83 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. Is.Ssctiow son surnom. Sa puissance & son mérite, au'fi bien que celui de son pre'
décesseur, porterent le Calife Kayetn Beamrillah à lui donner le titre d 'Az-
d'A\p%l. zidd’m ou Adbadoddin, qui signifie le Protecteur de la Religion: Ebn Jmid'{lin lí. dit que ee fut Adad Oddawlat.
Sultan Au commencement de son régné il fit mourir Kandari , surnommé AmiiSeljucida a \ Molk (*) Visir de Togrol Bek, pour avoir abuse de f autorité de sondei' kan. jyq a î tre s 0US ] e re gne précédent, & mit en sa place Nadharn al Molk (f),
Et ses qui étoit le plus grand homme de son siécle. Ce Minière gouverna le
vijin. Royaume avec beaucoup d’intégrité & avec une approbation universellesous Alp Arjlan & fous son successeur (a).
Révolte de Suivant le FaJJaiya T), Alp Arjlan fie, au commencement de son regne,Kotol- Ja guerre à Kotolmìsb , fils à'Israël, son cousin germain, qui s’étoit sou-inish, tué j ev é contre lui dans la Province de Damegan (s), mais cette révolte futd'une chu- ^ntôt appaifée par un accident imprévu. Kotolmìsb , qui avoit de forte ’ belles troupes, s’avançant à la tête de son armée, son cheval s’abbattictout d'un coup sous lui, & lui fit rompre le cou : son armée se soumit d’a-bord au Sultan, qui lui pardonna ( b ).
Fausse Re- 'Pelle fut la fin de Kotolmìsb , suivant les Historiens Orientaux, mais leslatwn des Grecs donnent une toute autre idée de la maniéré dont cette révolte finit.Orées. i| s rapportent que le Prince, qu’ils appellent Kutlu Moyse ou Muse,s’étantrévolté contre Tnngrolipìx , avoit été défait par ce Sultan & s’étoit réfugiéen Arabie, où il demeura jusqu’à l’avénemenc d 'Axan (Alp Arflan) à laCouronne; qu’il revint alors à la tête d’une armée considérable, & s’a-vança jusqu a Re (g), pour faire valoir sos prétentions au Trône ; maisque dans le tems que les deux armées étoient sor le point d’en venir auxmains, le Calife de Babylone parut subitement, & interposant l’autoxitéqu’il conservoit encore pour le Spirituel, il les engagea à en venir à unaccommodement, suivant lequel le Sultan demeurerait en possession de laPerse; Kutlu Muse , & ses cinq fils, auraient en propre les Provinces qu’ils
pour-
(«) D’Herbe lot , p. ioa. ait. Alp Arflan. Lebtarìkh , p. 42. (b) D'IIerbelotyA. c.
des personnages illustres parmi les Turcs^ ou Turcoinans, comme Alp Tekkin , Kay Alp.Les Grecs nomment ce Prince Aspasaletn & Afpamfallarìus, & généralement Axan, peut-être par corruption du mot Turc Ak lian ou Ak Khan, nom qui peut lui avoir été donnépar une raison que nous dirons dans une autre Remarque. Le Docteur Hyde observequ 'Alp Arflan répond à I ' Ardéir des Perses. Relig. Vet. Pers. p. 197.
(*) A N<sa, Nesa ou Nasay , dans le Khorafan, suivant le Lebtarìkh.
G) I.es Persans disent Nazamal Molk, prononçant le dh des Arabes, qui répondau th des Anglois dans les mots this, theiti &c. comme un z: ainíî de Nadbam ils fontNazam.
(T Ouvrage du fameux Visir d ’ Alp Arflan, Nezarn al Molk, dans lequel il apprend auXPrinces par des préceptes & des exemples l’art de bien gouverner. D'tíerbelot , p. 655.
(f) Ou Damavan : c’est la Capitale de la Province de Kumes, Ja Komisetie de t'tnlémèe,qui peut-être a pris de-là le nom de Damegan. Cette Province est entre le Tabrestan Stle Nord-Est de l’irak Persienne, qu’on appelle le Kubestan.
{_%') Par lie il faut vraisemblablement entendre la ville de Rey ou Ray , en ce tems-!dla Capitale de i’Irak. Persienne, & non Ere ou Eres dans le Shìrwan , comme le prétendlAunelavitiS.