Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
93
JPEG-Download
 

HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. 93

des Etats d 'Arflan. Le Sultan irrité de cette réponse , adressa, le Ven- SucTiowdredi après midi, en présence de son armée, des prières à Dieu, en ver- ’ egt)gfan t des larmes, pour obtenir son secours, & il arracha des larmes à ses ^ip Àr-soldats, en le voyant pleurer. , , slan //.

Avant que d’engager le combat, il permit à ceux qui en auroient envie Sultan_de se retirer Avant ensuite jetcé son arc & ses fléchés, il prit son sabre Seljuc.de& un sceptre de ter, & empoigna la queue de son cheval, comme firent de 1 Iran ‘tous ses gens à son exemple. II se mit âpres cela en Diane ( ) & sb par- Bravourefuma ; fi jssuis tué (f), dit-il, voici ce qui me servira de drap mortuaire. du Sultan.

Après une sanglante bataille, les Grecs furent mis en fuite, un grand fi'Empe-nombre périrent dans le combat, & l’Empereur fut fait prisonnier par unEsclave, nommé Shadi (4), & ayant été reconnu par l’Ambaíìadeur,

Shadi mit pied à terre, lui rendit les respects qui lui étoient dûs,& le menaensuite à Aìp Arflan. Le Sultan, en lui donnant trois petits coups de lamain, lui dit: Ne vous ai-je pas fait faire des propositions de paix,auxquellesvous n avez pas voulu entendre? A quoi l’Empereur répliqua: Ne me faitespoint de reproches, mais dijpofez de moi comme il vous plaira. Le Sultan luidemanda alors : Qitauriez-vousfait de moi, fi fétois tombé entre vos mains ?

Je vous auroìs fait subir quelque châtiment honteux, repartit l’Empereur. Etque penfez-vous que je ferai? reprit le Sultan: Ou vous me ferez mourir, ré-pondit Romain, où vous me mènerez dans vos Etats pour me donner en spec-tacle à tout le monde, ou, ce qui passe mes espérances, vous m épargnerez , enme mettant à rançon, & me faisant votre Lieutenant. Ce dernier parti , repritle Sultan, est celui que s ai dessein de prendre. Auffi le mit-il en liberté, àcondition qu’il payeroic un million d écus d or (§), & qu il élarguoit tousles prisonniers Mahométans qui se trouvoient dans l’Empire.

Quand les choses furent réglées de cette façon, le Sultan fit asseoir Générositél’Empereur à côté de lui fur son Trône; ordonna qu’on dressât une tente duSultan.pour ce Prince, à qui il envoya dix-mille pieces d’or pour le défrayer. IIdonna encore la liberté à plusieurs Seigneurs Romains, auxquels il fit pré-sent, auffi bien qu’à l’Empereur,de vestes pour leur faire honneur. Quand

l’Em-

0 Cctt pem ■ être ce ,ui M 6c donner le nom à’Jk Hm , on 1° Prince ià-, là

l "(§5?iïVÍ LL --«-à- ■ £ 'ImSS 55

dans le combat, mais donnoit ses ordres de Loin , se repos

mé Tarartge , un de ses Généraux. un des Géné-

(|) Suivant Mirkhond & Khondemir, E SS^deífuv-rd?. Les Historiens racontenttaux da Sultan, qui Vavoit envoyé a la P 0Ul ^ d 5 s ‘ s avan t le combat, voulutà cette occasion , que le Sultan faisant la revue de s Jh Officier l’en empêcha,casser un de ses Cavaliers, parcequ’il le ««m mal mt, mais ^ ^

en lui disant qu’il étoit fort brave, & qu d POU p officier s’accomplit, & le

prisoit si fort. feroit prisonnier l’Empereur. La k^dâ°nae ^ Parméc .

Cavalier, au-lieu d’être cassé, fut avance aux pxe_ annuel de nois-cens-soixante-mille,

(. 1 ) R n Amid dit quinze-cens-mille, outre un Khondemir rapporte que l'Em*

siue le Ubtarikb grossit jusqu’à la somme de à à Sultan , ce qui fut

pereur s’engage a par le Tiaité à donner fa fille en Hianteéxécuté de bonne foi.

M 3