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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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354 'HISTOIRE DE II O L L A N D 1 E

Sf.ct. XII. une flotte encore plus formidable que celles qui avoient été jusquesHist • de zlors employées au même objet , munie de troupes qui dévoient faire1667”6cV descente. Jacques comptoir fur un parti considérable (jt). 11 est à

l _ 7 ' >7 ' présumer que Louis & Jacques ne connoiílòient que ces moyens & qu’ils

ignoraient la trame odieuse que les partisans du Roi» détrôné avoient.ourdie à Londres. A la tête des conspirateurs étoient le Comte d'Ayles-bury , le Lord Montgommery & quelques autres personnes. Le Ducde Berwick , fils naturel de Jacques , passe secrètement en Angleterrey excitoit le zele des Catholiques & leur annonçoit une descente pro-chaine. Jacques partit pour Calais, n’attendant avec fa flotte que lesignal du départ ; mais un Officier Catholique Irlandois révéla qu’onen vouloir aux jours de Guillaume ; ce Prince instruit de tout parPortland , envoya l'Amiral Rustèl fur les côtes de France, & le projetde la descente fut déconcerté. Guillaume informa le Parlement de laconjuration. Les deux Chambres formerent une association en fa faveur& s’engagerent h venger tout attentat contre fa personne ; il s’obligeade son côté à défendre les Loix , la Religion & la Liberté du Ro-yaume, au péril de Tes jours, contre quiconque entreprendroit de les atta-quer. La Chambre des Communes déclara incapables d'emplois publics& de séance, tous ceux qui n’entreroient pas dans cette association (2).11 fut avéré par les dépositions des conjurés, qu’une troupe de cinquanteou soixante assassins devoit attendre le Roi sur le chemin de Richemond,lorsqu’il iroit à la chaste. On ignore íì leur dessein étoit de l'enleverpour le livrer à son beau-pere, ou de le faire périr ; quoiqu il en soit,,tous les conjurés dont on put se saisir, périrent dans les supplices»Cette proscription s’étendit fur plusieurs Jacobites qui n’avoient pastrempé dans ce complot. Ruflèl, Berkley & le Vice-Amiral Ailmer,partirent des Dunes , le 5 de Mars avec la flotte, forte de quatre-vingts vaisseaux de. guerre ; ils Rapprochèrent de Calais, où ilsjetterent quatre cens bombes ; dix ou douze vaisseaux de transport

furent brûlés, deux cens maisons & une église renversées : la nouvelle

de la découverte de la conjuration obligea le Roi Jacques de sc retirer àDunkerque (z).

Outres Les Alliés résolus de venger Guillaume, envoyerent le Comte d’Athlonebombarde- investir Dînant, & Coehorn faire le siégé de Givet, où les François

««s, avoient leurs magasins ; une grêle de bombes & de boulets rouges

y mit le feu , des troupes y entrerent la torche à la main & livrè-rent aux flammes, tous les magasins , les casernes & un grand nom-bre de maisons. Peu de temps après une flotte se présenta encoredevant Calais , & y jetta quantité de bombes, qui ne firent pas ungrand dommage. La ville de St. Martin , dans Fisse de Rhé »

CO Hist- des Provinces - Unies T. IIÏ.

Ça) Elémens de l'Hist. d’Angleterre, Tome III. Abrégé de l’Hist. de la Hollande,ttbi supra.

( 3 ) Continuât, de Mezeray T. VIII.