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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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4§S HISTOIRE DE HOLLANDE

Ssct. XIII. Dans quelques villes les magistrats prévinrent les attroupemens par desfffi* î patrouilles, qu’ils firent faire d’avance. A ces moyens, Rotterdam eni* 97 ,jùs- W' un plus efficace. Les Diacres des églises réformées déclarèrentqua à uos déchu pour jamais des charités publiques , quiconque feroit convaincujours. d’avoir pillé ou aidé à piller quelque maison , ou commis quelque excès^ Ro ì' t ' ou violence : ils annoncèrent que cette peine auroit lieu à f égard desdam. " peres. & des meres des coupables. Les Magistrats avoienc commencé parmettre les fermiers fous la fauve-garde de la milice. Rotterdam futtranquille. Le Stadhouder prit les mêmes précautions dans la Zéiande »qu’il sauva de ces désordres, auxquels néanmoins il servoit de prétexte.

Lorsque, tout fut appaiíé , les Etats qui a voient publié des édits pourla continuation des fermes íur Tanciea pied, furent bien .étonnés, lorlquele Prince , qui avoit donné son aveu, oiî qui du moins ne s’étoit pointopposé à ces édits , propose lui-même de supprimer pour toujourscette forme de percevoir l’impêt sur les objets de consommation ordinai-re, conformément au vœu du peuple, accablé, difoit-il , par les fraisqn’elle encraînoit. II excusa en quelque forte la sédition , par la bonnevolonté que tous les habitahs des Provinces avoient témoignée à i’oeca-Les fermes fion du payement du don graruit. II pria les Etats de procéder à l’a-fupprtmécs. bolit'ion des -fermes & d’y substituer une perception moins onéreuse, tellequ’une forte de capital!on. Le Prince ayant observé la liirprife de tousles membres, fe retira pour ne pas gêner les lustrages : on délibéra, &les fermes qui existoient depuis deux siécles, furent abolies. Elias don-noient dix millions à l’Etat : il falloit trouver un moyen de percevoir lamême somme fans que le peuple fût foulé. Le Prince proposa d’éusolirpar provision, un abonnement pour chaque ville. Cet abonnement eutlieu pour Tannée courante & pour 1749; mais en 1750 on leva Tim*

' pôt par forme de collecte, & cette perception a été continuée depuis.Quant atix fermiers, on les indemnisa avantageusement des .pertes quaisavoient íòuffertes pendant Témeute. -

Nouvelles Ces troubles n’avoienc pas encore produit Tester que ceux qui les fo-ómeutes metuoient,- fcmbloient en espérer; c’est-à-dire le changement des Magh>C maeistrt- ^ rats * Ln proposent la suppression des fermes, le Prince avoit demandétare. qu’on reprît Taffdre de la cession des postes & de la disposition des em-plois. La ville d’Amsterdam avoit déclaré qu’elle persistoit dans la réso-lution de he pas céder à TEtat le produit des postes, qu’elle fe réser-voir à \perpétuité , pour le consacrer au soulagement des pauvres & àAu sujet Tencretieh des fondations pieuses. Les personnes qui fouffloieuc la difcor-dts Postes, je, répandirent des bruits injurieux aufx magistrats, & firent envisagerleur résolution comme un prétexte .dont ils couvraient leur cupidité.On inonda la ville d’éerits séditieux. Des lociécés bourgeoises se formè-rent, on tint des assemblées sécrétés, dans lesquelles on preparoit lesA Amjler- moyens de fe sipfe rendre fes privilèges. Daniel Raap teparut. Huit dedmm. ces Bourgeois tenoient publiquement leurs asièmblées dans un'des Doëlesd’Amsterdam , & y prononçaient des harangues que le public alloic écou-ter en foule. Ils dressèrent une requête, contenant ses trois articles de