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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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458 HISTOIRE' DE HOLLANDE

Sbít. XîII. „ Majesté Prussienne, . comme un. attentat par voye de fait, cet attentaiHist. de „ devoit être réparé, avant que Sa Majesté Impériale & Catholique pûtHollande, ^ entrer là-deílûs en aUcune négociation avec le Roi de Pruíle; maislues à nos ,, qu’il falloit que le Roi de Prude remît premierement la chose en sonjours. ,, entier, en faisant ceiïèr la levée des susdits droits fur la Meuse, & que— " "" », par rapport à cette négociation c’étok une. condition fine quâ non.”

Que ìk-dessus L. H. P. ont bien passé leurs offices d’un côté, pour, s’ilétoit possible, persuader le Roi de Pruílè de se désister de la levée dessusdits droits, & après cela de convenir là dessus à-1'amiable, & de l’autrecôté pour porter Sa Majesté Impériale & Catholique de ífe départir decerte condition (tne quâ non , unis que L. B. P. ont jusqu’ici eu lemalheur d’y travailler en vain; l’assaire ayant resté-là, sans qu’elle ait pûêtre terminée; ce qui cause une perte irréparable pour le Commerce surla Meule , & un très‘grand & sensible dommage à la République &.à sss bons sujets.

Que rien ne fera plus agréable à L. H. P. que de voir encore auplutôt la fin de ce différend encre Sa Majesté Impériale & Catholique &Sa Majesté Prussienne, & qu’on les trouvera toujours prêtes d’y contri-buer & de coopérer autant qu’il dépendra d’Elles. Mais que L. H. P. àcause des circonstances susmendonnées, à présent ont tant plus de-raisonde se tenir ponctuellement & précisément au Traité de la Barrière, fansse départir le moins da monde du droit qu’elles ont acquis par-là; queledit Traité, ainsi qu’il a été remarqué Ci-deíïus, ayant été conclu feule*ment entre Sa Majesté Impériale & Catholique & L. H. P. Elles nepeuvent fur aucun fondement s’adreíïèr autre part qu’à Sa Majesté Im-,périale & Catholique pour l’accomplilièment & l’exécution de ce qui aété promis & stipulé par ledit Traité; & que L. H. P. doivent s’enremettre à Sadite Majesté Impériale si, & de quelle maniéré Elle pourrasatisfaire le Roi de Prusse, par rapport à une prétention qui tire fa sourced’un Traité & d’une cession entre Sa Majesté Impériale: & ledit Roi,,auquel Traité L. II. P. n’ont aucune part, & lequel par conséquent nétouche pas à L. H. P.

Que fur ce fondement il íeroit néceíîàire de faire représenter le con-tenu de cet article à Sa Majesté Impériale de la même maniéré qu’il lestpar rapport au premier point, concernant la séparation des Limites euFlandres.

En quatrième lieu, qu’il est stipulé par le même article 18. que dansle payement des dettes & des Charges faites^ & constituées fur la Généra-lité du Haut Quartier de Gueldres, l’Etat concourera pour, fa quoteparc,selon la proportion contenue dans la Matricule dè touc le haut quartier,à quoi l’Ëtat a toujours été prêt & .Test encore; c’est pourquoi il asouvent insisté que l’on fît là - liquidation & le partage des rentes & desimpositions affectées fur les revenus ou Onraads Penningen, ainsi nom-més , dudicHaut' quartier', &à cette fin le Recéveur vau AfLrden., aucQrìsé par le Conseil d’Etat, a été envoyé plusieurs sois à Roermonde,potír finir cette affaire avec les Commissaires autorisés semblablement dela pari de Majesté impériale ; & ledit Receveur est encore actuelle-