoient par leur propre