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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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CU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. 475

qu’ils ne pouvoient en faire usage que dans des circonstances urgentes, & lust. d« ;nullement pour attaquer les propriétés. Les Etats répondoient qu’il n’y Hollande,avoic rien de plus preilànt pour une République , que la crainte fondée I<5 97 >/«/*de perdre fa liberté; que ce cas existoìt, puisque si le Prince d’Orange jours! K

é toi t investi du fief de ces deux villes, il pourroit abuser de Paucorité -,

que cette propriété féodale lui donneroit. Le Prince se rejetta fur le Protesta-peu de fondement de cette crainte; mais comme entre Je Prince lesEtats il n’y avoit point de juge, le fief fut aboli, & les Etats ont joui á'O rave.-du titre & des droits du Marquisat de Veere & de Flessingue jusques Ann. 1733.en 1747, époque de la révolution qui rétablit le Prince d’Orange danstous les droits acquis par le testament de Guillaume III.

Dans le tems de ces querelles, quelques Provinces s’apperçurent heu- v erz ron .reniement d’un aanger caché qui les menaçoit d’une submersion totale ; geurs desc’étoit une eipece de vers (1), armés d’une tarriere, qui s’étoient atta-chés aux pilotis des digues ; ils y avoient déja fait des dégâts considéra-bles. Le gouvernement ordonna des prières publiques & proposa des. ré-compenses à ceux qui donncroient le meilleur moyen de prévenir les fui-tes de ce fléau: on en indiqua plusieurs, mais on préféra ceux de PierreStraat- & de Pierre van der Deure. -• On enleva jusques k une certaineprofondeur l’algue qui bordoit le pied de la levée de terre. On soutintla levée par une paliílàde très forte, affermie dans l’algue, de maniéréqu’une nouvelle algue pût remplir les vuides formés au pied de la di-gue. On établit au devant de la paliílàde , un ouvrage de maçonnerieen talus , dont le pied pofoit fur le fond même de la mer , formé degros cailloux & d’éclats de rocher, servant également à mettre les pilo-tis à l’abri des vers, & à défendre la digue contre la fureur des vagues,dont l’tffort est rompu par la pente du talus. Cet ouvrage a rendu lesdigues plus fortes qu’elks ne l’avoient jamais été (2).

George L étoit mort à Osnabrug d’une apoplexie, le 22 Juin 1727. Mort deGeorge 1 £ son successeur , s’intéreflòit vivement k l’élévation du Prince George Ld’Orange, à qui il avoiit destiné Anne fa fille aînée; mais le moment n’é-toit pas favorable. Ce qui venoit de fe passer en Zélande, au sujet duMarquisat de Veere; les secours refusés à PEmpereur, la promeílè de laNeutralité au sujet des affaires de Pologne, un nouveau traité de barrièreconclu entre la France & les Etats Généraux, étoient des circonstancesqui rendoient inutile la bonne volonté de George en faveur du Prince Mar-'aged’Orange. II ne lui en donna pas moins fa fille ; le Prince l’époufa le du P *í C e25 Mars k Londres. Le Roi en notifiant ce mariage aux Etats Géné- lie Najfuu.raux, leur écrivit „ qu’en unissant la maison de Nassau k la sienne , il à. 1734.„ n’avoit fait que suivre l’exemple de í'es prédécesseurs, jaloux d’assurer n„ les anciennes Alliances de l’Angleterre avec la République ; qu’iridé- aux Etats.„ pendaniment du désir de voir augmenter la confiance & i’amitié des„ Provinces-Unies, d’autres motifs l’avoient engagé k favoriser cette union;

„ le maintien de la religion protestante & la sûreté de la succession au

(1) Massuet, Recherches fur !s vers à tuyau.

(2) Voyez ce qu’on a dû des digues ,au commencement de cette histoire.

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