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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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4§»r HÍSTOi RE DE ÍI O L L A N DE

Sect.XIII. tnandoit la Cour <se Ruíïïe , pour les trente-sept mille hommes qu’elseHist. de avoir promis d’envoyer au Roi d’Angieterre. Les Provinces-Unies quiHollande.^ yenoient de conclure un Traité d’AUiance avec l’Impératrice Reine, de-^tm’ànos mandèrent aux villes un don gratuit pour payer leur part des subsides rjours. & fans fixer la totalité de la somme, on demanda deux pour cent deTJ 7 , tome possession, dont les revenus se montoîenr à deux mille florins; un“ P es ’ pour cent des possessions, dont le produit écoit de iooo jusques à 2000florins. On laiíîà à ceux dont Je revenu écoit au deílòus, la liberté de seDon gra- taxer à ce qu’ils voudroient, pourvu qu’ils donnassent quelque chose: ontuit. laissoit chacun le maître d’évaluer ses- revenus; mais avant dé verser dansla caisse, on devoir jurer qu’on les avoir supputés de bonne foi, & per-*sonne ne fut soupçonné d’avoir fait un parjure.

Ann. 1748. Après la bataille de Fontenoi, Louis XV, comme on l’a dit, avoit-proposé la paix à la Hollande; il la proposoit encore après de nouvellesconquêtes, en menaçant la République , si elle ne l’acceptoit pas, dePaix pro- continuel d'env.ihir ses terres. Les Etats qui comptoieut, beaucoup furposée par Parmee Ruíse, arrivée en Franconie, refusèrent: leur refus sut accompagné^ict't^eu'e à se défense d’exóorter toute sorte d’armes, d’actirails de guerre, de che-& refusée’, vaux, de bois de construction, d’agrcs & de tout ce qui sert à F équipe-ment des vaisseaux. Ils prohibèrent les vins, les eaux de vie, les sucres,,ses sirops, le papier & le savon de France: on fit des défenses severesd’àssurer des vaisseaux & des effets appartenans aux François» Gn encou-ragea les armateurs. Cependant on avoit repris , à Aix-la-Chapelle, lesnégociations entamées à Breda. Pendant qu’on se débattoit fur ses pré-*Prise de liminaires, le Maréchal de Saxe investit & emporta Maestricht: l’investif-Maefirìcht. sement de cette ville détermina les Alliés k la paix, que toutes les Puis-sances belligérantes désiroient. On a faussement avancé que l’arrivée de -l’armée des Ruslès fur le Mein, la création du-, Stacìhouder , les tísorcs-de la Hollande & Finterruption du commerce avoient effrayé la France.& Fa voient décidée (1). Elie Fétoit depuis longtems. Aucun Hollan-dois n’ignoroic les offres généreuses & réitérées que Louis XV avoit fai-tes, avanc. se commencement de cette derniere campagne.. II est plus

„ ce au Conseil d’Etat & dans les Colleges respectifs de í’Amirauté ; mais en cas de-„ guerre & lorsque les troupes devront aller en campagne , elie aura la faculté de„ nommer & de proposer un Chef expérimenté, pour commander la milice, pourvu,, qu’il fasse profession de la Religion Réformée, qu’ii ne soit point revêtu de la dignité-„ Royale ou Electorale, que d’ailleurs il soit agréable à L. N. & G. P., qu’il prête -„ le ferment de fidélité & qu’il íe conforme aux instructions qui lui feront données„ par L. II, P. de l’avis de Madame la Gouvernante & du Conseil d’Etat.

„ Que s’il arrive que les Princes ou Princesses qui succéderont aux susdites charges„ êc dignités, font mineurs, la Princesse mere exercera, dans ce cas, lefdites charges,

,, comme tutrice & fous 1 c titre de Gouvernante, moyennant qu’elle reste veuve pen--,, dant ladite minorité, & qu’elle fasse fa résidence daus ces Provinces, en observant„ pour ce qui regarde la nomination d’un Chef expérimenté, ce qui a été stipulé ci-„ dessus. Et enfin que fi pendant ladite minorité, il n’y avoit point de Princesse mere,-„ ou que son administration vînt à êesser, L. N. & G. P. pourvoiront en ce cas - là„ à la tutelle defdits mineurs, de la maniéré qui conviendra le mieux à l’avantage d&

„ ces pays. "

(1) Histoire abrégée de la Hollande & des Provinces-Unies. Ch. XIX.