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VIII-
Le régnéde Sanjary[ SultanSeljucidede /'Iran.
Révolte
appaisée.
Atfrz Ka-razmShah. r
122 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II.ban (*).Le premier événement remarquable que nous trouvons fous son règne,c’est la mort de Kotboddin , fondateur d’une nouvelle Monarchie en 521.Bujlekkìn son pere étoit' esclave de Balkatekkin ou Malkatekkìn , qui étoitlui - même du nombre de ces Esclaves de considération qui possédoientles principales Charges de la Cour de Malek Shah , & il occupoit celle deTeshtdar ou de. Grand-Echanson. Après íà mort le Sultan donna cetteCharge à Bufìckkìn , & pareeque les revenus de la Province de Karazm ,à f Est de la Mer Caspienne, étoient annexés à cette Charge, il en obtintfans peine le Gouvernement. Kotboddin son fils lui succéda dans toutesses Charges l’an de l’Hégire 521, de J. C. 1127: comme il étoit hom-me d’esprit & de valeur, son crédit augmenta à un tel point sous les rè-gnes de Barkiarok &de Sanjar, qu’il obtint le titre de Karazm Shah, c’est-à-dire de Roi de Karazm: ce titre est toujours demeuré à fa postérité, quifonda une puissante Monarchie, & ruina enfin la Dynastie des Seljucidesde l 'Iran, à qui elle devoit son élévation. Quant à Kathboddin, nonobs-tant fa grande puissance, il ne se départit jamais de l’obéissance qu il de-voit aux Sultans ; & pendant trente ans il fit les fonctions de fa Chargeà la Cour de Sanjar une année, & étoit relevé l’année suivante par sonfils Atfiz (a).
L’an 524 de l’Hégire, 1129 de J. C. Sanjar passa le Gihon, & entradans la Province de Mawaralnahr , pour réduire à son devoir Ahmedfils de Soìiman, Gouverneur de Samarcande, qui refusoit de payer le tri-but ordinaire. Le Sultan l’assiégea, & après une vigoureuse défense ilfut obligé de se rendre. Sanjar lui accorda la vie, mais lui ôta son Gou-vernement , qu’il donna à un de ses Esclaves. Ahmed ayant trouvé dans lafuite moyen de rentrer dans les bonnes grâces du Sultan, il fut rétablipeu de tems après. Bahram Shah , Sultan Gaznevide, dont les Etats s’é-tendoient depuis la Province de Gazna , à l’Est du Khorazan, jusquesbien avant dans les Indes, pensa aussi à secouer le joug des Seljucides ;mais le Sultan étant entré dans ses Etats à la tête d’une puissante arméeen 530, de J. C. 1135, Bahram, qui n’étoit pas en état de lui résister, luienvoya aussitôt des Ambafladeurs, qui postèrent le tribut ordinaire, ■&rendirent hommage pour leur Maître, qui par ce moyen détourna la tem-pête qui le menaçoit (/-).
Après la mort de Koihboddin , dont nous, avons parlé., Jîfiz nommé aussiTakash son fils lui succéda dans la Charge d’Echanson , & dans la quali-té de Karazm Shah, quoiquil ne fût que Gouverneur de cette Province,comme l’avoit été son pere. Ses services lui acquirent un grand créditauprès de Sanjar , & surtout celui qu’il lui rendit en le tirant des mains de
ceux
(jij D'Herbelot ubi sup. (£) Khondemir^'p- D Herbelot, p. 756. art. Sangiar.
' (*) C’est lui dont parle Benjamin de Tudele dans ses Voyages Romanesques, il rap-pelle Senigar Shah fils de Shah (1), c’est-à-dire de Malek Shah. .
( r) Ben}, T.fdel, p. 31. T.dìr. Cnnst. L?Empereur, vant a fort bien démêlé qu’il s’agiííoit defVoy. ses Vova*. de Benjamin de Tudeh ■> trad. pat i! ptfroît feulement qu’il n’a connu ce SultanBsratier. 1 . à rz. p. 17s- not. Ce jeune fia- qu’impartaitemeíu. Rem. u u TkadJ