HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Cijai-.II. m
en cette occasion suivant ce précepte de l’Alcoran , qui dit, faites du Sectionbien à cehi qui vous mit ( a ). Viu.
Après que la mort de Mohammed fut publique, Senjar, Sanjar, ou Sen- e / e S >e .jar, fils de M ale k Shah, qui avoit gouverné pendant vingt années la grand e n. sultanProvince du Khorasan sous les deux regnes précédents, leva une puissan- Seljucidete armée, & entra dans i’Irak Persienne, où son neveu Mahmátd Abu'l de Hran.kassem, surnommé Mogajatoddin, avoit pris le titre de Sultan. 11 se don- “wITna une sanglante bataille entre sonde & le neveu , dans laquelle ce der- fmeme *nier fut défait, & contraint de se retirer dans le château de Saveh, place Sultan.forte & très-importante.
' Mahmûd , voyant ses affaires entièrement ruinées, fut obligé de de- U partagemander la paix à son oncle; il lui envoya son Visir Kemalo'ddin Ali, hom- Empireme éloquent, qui ménagea un accommodement par son adresse. Après a ^f ( c vet ° nla conclusion de la paix, Mahmûd se rendit dans la tente de son oncle,qui le reçut fort bien & lui donna l’investiture de l’Irak (*),sous les con-ditions suivantes ; que le nom de Sanjar précéderoit toujours celui deMahmûd dans les Prières publiques ; que ce Prince c’auroit point de qua-trième voile ou portière dans ses appartemens ; que l’on ne sonneroicpoint de la trompette, quand il entreroit dans son Palais ou qu’il en íòr-tiroit ; & enfin qu’il maintiendroit dans ses Etats les Officiers que son on-cle y avoit établis.
Mahmûd fut obligé, suivant Khondcmir , de recevoir ces conditions avecdes remercimens, ik prit la résolution de passer son tems à la chasse, fansse mêler d’aucunes affaires (b). Quoi qu’ìl en soit, la suite de l’Histoiresemble indiquer qu’il se fit un partage effectif de l’Empire, qui subsistapeu après, sinon depuis le tems de la conclusion du Traité, en vertud u quel Mahmûd & ses descendans dévoient jouir des Etats qui leur é-toient assignés, avec le titre de Sultan, avec autant d’indépendance, que'Sanjar poll'édoit les siens & l’on trouve dans le Khorasan (c) , quatreou cinq successeurs de Mahmûd, fans qu’il paroisse qu’il se soit opposéà leur succession, ou qu’ìls lui ayent demandé son consentement. II estvrai qu’il faut avouer aussi que les Histoires, ou les Extraits que nousavons du régné de ces Sultans, font très-imparfaits & ce qu’il y a deplus fâcheux, c’est que Ebn Amid , une des principales sources où nouspouvons puiser , ne va que jusqu’au régné de Mohammed , prédécesseurde Sanjar. °
Ce Sultan est nomme' ( d ) Moazdddin Abu’lhareth & Moazo’ddin Bor
han
(d) Nighiarijì ■Ct suiv.
( p ) Khoniemîr
ap. D'ILrlelot, p. 606ap. D'IJerbelot , p. 755
& íiiìv. art. Sanglar.
(c) Lebtarìkh, P- 43 -■ (d) D’Herbe lot > p. 276,
Mort deKotbo’d-din ,pre-mier Ka-razm
art. Cotbbeddin. Shah*
(*) Dàns un autre endroit de D'Hef-helot, p. 537, art. Mahmoud, il est dit qu il avoitété établi Gouverneur & Lieutenant:Général des demi- lraks par -Sanjar; & p. 185 , art.Barkiarok. on lui donne le titre de Lìeuteiiatu-Général, comme équivalent à celui d’ /J.tabcL Le Lebtarìkh dit que Sanjar lui rendit l’irak, jufqu’aux frontières de l’EmpireRo*main & de la Syrie. ■
Tome XVII, O