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44 (1788) La continuation et la fin de l'histoire de Hollande ou des Provinces-Unies, et le commencement de celle d'Angleterre ou de la Grande-Bretagne
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OU DES PROVINCES UNIES, Liv, X.XXIIÍ, $per. XIII. m

eha quelquefois de s’appercevoir que les projets qu’oa lui présentoir, m/f. d eétoient plus unies à leurs auteurs qu'au bien public. U montra de grau- Hollande,des vues pour sadministration. Quoique ia plupart des troubles qui an- 1 697 > es-tèrent les Provinces, avant & après Ion élection, n’euíTent que lui nour ms

pretexte & qu us ayçnt tourné a ion avantage, on ne peut point aífurer _—

qu’il y ait eu part: peut-être ferma-1-il les. yeux fur les moiiveme.nsque fe donnereut ses partisans; quoiqu’il en.soit, il n’en obtint pas moinsFeiìime de ses compatriotes, S’il eut voulu profiter de senthousiasme dupeuple, peut-être eut il étendu plus {oin les bornes de l’autorité qui futrendue au Stádhouderat. En déclarant par un édit foiemnel , qu’il nevoulait que l’amour & l’estime d’un peuple libre , il imposa silence àceux qui sembloient vouloir lui suggérer d’ériger le Stadhouderat en Mo-narchie. Si les Stadhouders avoient toujours observé la même modéra-tion, la République auroit pu espérer, q u'en rendant au sang du plusdistingué de ses libérateurs , les mêmes témoignages de reconnoissince,.elle conscrveroit toujours la même liberté.

Les Etats Généraux accordèrent êncore de nouvelles prérogatives au cuiliau -jeune Stadhouder, Guillaume V: ils le nommèrent Capitaine Général Hé- me H.réditaire du Brabant Hollandois , de la Flandres , du haut quartier deGueldres, des trois pays d’Outre-meufe , avec le droit d’accorder deslettres de rémission, pardon & grâce dans le ressort ct la jurifdiction des HonneursConseils de Brabant, Flandres & Comté de Vroenhoven , de la ville de qui lui fontMaestricht & de la Cour du haut quartier de Gueldres, & le pouvoir de accordés 'faire les change mens ordinaires dans la Régence de Bois-le-Duc. Cesdroits devroient être exercés jusques à la majorité du Prince, par la Prin-cesse Gouvernante.

Le jeune Stadhouder reçut du Roi d’Angleterre , peu de tems après, Ann. 1752.l’Ordre de la Jarretière, que le Chevalier de York lui apporta. La Gou-, J j ïeçoitvemante lui renée un écrit, par lequel elle pfomettoit pour l'on fils lob- ^P^rrî-servacion des statuts, en ce qu’ils ne seroienc pas contraires à la religion, siere!’ "aux droits. & aux libertés de la République. Elle résolut de donner"tousses foins à i’administration. Elle prit séance dans les Collèges supérieurs& assista aux délibérations entre les Députés des Etats & du Conseil d’Etat.

Sur sa proposition, on réduisit les gardes du Corps & les gardes Hollan- Alin I7 „doises & Suisses, objet d’économie de cent dix mille florins par année. Elie Soins utuèssuivie le plan proposé par Guillaume IV, pour le rétablissement ct l’en- de l ‘ l Gou.couragement des fabriques & manufactures : les Etats de Hollande publie- vcrnantc -rent en conséquence un Edit, qui enjoignoit aux pourvus d’offices de nes’habiller que d’écoffes du pays, L les Etats Généraux conclurent un traitéde commerce avec le Roi de Naples & de Sicile , & renouvellerent lapaix avec l’Empereur de Maroc. Jamais l’Etat n’avoít joui d’une plusgrande tranquillité. II y eut cette année des conférences à Bruxelles ,fur la Barrière, mais rien n’y fut déterminé.

' Guillaume IV avoit senti combien il est avantageux aux Peuples, & Ann , , 75 |.glorieux aux Princes qu’ils fassent fleurir les arts & les sciences. Sa veuve ç ^leur accorda la même faveur.. La Société de Harlem , établie cn 1752, ‘ Harle/n .avoit acquis une grande considération par le mérite, par le nombre de ses

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