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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XII. 355

fut aufli bombardée & presque détruite. Olonne souffrit beaucoup, g e•ainsi que Belle- ifle (1). - Hollande.

Les plus grands événemens de cette campagne se paflèrent sur mer. 1667-1697.•Le Marquis de Nesmond , Chef-d’escadre , se rendit maître à la hau • p xpédi . *teur du Cap de Finisterre , de huit vaisieaux richement chargés allant fions furd’Ostende à Cadix. A six lieues du Vlie , Jean Bart, avec une escadre mer.de huit vaisieaux de guerre &, de quelques armateurs, rencontra la flottede Hollande, composée de deux cens vaisieaux marchands escortés decinq frégates. Bart les attaqua , vint à sabordage du Commandant,prit quatre frégates & trente vaisieaux marchands ; mais bientôt après ilrencontra douze vaisseaux de guerre Hollandais, qui convoyoient une flotteallant au Nord: ne pouvant pas éviter que fa prise ne tombât entre les mainsdes ennemis, il y mit le feu (2).

En Flandres la guerre fut stérile en événemens. L’épuiscment où se■trouvoit la France , ne permettoit pas à Louis de bazarder de grandesentreprises. Le Maréchal de Bousiers avoit ordre de ne rien risquer,il se contentait d’observer Tannée des Alliés, commandée par Guillau-me , qui cherchait l’occasion d’en venir à une bataille ; maisles François Téviterent, & tout fe paslà en marches & en contre-marches (3),

La mort de la Reine douairière d’Espagne , Marie-Anne d’Autriche, jj^ úrtarrivée le 27 d’Avril , fit craindre à FEmpereur quelque changement la Reinecontraire à ses intérêts; mais la maladie du Roi d’Espagne Charles II, Espagne.son fils , causa des inquiétudes d’un autre genre à Louis XIV. Lesvues qu’il avoit , lui faisaient craindre fa mort, avant la fin de laguerre. Cette crainte & la situation de son Royaume lui firent desirer Démarchesla paix, après laquelle les Alliés soupiraient. Il avoit engagé quel- pour laques conférences secrettes h Gand , avec les Etat* Généraux. II avoit P aix%eu deux objets ; l’un de donner des soupçons aux Alliés pour lesengager à négocier sérieusement ; l’autre de jetter en avant des pro-positions fans fe compromettre.

Asin de persuader qu’il désirait sincèrement la paix , il fit offrir par p 0 utique deCalieres, son Agent secret, de reconnaître Guillaume & d’abandonner Louis XIKle Roi Jacques ; mais ses autres propositions n’ayant pas été accep-tées , il s’attacha à désunir les Alliés. Comme la. guerre d’Italie étaitla plus onéreuse pour lui , il travailla à attirer dans Ion parti le Ducde Savoye : il lui fit faire des offres par le Comte de fessé; ellesfurent acceptées & une trêve de six semaines fut conclue. Les Alliésfurent alarmés ; ils firent des efforts pour retenir le Duc : mais lacertitude de rentrer dans fes Etats , le don de plusieurs millions &l’assurance du mariage de fa fille avec Je Duc de Bourgogne, l’empor-terent. II y eut enfin un Traité de ligue offensive & défensive entre

(1) Le Pere Daniel, Abrégé du liegne de Louis XIV. Abrégé de l'ÍIist. de teHollande, Tome III.

(2) Contin. de Mezeray, T. VIII. Abrégé Chron. du Pr. Renault,

(Z) Le Pere Daniel, Abrégé du Régné dé Louis XIV,

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