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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv. XXXIII. Sect. XIII. 499

'Cessions plus amples. Tous ces droits & prérogatives écoient transmiísiblés à ies successeurs. Bientôt après la Compagnie des Indes Occiden-tales lui conféra les mômes titres & les mômes honneurs (i).

Les Etats Généraux venoient de licencier environ treize mille hom-mes de troupes, lorsque le feu de la discorde se ralluma su sujet dela collecte des impositions qui venoic d’étre établie; Harlem demanda lasuppression de cette nouvelle forme de lever les impôts & pria Guillaume d’accepter la fur-intendance des finances de la ville. Les inlìances devinrent si vives, qu’il fallut user de violence. Un détachementfut envoyé à Ilaríem; il trouva les portes fermées; les troupes en enfon-cèrent une: l’émeute devint générale, on tira fur le peuple. Deux outrois bourgeois furent tués. Cette exécution rétablit Tordre & réduisitle peuple à Tobéisiànce. A Amsterdam & à Rotterdam, les marchandsde vin refusèrent de payer les droits dans la nouvelle formera Rotterdam un

fíiíl. deHollande.1607. jus-ques à nu-jours.

Ann. 1750.

Emeutes attsttjeí de la.nouvelleforme delever letimpôts.

marchand de vin ayant obéi, la populace dévasta fa maison, enfonça sescelliers, & fa fureur augmentant par l’ivreílè, alloit fe porter à desexcès plus dangereux: mais deux compagnies bourgeoises mirent fin k cestroubles. La révolte íè soutint à Amsterdam. Un peu de Lrmeté de la ^ppaifées*part du Prince, ramena la Bourgeoisie des petites villes & des villages.

Les ecclésiastiques d'Oudewater & de Steenwyk , par esprit de ven- inquiétudesgeance & de fanatisme, irritèrent les habitans contre la magistrature, de quelquesQuelques soldats Luthériens 'écoient en garnison dans ces villes. Le ecciéfiastt-Ministre Luthérien de YVoerden, demanda k la Régence d’Oudewater, 1 ■

de lui permettre pour une fois feulement, de prêcher & distribuer lacône à fes soldats dans l’églife des Réformés. La Régence y avoicconsenti. Les Réformés crièrent au facrilege & au scandale. L’un d’euxmonte en chaire & peint les magistrats comme des impies, coupablesde rébellion envers Dieu & le Souverain. Cette querelle duroit depuisquatre ans. Les Etats avoient approuvé la conduite des magistrats tolérans,

& cette approbation avoit encore aigri les ecclésiastiques. La fermentationgénérale contre la magistrature leur offrit une occasion trop favorablede fe venger pour ne pas la saisir. Ils demanderent au 8tadbouder lechangement de la Régence actuelle. 11 envoya des Commissures, quififent quelques légers changemens, dont le consistoire voulut bien fecontenter & au moyen defquels la concorde fut rétablie k Oudewater,

Mais k Steenwyk le calme fut plus difficile k ramener. Le con-sistoire avoit nommé un ecclésiastique au ministère contre le gré de laRégence, dont les Etats confirmèrent le jugement. Le consistoire netint aucun compte de ces oppositions. La bourgeoisie evnbraíla, comme Ils foule -de raison, le parti de régisse, & nomma des députés. En attendant vent lafous prétexte que le Stadhouder devoit passer par Steenwyk, les habitansfans demander la permission au magistrat, formerent une compagnie Magistratspour recevoir Son Altefîe plus dignement, & lui donnerent le nom decompagnie franche d’Orange. Le Magistrat voyant que les habitans avoientmis leurs députés à la tête de la compagnie , pénétra aisément leurs

Q) Abrégé de ('Histoire dc la Hollande, T. IV.

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