S7 o HISTOIRE.DE HOLLANDE
Sect.XIII. Provinces seroient fans Stadhouder. Cependant, pour adoucir cette réfo-flist- âs lution, on arrêta que, dès que le Prince auroit atteint sa vingtième année,^169" jus- H entreroit dans les fonctions de fa charge de Général d’ínsanterie & q u'ilqu c s à nos en percevroit les émolumens. La Province d’Overyffèl arrcta de ne plusjours. le donner de Stadhouder: elle vouloit engager les autres à Limiter.& à>
. ~ supprimer entierement le Stadhouderat , attendu que cette dignité n’avoitde Nasal été introduite que fous les Comtes, pour les suppléer pendant leur ab-exclus du fonce, ou en cas de mort, & que s’il n’avoit pas été aboli après la paixConseil de Munster, c’étoit à cause du grand crédit du Prince d’Orange; mais qued Etat. j a République voulant conserver la liberté qui lui étoit rendue, cette char.%rde°Gro. £ e devenoit absolument inutile. Cette affaire fut mise en délibérationvingue & mais il. n’y eut rien de décidé, & ce Prince entra, l'année suivante, endes Omme - jouisiance du Stadhouderat de Groningue & des Omrnelandes & épousa lalandes. Princesiè Louife Marie de Heffè-Castel (1).
Ann. i;ap. Cependant les Anglois avoient conquis la Sardaigne & Port Mabon àl’Empereur, qui avoir forcé le Pape h reconnoître Charles, son frere ,,Roi d’Efpagne. La France étoit ruinée & dans l’humiliation. L’hiverqui fut terrible, mit le comble h fa misère; alors Louis XIV, qui avoirt/onUZii- jetté en avant propositions de paix, la demanda aux Hollandois;.
sere de la ils la mirent à un si haut prix, ils sirent au Président Rouillé & à M. de
France. Torcy, que le Roi leur avoir successivement envoyés à la Haye, des pro-
positions si insultantes, que le Roi aima mieux continuer la guerre (2). Ilsvouloient que ce Monarque obligeât fou petit-fils à descendre du trône,,qu’il employât même la force des armes pour l’y contraindre & que H-lecteur de Bavière & celui de Cologne son frere , demandasiènt grâce.Fierté de pjeinsius , Grand-pensionnaire , qui prétendoit avoir à fe plaindre de la.Uetnfms. CoHr de p rance , f e vengeoit fur le généreux Torcy, qui, quoique Mi-nistre de la guerre, s’expofoit aux plus grands dangers pour fléchir cetteaine hautaine. Eugene & Marlborough confentoient, non à la paix, maisConditions à une trêve , à condition que Louis XIV fe joinstroit aux Alliés pour dé-
infuitantes tr ô ner f on petit-fils, & que pour sûreté il céderoit aux Hollandois dix.
’p a * 1 Louis villes dans la Flandres, qu’il rendroit Strasbourg, Brifac, & renonceroicXiF. à la Souveraineté de l’Alface. Louis rejetta ces conditions indignes. Villarscommandoit l’Armée de Flandres,_ inférieure à celle des ennemis: Tournais’étoit rendu aux Alliés. Marlborough & le Prince Eugene paílèrent l’Ef-caut pour assiéger Mons: Villars marche au secours, & la France perditBataille encore la bataille de Malplaquet. La victoire fut longtems disputée: lesde Maipla- François fe battirent avec acharnement. Malheureusement Villars futW et - blessé ; alors la victoire fe déclara pour les Alliés. Les Hollandois quicombattoient h la gauche, furent fort maltraités , malgré le bonheur con-stant du Comte de Tilly & la valeur du Prince d’Orange. Le Maréchalde Bousiers qui commandoit fous Villars, fie une retraite brillante, secondédu Prince de Tingri; il emporta plusieurs drapeaux aux ennemis. II avoit
(r) Abrégé de l’Hîst. de la Hollande & des Prov. Unies. Ilist. du Stadhouderat-(2) Mém. & Négociations' de M. de Torcy.