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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Secr. XIII. 489

'justifia, & le conseil de guerre qui, pour l’honneur de la garnison, fs/f, detut bien»voulu le trouver coupable , se contenta de ne point prononcer, Hollande,rnaigré les instances de l’accufé. l< >97 >J«s-

Cette prise excita dans les Provinces & surtout en Hollande & en Zélarr- J^rs. ***•de des séditions parmi le peuple: les plaintes se renouvelèrent contre ———plusieurs membres du gouvernement, qui furent forcés de se retirer. Les SéditionsProrestans accu soient les Catholiques & les insultoient, uniquement parcequ’ils étoienc de la même religion que l’ennemi. On pilla, on ravagea **leurs maisons; quelques-unes furent détruites, parce qu’on suppofoit queles propriétaires avoient fait des vœux pour les succès de la France, &par conséquent pour le malheur de la patrie. Peut-être quelque Ca-tholique indiscret avoit-il en effet témoigné quelque joie des triomphesde ia France; mais il eíl plus vraisemblable que la fermentation à la-quelle le rétabliflèment du Stadhouderat avoic donné lieu, étoit la causede ces émeutes. Le Prince & les Etats de Hollande publièrent des Editsséveres qui les íirent cesser pour un teœs. On ordonna un dénombrementdans les Provinces, de tous ceux qui éioient en état de porteries armes,asm de s’en servir en cas de besoin pour la défense de la patrie. Onfit exercer dans les villes & les campagnes tous les habitans au manî-ment des armes. On décida qu’on créeroit cent sSmpagnies bourgeoises,destinées à appaiser & à prévenir les séditions dans les villes. On enforma quelques-unes qui, au lieu de remplir leur destination, excitoientle peuple à se soulever, & l’on fut obligé de les licentier; mais cequi ne paroîtra point extraordinaire k ceux qui ont lu l’histoire des em-pires avec quelque attention, ces fiers Républicains qui s’étoient si forte-ment opposés au rétablissement du Stadhouderat, qui avoient tout refuséau Prince d’Orange, ailoient au devant de ses vœux. Le Stadhouderat & Stadhoude-les charges de Capitaine & Amiral Général de toutes les Provinces-Unies, ri f ô 5furent déclarés héréditaires dans la ligne masculine & féminine du Princed’Orange. On lui offrit dans la plupart des grandes villes la maîtrise des hérédïtai -postes, dont les revenus appartenoient aux Bourguemaîtres ou aux princi- r es.paux magistrats: il est vrai que le Prince ne Taecepta que pour en dispofer eu saveur de la Province; mais comme les Bourguemaîtres d'Amsterdam /ifairesavoient eux-mêmes fait directement à 4 a ville le sacrifice de cet emploi, à Postes.qui alloit à près de deux cens mille florins par an, les partisans du Princed’Orange prétendirent que la maîtrise des postes étant un droit du Sou-verain, ne devoit pas appartenir aux villes (r). Amsterdam justifia parun diplomé de Guillaume VI, de 1407, que ce Prince avoic déclaréque les emplois & offices auxquels la ville nommoic alors, resteroient àfa disposition. Amsterdam & la Haye forent maintenues. Alors la Bourgeoisiede Rotterdam, dont l’exeraple fut suivi dans quelques autres villes ï voyant Requête fi»qu’on ne répondoic point à une premiere requête , par laquelle elle •

avoit demandé la vénalité des charges & la cession des postes au profit troublllde PEtat, en présenta une seconde beaucoup plus séditieuse, par laquelle A ilotter-on demandoic, que sans aucun délai la vénalité fut accordée , & que les àr.

O) Abrégé de l’Histoire de Hollande & des Provinces - Uniçs. -

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