HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II. 93
des Etats d 'Arflan. Le Sultan irrité de cette réponse , adressa, le Ven- SucTiowdredi après midi, en présence de son armée, des prières à Dieu, en ver- ’ egt)gfan t des larmes, pour obtenir son secours, & il arracha des larmes à ses ^ip Àr-soldats, en le voyant pleurer. , , slan //.
Avant que d’engager le combat, il permit à ceux qui en auroient envie Sultan_de se retirer Avant ensuite jetcé son arc & ses fléchés, il prit son sabre Seljuc.de& un sceptre de ter, & empoigna la queue de son cheval, comme firent de 1 Iran ‘tous ses gens à son exemple. II se mit âpres cela en Diane ( ) & sb par- Bravourefuma ; fi jssuis tué (f), dit-il, voici ce qui me servira de drap mortuaire. du Sultan.
Après une sanglante bataille, les Grecs furent mis en fuite, un grand fi'Empe-nombre périrent dans le combat, & l’Empereur fut fait prisonnier par unEsclave, nommé Shadi (4), & ayant été reconnu par l’Ambaíìadeur,
Shadi mit pied à terre, lui rendit les respects qui lui étoient dûs,& le menaensuite à Aìp Arflan. Le Sultan, en lui donnant trois petits coups de lamain, lui dit: Ne vous ai-je pas fait faire des propositions de paix,auxquellesvous n avez pas voulu entendre? A quoi l’Empereur répliqua: Ne me faitespoint de reproches, mais dijpofez de moi comme il vous plaira. Le Sultan luidemanda alors : Qitauriez-vousfait de moi, fi fétois tombé entre vos mains ?
Je vous auroìs fait subir quelque châtiment honteux, repartit l’Empereur. Etque penfez-vous que je ferai? reprit le Sultan: Ou vous me ferez mourir, ré-pondit Romain, où vous me mènerez dans vos Etats pour me donner en spec-tacle à tout le monde, ou, ce qui passe mes espérances, vous m épargnerez , enme mettant à rançon, & me faisant votre Lieutenant. Ce dernier parti , repritle Sultan, est celui que s ai dessein de prendre. Auffi le mit-il en liberté, àcondition qu’il payeroic un million d écus d or (§), & qu il élarguoit tousles prisonniers Mahométans qui se trouvoient dans l’Empire.
Quand les choses furent réglées de cette façon, le Sultan fit asseoir Générositél’Empereur à côté de lui fur son Trône; ordonna qu’on dressât une tente duSultan.pour ce Prince, à qui il envoya dix-mille pieces d’or pour le défrayer. IIdonna encore la liberté à plusieurs Seigneurs Romains, auxquels il fit pré-sent, auffi bien qu’à l’Empereur,de vestes pour leur faire honneur. Quand
l’Em-
0 Cctt pem ■ être ce ,ui M 6c donner le nom à’Jk Hm , on 1° Prince ià-, là
l "(§5?iïVÍ LL --«-à- ■ £ 'ImSS 55
dans le combat, mais donnoit ses ordres de Loin , se repos
mé Tarartge , un de ses Généraux. un des Géné-
(|) Suivant Mirkhond & Khondemir, E SS^deífuv-rd?. Les Historiens racontenttaux da Sultan, qui Vavoit envoyé a la P 0Ul ^ d 5 s ‘ s avan t le combat, voulutà cette occasion , que le Sultan faisant la revue de s Jh Officier l’en empêcha,casser un de ses Cavaliers, parcequ’il le ««m mal mt, mais ^ ^
en lui disant qu’il étoit fort brave, & qu d POU p officier s’accomplit, & le
prisoit si fort. feroit prisonnier l’Empereur. La k^dâ°nae ^ Parméc .
Cavalier, au-lieu d’être cassé, fut avance aux pxe_ annuel de nois-cens-soixante-mille,
(. 1 ) R n Amid dit quinze-cens-mille, outre un Khondemir rapporte que l'Em*
siue le Ubtarikb grossit jusqu’à la somme de à à Sultan , ce qui fut
pereur s’engage a par le Tiaité à donner fa fille en Hianteéxécuté de bonne foi.
M 3