Sccrr. XIII.Hist. deHollande.1697, î us ~ques à nosjours.
Ann. 1726.
Guerre deF Angleter-re & del'Espagne.
Ann. 1727.
Négocia-
tions.
Ami. 1728.
Mortalité.
472 HISTOIRE DE HOLLANDE
don sur les Etats l’un de l'autre. Philippe accorda aux négocians Au-trichiens', les mêmes avantages qu’avoient les autres négocians étrangers,11 assura la garantie de la Compagnie d’Ostende, & promit k l’Empereurun subside- annuel de quatre millions de piastres.
Le Roi d’Angleterre, qui craignoit pour ses Etats d’Hanovre; le Roide Prusiè & le Régent conclurent un Traité, (1) qui fut signé à Hano-vre & auquel les Etats Généraux accédèrent (2). George I. eut biende la peine à le faire approuver par les Anglois. La Nation, par l’acted’établisiement s’étoit interdit toute guerre , pour la défense des Etatsque le Roi pofledoit en Allemagne; mais ses partisans persuadèrent si bienau peuple , que l’union de l’Empire & de l’Espagne avoit pour objetla conquête de Gibraltar & de Port Mahon, le rétablissement du Prétendant,la destruction de la Religion Protestante & la ruine de l’Etac, qu’onsouscrivit au Traité d’Hanovre & qu’on promit au Roi de le soutenir,soit au dedans, soit au dehors de l’Angleterre.
La guerre fut déclarée. Les Anglois mirent à la voile trois escadres:l’une bloqua les ports de Russie, la seconde croisa sur les côtes d’Eí-pagne, la troisième devoit enlever les galbons Espagnols dans les IndesOccidentales. Cette derniere eut un mauvais succès; mais l’Espagnevoyant que tous les ports de fa domination étoient bloqués, défenditPennée des siens aux vaistèaux des Provinces-Unies. La République sicauíîì ses préparatifs & résolut d’augmenter ses troupes de terre & de mer.Les Espagnols formerent le siège de Gibraltar & échouèrent. Malgréces étincelles d’un incendie qui sembloit menacer l’Ëurope, les Puiflan-ces belligérantes agiíîoient lisiblement. Les cours de Vienne & de Ver-sailles s’occupoient des moyens de rétablir la paix. La France offritfa médiation, elle fut acceptée. Le Cardinal de Fleury qui pensoit sa-gement que la guerre n’est bonne à rien, présenta un projet de paci-fication, qui le fit regarder par les Hollandois, dont il avoit ménagé lesintérêts, comme le génie le plus vaste & l’ame ia plus généreuse &la plus noble. On convint des préliminaires. Us portoient que les hos-tilités ceflèroient d’abord; que la Compagnie d’Ostende seroit suspendue,pour sept ans, & qu’il seroit tenu un Congrès à Aix-la-Chapelle, où tousles différends seroient terminés : mais h la priere du Cardinal, le Congrèsqui eut été trop éloigné pour lui, à Aix-la-Chapelle, s’ouvrit à Soiíîonsdans le mois de Juin. Les difficultés que les Plénipotentiaires élevèrent,firent languir les négociations, & tout ce qu’on put venir à bout deconclure, fut de transférer les conférences à Seville (z).
Dans cet intervalle les Provinces Unies avoient été affligées de fièvresputrides: ce fléau s’étoit surtout fait sentir dans la Province de Hollande.Pendant l’été & l’automne on enterroit à Amsterdam de six à sept cens mortspar semaine. Cette maladie avoit emporté le 17 Juin 1727, le ConseillerPensionnaire Hoombeck, à l’áge de 71 ans, il fut remplacé par Simonvan Slingeland, Trésorier Général.
Le
CO Roussel, T. II. p- 189.
(2; lt)id. T- III. p 166
<Z) Ibid. T. III. p. 41s. & suiv, item T. IV. p. 30. & suiv.