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HISTOIRE DE HOLLANDE
Sect.XIII. Capitaine & Amiral Général de toutes les forces de FUnion (i). AinsiHist- de fut rétabli le Stadhouderat, aboli depuis quarante-cinq ans. „ On fait,Ifcllande.^ ^ dit Voltaire, que touc Prince veut être absolu fit que toute Républiquequ L'à nos « ost ingrate. Les Provinces-Unies qui dévoient à la maison de Nassau lapurs. „ plus grande puissance où jamais un petit Etat soit parvenu, purent ra-
--— „ renient établir un juste milieu entre ce qu’ils dévoient au sang de
^Généraux ” k ur Libérateur fit ce qu’ils dévoient à leur Liberté (2)le rétablis ■ Le Prince fut installé & prit séance dans tous les Colleges supérieurssent. fous le nom de Guillaume IV. Dans le discours qui fut prononcé à cetteoccasion l’orateur, ami du Prince, exalta les avantages qui ne pouvoient^ïu'stad- 0 ” wanquer de résulter du rétablissement de Fancienne forme du Gouverne-htMíler. ment, & ces avantages étoient une satyre indirecte, mais sanglante, del’admi-nistration qui compostait les Etats. Le Roi de France y fut traité de voisinambitieux & perfide, dont le joug alloit être brisé; flatterie basse & mal-adroite, qui pouvait Ester des désegrémens au Scadhouder même, de lapart de ce Monarque.
Rétabli Cependant la Zélande remit le Prince d’Grange -en possession du Mar-dans le quisat de Veerefit de Flessingue, dont le titre & les prérogatives de premier^“'veere* ^oble de Zélande avoient été anéantis. Les Etats de Hollande lui don-% dTpies- nerent la dignité de Grand Forestier, lui remirent la disposition de tousjìngue. les Emplois militaires, lis déclarèrent qu’il n’y auroit d’incompatibilitéde la députation aux assmblées des Etats Provinciaux avec le serviceimmédiat.du Prince. Les Etats Généraux allerent encore plus loin, ilsChargés £? déclarèrent le Prince, Stadhouder & Capitaine Général du pays d’Outre-honneurs Meuse, & lui conférèrent le droit d’aceorder des lettres de grâce fied’abolition dans la jurií’diction du Conseil de Brabant & dans la ville &territoire de Maestricht: résolutions bien différentes de celles qui avoientété prises depuis la mort de Guillaume III, & surtout en 1708; mais l’Ati-gleterre fit les partisans de la maison de Naflàu avoient prévalu.
Ce voisin ambitieux, dont le joug devoit être bientôt brisé, conrinuoicses conquêtes fur les terres de la République. Les François s’empare-rent au mois de Mai, de la Flandre Hollandoilé. Le Maréchal de Saxe,vainqueur à Lawfeldt, força le Duc de Cumberland de se retirer versMaestricht. Le Prince de Waldeck, qui commandoit dans cette bataille lestroupes de la République, se rendit à Bois-le-Duc, se démit de fa chargetrès mécontent fit se retira en Allemagne. Le Comte de LowendaJ,vainqueur d’Ostende fit d’une partie du Brabant, alla mettre le siégé devantBerg-op Zoom, place qu’on regardoit comme inexpugnable par fa si-tuation , par ses fortifications fit par ce qu’elle étoit fans cesse raffraîchie,fe e ae Fans que les aísiégeans puisent Fempêcher. Le Comte de Lowendal la pritl Lowend«l? cependant, après soixante-cinq jours de tranchée. (3) Le pillage dura toucle jour fit une partie de la nuit. On accusa le vieux Général Croonsiromqui y commandait, de négligence dans la défense de cette ville. II se
jus-
1) Histoire du Stadhouderat. Abrégé de l’Histoire de la Hollande.
2 ) Précis du Siécle de Louis XV. Ch. XXIII.
00 Voyez le détail de ce Siégé incroyable dans le Précis du Siécle de Louis XV,
Ch. XXVI, & le Journal du Siégé de Berg-op-Zoom.
accordés auStadhou-der.
Suite dessuccès desFrançois.
Frise deBerg- 0 p.Zoom parle Comte de
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