OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. m
vraisemblable que du côté des Hollandois, les causes déterminantes de la ffist. depaix -, furent la consternation'où-les avoir jettes la prise de Berg-op-Zoom, Hollande,k perte de la Flandre Holîandoise & la crainte fondée de plus grands » i u f"maux, présagés par la prise de Maestrieht; & du côté de la France, la ‘jours.perte de Louisbourg, le danger qui menaçoic ses colonies , l’aftoibliílè- - . >> -
ment de son commerce & le mauvais état de fa marine. Quoiqu’il en
soit, le Traité d’Aix-.la-Chapelie fut signé le- 12 Octobre. Louis XV P*i*-rendit à la République toutes les places qu’il avoir conquises fur elle \mais elle n’en étoit pas moins épuisée par les dépenses excessives occasion-nées par cette guerre, & dont rien ne l'indemnisa. Ce Traité fut suivi decelui de Hanovre entre le Roi d’Angleterre,- les Etats & l’Electeur de
Bavière, & de celui de Dresde entre le Roi de. Pologne, Electeur det
Saxe & les Etats (1).
La Princesse d’Òrange étoit accouchée d'un Prince Te 8 Mars, Le Nuisancenom de Comte de Buren étoit affecté au fils aîné du Stadhouder. Cet j Un fì ísévénement causa la plus vive joie aux Provinces. Les Etats Généraux, hcmUrf'ceux de Hollande, de Zélande & ne Frise, les Villes de Nimegue, de Dor-drecht, Harlem, Delfc, Leyde, Amsterdam, Gouda, Rotterdam, Schie-dam, préfenterent par leurs députés au nouveau-né, dans des boëtes d’or,on différons contracts trente-cinq mille huit cens florins, de rente»viagères (2).
Mais cette joie fut-bientôt interrompue par des troublés, qui furent la Nouveauxfuite de la révolution. Quelques ambitieux s’étoient flattés que le rétablis- au
sinent du Stadhouderat entraînerait des déplacemens dans la magistrature,
& qu’en récompense duzele qu’ils avoient montré pour la maison d’Orange,i!s pourraient être pourvus des places vacantes. De-là ces accusationscalomnieuses d’intelligence criminelle entre les principaux membres desEtats & les ennemis de la patrie. Les séditions qu’ils avoient excitéesparmi le peuple n ayant pas réussi au gré de leurs vœux, ils tentèrent en-core des moyens, donc la sagesse des Magistrats & du Stadhouder ne putempêcher l’effet: ils saisirent l'occasion de la naifîànce; du Comte de Buren& de la signature des Préliminaires de la paix, pour opérer dans laRégence les changemens qu’ils désiraient. D’abord leur projet avoicété d’ériger le Stadhouder en Monarque. On sic imprimer un discourssoppofé, qu’on prétendoic que ce Prince avoir prononcé aux. Etats, &dans lequel en pariant des troupes de la République, on lui fait dire mon DiscoursArmée , & en parlant des Peuples mes Sujets. On le flattoic par-là, ou prêtés au.d’exciter ces Peuples à la révolte, ou de fournir à Guillaume IV une St ^‘lhou-occasion d’établir fa suprématie & d’affecter un' pouvoir absolu ; mais dès fss qui ltSque ce discours parvint à la connoiíTance du Prince, il fit publier une cié}ayout 'déclaration, par laquelle il le désavouoit formellement, & notamment leterme de sujets , dont il protestoit qu’il ne s’étoit jamais servi, enparlant de ses concitoyens & de. ses compatriotes: „ terme imaginé par„ la malignité pour lui faire perdre l’affection des Peuples libres des Pra-
(1) Recueil de Rouffet, Tom. XX. p. 147, 1-7.9 & suiv.
(2) Histoire, abrégée de la Hollande & des Provinces-Unies.
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