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HISTOIRE DE HOLLANDE
Sect. XIII. r» vinces-Unies, se félicitant d’avoir été élevé & de pouvoir vivre encorefíist. de ,, dans le sein d’une nation libre , ne connoiííànt pas de prérogativeHollande. w dont un mortel put être plus agréablement flatté, que de jouir defSY»; " l'amaur d'm peuple libre” (,>
jours. Cette déclaration adroite ayant déconcerté les prétendus Patriotes., ils
—--eurent recours à de nouvelles trames : ils savoienc combien le peuple
T r u ™f le J es atí détestoit les fermiers des impositions fur les denrées de premiere nécessité.fermes Us semèrent le bruit que le Prince devoir signaler son avènement auStadhouderat par Pabolition de toutes les fermes, & qu’il feroic perce-Pm Frise, voir les impôts par forme de capitation. En conséquence dans lerems que les Etats de Frise délibéraient fur la proposition dos Noblespour le rétablisièment du Stadhouderat, le peuple pilla les maisons desfermiers; quelques-unes furent démolies, & les fermiers n’échapperem àla fureur ce la populace, qu’en fe cachant. Comme ces choses fe pas-
soient avant la résolution des Etats de Frile, fur la proposition des
Nobles au sujet du Stadhouderat héréditaire dans la maii’on d'Orange,la populace força les habitans de Hariingen de choisir vingt-huit députéspour demander aux Etats, i°. qu’iis eusiént à déclarer le Stadbouderac hé-réditaire dans la ligne féminine du Prince d’Orange ; 2°. Pabolition géné-rale de toutes les fermes; 30. le rétablissement des anciennes íoix. Onne donnoit que deux heures aux Etats pour fe décider. Le peuple pé-nétrant jusques dans le lieu de l’asieinblée, crioit que les délibérans nesortiraient pas vivans, s’ils ne fe prêtoient à ces vues. Tout fut accordé.Le peuple en devint plus insolent, & présenta de nouveaux griefs; onconsentit à ses demandes: il exigea de nouvelles prérogatives pour le
Stadhouder; 011 n’en refusa aucune. Enfin la populace présenta so'Xan-
te-dix-sept articles qui furent consentis, & le consentement ratifié parle Prince. II ell vrai que la plupart des demandes des Frisons écoientjustes; mais l'abus étoit -dans la forme violente & extraordinaire qu’ilsemployoient.
A Grotiis - La sédition se manifesta k Groningue par la demande de la succession
gue. du Stadhouderat dans les deux lignes. Cet article accordé , les Gro-ninguois en proposèrent d'autres, qu’ils forcèrent les Etats à consentir &surtout Pabolition des fermes.
ADrenthe, Le Pays de Drenthe, l'OveryíTel, la Gueldres, Utrecht furent exposésGueldres , aux mêmes troubles. Ils furent calmés, soit en les prévenant, soit enUtrecht accordant ce que le peuple demandoit. Mus en Hollande, les Etats de
la Province ayant mandé aux Magistrats d’oppoíêr la force à la violence,A Hurlent. & ceux de Iîarlem, pour arrêter les excès déja commis contre les fer-miers, dont sept maisons a voient été pillées, leurs meubles détruits &brûlés, & leur argent jetté dans la riviere, ayant consenti Pabolition desfermes, refusèrent de publier Pordonnance par laquelle les Etats de Hol-lande en ordonnoient la continuation. Ce refus donna lieu à un nouvelédit des Etats, qui maintenoit les fermes & les fermiers fur l’ancien pied,
(0 Histoire du Stadhouderat, par N. l’Abbi Rayuai,