474 HISTOIRE DE HOLLANDE
Sect. XIII. pour quelque muse, ou fous quelque prétexte que ce soit. Les Etatsl-lift. de Généraux exclurent des fonctions de leur ministère, & défendirent l’entrée1607” jus- à leurs Provinces aux Prêtres qui ne seroient pas nés sujets de la RL-tjueìà nos publique, aux Moines surtout & aux Jésuites.
jours. II parut preíqu’en même tems, un édit sévere contre la Pédérastie,
U édit con cr ' me détestable, & que jusques alors les Hollandais avaient eu en uneu-e lettré - h° rreur 6 grande, que les juges avoient toujours soustrait à la connoiffànceires Catho- du public , les procédures & la punition des coupables ; mais la cor-liques ruption les avoit tellement multipliés, qu’on exécuta un très grand nombre‘ ^Autre^ tout état & de tout âge. Celui des fugitifs & des bannis ne fat pisidiílon- moins considérable: ce qui donna lieu à la suppreísion de la loi injuste qui,ire la Pé- par ia confiscation des biens des condamnés h des peines capitales,déraflie. àndoit aux enfans la punition des crimes de leurs pores. Les Etatsde^acln- à Hollande abolirent pour toujours cette jurisprudence barbare, & dé*fisc ‘tion clarcrent qu’à i’amn'r, pour aucun crime, même pour celui de Leze-Ma-des biens jesté, la confiscation n’auroic lieu (î).
des con - ^ Ces Etats Généraux craignant que les troupes de la République neperdiííènc dans les loisirs de la paix, l’habitude des combats, & que leurAnn/1732. courage ne s'amollît par î'inaction, se proposèrent de les remettre enhaleine , & de les exercer dans toutes les parties de l'art militaire : ilsordonnèrent un camp de paix près de Breda. Ce camp eut lieu fan*née suivante; on y fit toute sorte dévolutions & de manœuvres.
Perfécu • Les disputes idéologiques au sujet du Jansénisme , agitoient les Catho-
tîon contre liques tolérés dans les Provinces-Unies. On y pariait de la nomination^iíhs’pré' â'mi Vicaire Apostolique. Ces disputes excitèrent le zele de quelquesl‘uc&ar- Piàuts. Ils crûrent à l’anathcme, ils s’éleverent fans ménagement dans. r£i»e. leurs sermons contre la molleslè du gouvernement , qui en même temsréprima la ferveur indiscrète des ministres de la religion dominante , &arrêta les progrès de la guerre plus ridicule que dangereuse , des Jansé-nistes & des iVIolinistes (2).
Les contestations qui duroient depuis la mort de Guillaume III, ausujet de différens objets de fa succession, entre le Roi de Prusse & lePrince d’Orange , furent enfin terminées (3) ; mais il s’éleva une autrequerelle entre les Etats de Zélande & le Prince de Nassau. Les Etatsdéclarèrent qu’en vertu de leur souveraineté & du pouvoir incontestablequ'ils en avoient, ils affranchiíloient dès à présent & pour toujours , defait &-de droit , les villes de Veere & de Flessingue de toute dépen-dance féodale, voulant & ordonnant que déformais elles fussent regardéescomme villes libres du Comté de Zélande. Les Etats Généraux étoientpriés de ne point comprendre ces deux villes dans la succession de Guil-/Ifaire de laume, mais d’offrir aux héritiers pour les indemniser, cent mille Riche»Veere & âalers de la part de la Zélande. Le Prince fit ses protestations. II neí'iejjifigue, comestoit point aux Etats la puissance souveraine ; mais il soutenoic
(1) Abrégé de l’Histoire de la Hollande, T. IV.
(2) Histoire générale des Provinces-Unies, T. VIII.
Ù) Voyez Recueil de Rousiet, T. VIII. p. 404. & suiv.