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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Ssc t. XIII. 473

Le Prince d’Orange- & de Nassau, âgé de 18 ans accomplis, fut re* u,st. deconnu & installé Stadhouder de Groningue , des Oman.landes & de Hollande.Gueldres. 11 fixa fa résidence à Leuwarden, en Frise. l ^ 9 ?■, j>‘f-

Le premier effet de l’Edit pour prévenir la corruption des membres & n °‘

officiers du Souverain, fut la punition févere de trois Clercs ou Commis 1 -——.

au Greffe des Etats Généraux, d’un Avocat & de deux autres Officiers. Ann. 1729.Ces six personnes furent convaincues d’avoir entretenu des correspondances P unitionsécrétés avec les Ministres étrangers , qui payoient largement leur pré- e f e sEdïtvarication & de leur avoir fait part des résolutions ues Etats. Leur cor- contre lareípondance impliquoit indirectement le Prince de Nassau (1). Le jugement corruption..des coupables portoit que le bourreau feroit paíïèr son coutelas fur la têtede deux Clercs, que l’autre feroit attaché à une potence, avec un écri-teau, fur lequel feroit écrit, parjure. On raya l'Avocat du tableau,

& tous les quatre furent bannis à perpétuité. Les deux fugitifs furentcondamnés à la même peine.

Les Etats s’occupoient à réparer les maux que les guerres précédentes& les calamités publiques avoient faits au commerce. Ils négocièrent au-près de l’Impératice de Russie, Elisabeth, un traité de commerce & unnouveau tarif des droits; mais il n’y eut rien de conclu fur ces objets. Onrenouvella pour trente ans, l'octroi fur la Compagnie des Indes Occiden-tales, qui étoic prêt d’expirer ; mais la traite des Negres fut libre & permiseà tous les sujets de la République, moyennant quelques redevances, quiindemnifoient la Compagnie du préjudice que lui caufoic cette liberté.

La Cour de Rome venoit de mettre au rang des Saints, le Pape Ana. 1730.Hildébrand, connu fous le nom de Grégoire Vil, Pontife dont le zéléindiscret abusant de la religion pour soutenir les prétentions injustes dusacerdoce, avoir plusieurs fois excommunié l’Ëmpereur Henri ÍV, quidéfendoit les droits sacrés de la Royauté. Dans Poffice du nouveau Saint,

Rome le giorissoit d’avoir déclaré l’Empereur déchu du trône, & d’avoirdégagé les sujets de la fidélité qu’ils avoient jurée à leur Souverain.

Un tel saint ne pouvoit gueres espérer d’avoir des autels dans la République: Défenseaussi les Etats de Hollande défendirent ils, fous les peines les plus féveres, aux aux Catho -Prêtres Catholiques de faire l’office de Grégoire. La France & l’Aìle- f^e/ 0 §cemagne avoient fait les mêmes défenses & censuré le Rituel. Les Etats j^st. Gré.Généraux afférent plus loin; ils exigerent une déclaration de tous les Pré- goire.tres Catholiques, par laquelle ils protesteraient de leur soumission • &obéissance, & condamneraient toute doctrine.qui enseigne directementou indirectement,'que le Pape ou toute autre Puissance Ecclésiastique a ledroit de rompre les liens qui attachent les sujets à leur Souverain légitime,

CO L’un d’eux avoït écrit dans les Cours étrangères, que cinq Provinces, malgréles représentations de la Hollande ct de la Zélande, avoient arrêté de laisser subsister ledroit au Marquisat de Veere & de Fleíïïngue, jusques à la majorité du Prince de Nassau.

Ce fait dtoit non feulement faux, mais il «nnonçoit une mauvaise intention de la partde l’écrivain , parcçque toutes les fois que les Etats de Zélande avoient déclaré leStadhouderat supprimé dans leur Province , ils avoient aulli aboli les droits prétenduspar le Prince d’Orange au Marquisat de Veere & de Flessingue, ainsi que le titre depremier Noble de la Province. Ces droits & ce titre lui furent formellement rendus»lors du rétablissement du Stadhouderat.

Tome XLIV , Ooo