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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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O'u. D2S PROVINCES UNIES, Liv. XXXIÍf. Sect. XIIí. Aor

ffiibles,- s’évanouiííoient; on les portoit bórs- de l’églife, & rendus aulsist, dejour, ils ple-uroiem, détestoient leurs crimes, tordoienc leurs bras & chan Hollande^toient des pscaumes. Dans touc cela il n’y avoir rien de surnaturel. Kuipers ' à ^& ses disciples tenoient des conférences dans leurs maisons, & leurs dis- J íurs-cours produisoienc les mêmes effets* L’imagination des uns sknflam- —moic par l'exemple des autres. Peu à peu le seul souvenir dece qu’on avoir vu l’exalta fans effort. On cria au prodige: les uns attri*buoient à la Grâce & les autres au Démon, les spasmes & les contorsionsde ces personnes timorées, mais foibies.- II parut des écrits de part & dispute sd’autre. Ceux-ci ne voyoient dans les convulsions que les mouvemens T a h u é e °^ si 'de la Grâce; ceux-là que les moyens, dont le Diable fe scrvoie pour ‘troubler le service Divin. On écrivit pour & contre, on se dit des in-jures ; Téclat que firent les convulsions ; de Nieukerk augmenta le nombredes convulsionnâmes. Kuipers & ses partisans a voient pour eux la plusgrande vénération , , & il pouvoit fe faire que ces premiers enthousiastesfussent de bonne-foi. Mais le respect qu’on leur témoigna, engagea unetroupe de gens de la lie du peuple, à les imiter & à mettre.à contribu-tion la crédulité publique.- La Grâce opéroit à tous momens des con-Friponne-versions , & les convertis, donnoient fréquemment des fcenes de leur ex* ries -travagance dans les églises*- Les dévots étoient les dupes de leur imagi-nation , & les. fripons cherchoient à faire des dupes de leur hypocrisie.

Le Magistrat, de Dordrecht. fut le premier qui, par un édit, défendit .Défense d?fous les peines les plus féveres de scandaliser l’églife,. de. troubler le magistrats-service divin , & de détourner l’attemion des fidèles par les prétenduesconvulsions. Cet édit en imposa aux convulsionnâmes, & la Grâce opéraplus mrcment ou du moins d’une maniéré plus tranquille. & moins ridi-sule* Ou prie les mêmes moyens dans les autres églises,. & peu à peu.les convulsionnâmes disparurent (i),

Une maladie que le. Prince á’Orange avoir essuyé en- 1748 , pendantles troubles, l’uvoít jetté dans une elpece de langueur, qui sembloit l’a-vertir d’une fin prématurée. Le Comte de Buren étoit encore trop jeu-ne pour le remplacer en cas de mort, dans le commandement des trou-pes. II présenta aux Etats Généraux, le Duc Louis de Brunswick-Wolfenbutel, qui suc nommé Eeld-Maréchal des troupes de l’Union,avec vingt-quatre mille florins d’appointemens ; il. fut désigné ensuitepour commander Tannée des Etats, avec le titre de Généralissime, aprèsla mort du Stadhovider, & on lui donna encore quarante mille florins.

A toutes ces faveurs le Prince Guillaume ajouta un Régiment, dont illui fit présent.-

Depuis le rétablissement dia Prince, d Orange dans les Marquisats de InstallationVeere & de Flessingue, il n’avoit pas encore eu le tems de songer à ll ^ n ^‘ l r d ' auxson installation. Cette cérémonie se fit le premier de Juin-; il prêta . & Marquisatsreçut le serment accoutumé à Veere & ensuite à Flessingue. II y eut à de Feere L?

«etce occasion des fêtes magnifiques. On doit 1e rappeller qu’une tradi- de Flesm-

gtte.

ro On peut recourir pour ['Histoire Ecclésiastique au Tome VIII, de l’Histoire desprovinces - Unies, par Mrs. Cdius & Dejardins.

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