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HISTOIRE DE HOLLANDE
sect. xrir.
HHÌ. deHollande,Ï697 » Jus-que s L »tfîjeurs.
A Amster-dam.
Successiondu Stad-houderatdans laligne mas-euline Aféminine dela maisonde Nassau.
grandes charges de ]a Province fussent déclarées héréditaires en faveurdes descendans mâles & femelles du Prince d'Orange. Les magistrats crai-gnant un soulèvement accordèrent tout j mais en ayant informé le Prince,ìl annulla par une déclaration contraire, la déclaration extorquée parviolence à la Régence de Rotterdam , désapprouvant la vénalité desemplois, promettant de réformer les abus qui s’écoient glissés dans leurdistribution & menaçant des punitions les plus féveres quiconque íe mê-leroit des affaires du Gouvernement, & troubleroic les délibérations desMagistrats. Cetce déclaration calma le plus grand nombre ; mais les-plus séditieux s’exhalerent en reproches d’ingratitude contre le Prince, qu’ilsavoient, difoient-ils, élevé au Stadhouderat malgré les Etats; ils arra-chèrent leurs cocardes, quelques-uns les foulèrent aux pieds; mais com-me ils étoient les moins forts, leurs fureurs n’curent point de suites (i).r Quelques bourgeois d’Amsterdam, fous le nom de bons Patriotes, ayant,à ieur tête Daniel Raap , marchand de porcelaine , demandèrent haute-ment que les grandes charges sussent déclarées héréditaires dans la branchedu Stadhonder; que les emplois fufient vendus publiquement au profitde l’Etac; que les Capitaines des compagnies bourgeoises fussent pris descorps des bourgeois & non dans la magistrature, & qu’on rendît aux corpsdes métiers leurs ancieus privilèges. Raap se donna beaucoup de mouve-rnens pour faire signer fa requête. íl obtint quelques signatures. Oneut recours aux affiches. La populace s’aísemble & fe précipite dans l’hôtelde ville; les Bourguemaîtres en étoient abfens & tout fut ravagé. On ar-bore aux fenêtres un ruban couleur d’Orange au bout d’un houffoir. Lescompagnies bourgeoises, quoiqu’avec bien de la peine , parvinrent à dis-siper ces mutins. Mais comme ces émeutes fe renouveìioient dans toas-tes les villes, on remédia pour faussaire le peuple, aux ab us qui s’étpientglisiës dans la distribution des emplois , fans recourir à la vénalité. Laville d’Amsterdam ne voulut jamais céder le revenu des postes, que feu-lement au profit de la ville ; mais elle consentit à tout le reste, & mêmeà la succession héréditaire masculine & féminine,,de toutes les dignités de laRépublique. Ainsi fut consommée cette révolution , qui contraignit lesEtats à redonner à la Hollande (pour nous servir de leurs propres termes) unChef éminent’, il est incontestable, que f Angleterre, la Noblesse & le Peupleforcerenc les Etats dy consentir, pour ne pas s’expoíêr avec leurs famillesà de plus grands maux. On peut voir leurs motifs dans leur résolution : (*)
(i) Abrégé de l’Histoire de Hollande & des Provinces-Unies. Histoire du Scadhou-áerat par f Abbé Rayual.
(*) Résolution des eta.ts se hollande et de westfrisk, du 1 6Novembre 1747 , concernant le Stadhouderat Héréditaire de cette Pro-vince dans l’illustre Maison iì’ûríNge & de NASSAU.
Leurs nobles et grandes puissances ayant délibéré sur la propositionfaite ie 7 Octobre dernier, par les Seigneurs du corps des Nobles, pour déférer fur lepied y mentionné, à S. A. S, Mgr. le Prince d’Orange & de Nassau, ainsi qu’à sesdescendans mâles & femelles, procréés d’un légitime mariage, le Stadhouderat hérédi-taire & les charges de Capitaine & Amiral Général de cette Province, comme auíïï celle4 e Capitaine & Amiral Général des Provinces-Unies; lesdits Seigneurs du corps des