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Sscr. XIII- tion fabu'euíè , fondée sur l’étymologie de Flejswgne , dont Je véritableHift. àa nom e>ì VUJsingen , attribue à Ulysse la fondation de cette ville (i).
Parmi les médailles d’or & dVirgent qui furent frappées , pour conserverquesànÔs à postérité l’époque de lìnauguraiion de Guillaume IV , lougtemsjour:. privé de ces Marquiíâcs , il y en avoit qui représentoíent utYSss de
--retour à Itaque, après avoir erré longtems hors de fa patrie. On lisoit
ces mots dans Pexergue:
vETta^Eia bokiNDM videtis olyssem.
Cependant le Stadhouder jouiílànt de plus d’avantages qu’aucun de sesMort de prédécesseurs , fentoit de jour en jour diminuer fes forces. 11 crut lesGuiliau - rétablir en allant prendre les eaux à Aix-la-Chapelle ; mais à peine deir.e B', retour à la Haye., la fievre lé prit, & quelques ; jours après il Mourutpresque sans douleur , dans ÍU‘ quarante-unieme année de son âgev Lemême jour , la Princéíle douairière , en qualité de Gouvernante & deTutrice de Guillaume V, Prince d’Orange & de Nassau , & 8tadbouderHéréditaire de Hollande, prêta ferment entre les mains de vingt Députésdes Erars Généraux & du Pensionnaire Stein ,- chargés de faire les com-plimens d’usage. Le corps de Guillaume IV fut inhumé qUelques joursaprès avec beaucoup de pompe áuX dépens de l’Etat. Son oraison fu-nèbre fut prononcée dans les Académies , les églises réformées & danscelles de différentes communions.
Son éloge. Ce Prince s’occupa du bien ' public jusques à la fin de fes jours. Peude teros avant fa mort , informé du mauvais état des manufactures defoie, il fe proposa de les relever, ainsi que les manufactures de touteautre espece. Comme il vouloir ménager les Puisiances voisines, il ièpropofoit de suppléer par son exemple , à Pexclusion des étoffes étran-gères, fans prononcer aucune défense d’importation. II publia qu’il étoicrésolu de ne fe servir pour son usage & celui de fa maison , que desétoffes qui auroient été fabriquées fur les terres de la République, soiten foie, soit en laine, ou en toute autre matière. II fe siattoit que lesmembres du Gouvernement , en l’imitant, feroient imités par toutes lesclaíîès des citoyens; il s’étoit fait inílruire par les plus habiles négocians,de f état actuel du commerce, des causes de fa décadence, & il s’occu*poit avec beaucoup de foin des moyens les plus propres & les plusprompts de le rétablir.
Guillaume IV fut un Prince bon, affable, populaire, sensible & géné-reux ; il avoit beaucoup de connoisiances & protégeok les ans. Outrele Latin & la langue du pays, il parloit facilement le François, l’Anglois& l’Alsomand. Ii s’étoic appliqué de bonne heure à l’histoire & surtoutk celle de fa patrie. 11 n’eut point d’occasion de déployer fes talensmilitaires. II pfic le commandement des troupes de la République, dansle tems même où l’on fignoit le traité d’Aix-la-Chapelle. II soutint la-religion dominante ; mais il toléra toutes les autres. Sa probité l’empê-
(i) Voyez le commencement de cette histoire.