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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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498 HISTOIRE DE HOLLANDE

Sect. XIII. la magistrature ancienne & nouvelle: quelques-uns s y opposèrent, entuf d f íe écriant que le Prince ayant choisi les nouveaux Sénateurs, cettei6rTju'f exclusion écoit un outrage formel fait à Son Altesse. On accusa cessues à nos opposons de trahir la cause commune par une vile adulation. Raap &jours. six autres de ces opposons fe retirèrent; mais les factieux devenus plusinsolens, fe firent accorder le conseil de guerre, tel qu’iis le deman*dosent. Alors tout parut tranquille. Le Prince publia un Édit, parLes trou■ lequel, après avoir témoigné l’on mécontentement de la maniéré dont onbics ajjpai. s ’é to i t conduit, il déclara qu’il vouloir bien oublier le passé, espéranteSt qu a l'avenir tout murmure cesseroit, que chacun se conduiroit en boncitoyen, soumis à ses magistrats & que les députés des quartiers ne sechargeroient plus d etre les organes de la sédition.

On n’a fait que rapporter ici la suite de tous ces événemens , sors yajouter aucune réflexion. Quels étoient les agens secrets de cette animositédu peuple contre les magistrats? Pourquoi ne pas remonter à la sourcedes troubles & ne pas les prévenir? Comment le Prince ne s’appsrce-voit-il pas que fa facilité k consentir aux demandes des rebelles, nefaisoit qu’exciter leur audace? Pourquoi ce peuple, ayant obtenu le ré-tablissement du Stadhouderat & la succession héréditaire dans la famillede Nassau, sons distinction de sexe , & n ayant d’autre prétexte que lasuppression des fermes pour soutenir so révolte contre 1a magistrature,Je Prince demande-t-il lui-même cette suppression? Pourquoi, lorsqu’elleest résolue & que les mutins ont tout obtenu, tant de déplacemens demagistrats? Cette déférence du Stadhouder aux vœux des mutins, est-ellel’èffet de la crainte ? Quelle crainte pouvoit lui inspirer une populacequi agiííbit en son nom & qui ne fe portoit à tant de fureurs que pourlui plaire? Nous n’eslàyerons point de résoudre-ces problèmes.

Cependant les condescendances auxquelles les Etats s’étoient vu forcéspour appaiser la sédition, avaient acquis au Stadhouder un plus hautdegré de puissance. Ce Prince revint à la Haye, béni des peuples, dontil blâmoit la conduite dans ses édits. Ces peuples rentrés en eux-mê mes

Le peuple rougirent des excès auxquels ils avoient été entraînés, & finirent par

mugit de témoigner leur estime & leurs regrets aux magistrats qu’ils avoient fait

fes excès, déposer: ils méprisèrent les chefs des factions; malgré les privilèges que

Raap avoit fait rendre aux corps des métiers, il fut abandonné, &lorfqu’íl mourut, quatre ans après, son cadavre fut outragé par le peuplequi le voulut pendre.

Nouveaux Guillaume IV étoit comblé d’honneurs : la Compagnie des Indes Orien-honneurs' ta i e s j e choisit pour son Directeur & Gouverneur Général, avec le droitd^«rd/és el!eS de présider les assemblées en personne ou par ses repréfentans ; d’y avoiraccordés au comme Directeur voix active & passive, & prépondérante en cas de partage;Stadhou- de faire observer les réglemens , maintenir les droits, octrois & privile-der. ges de la Compagnie, bannir les abus; nommer aux places des Direc-teurs & grandes charges; régler la partie économique de la Compagnie;,diriger les affaires des Indes tic principalement ce qui regarde les fortifi-cations & la défense des places; convoquer les principaux intéressés:enfin la Compagnie se réscrvoic de pouvoir faire au Stadhouder des con.-