124 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chap. II.
SacTioN armée, & de se faire jour au travers de ses ennemis, pour gagner Termed ,Vin. v yj e p ur ] e Gihon au Nord de Balkh, où il arriva avec douze ou quinze de.^ganlar ^ es S ens ^ulsment. Les fuyards s’étant rassemblés dans cette même ville,VI. Sultan d recueillit les débris de son armée, & reprit la route du Khorasan, toutSeijudde confus d'une expédition qui lui avoit íì mal réussi, & qui prouvoit à sesde /’lran. f u jets qu’il n’étoit pas invincible, comme ils l’avoient cru auparavant (a).
“ A t fi Z a t- Atfiz , continuant à attenter de plus en plus fur l’autorité du Sultan, iltente à la se vit obligé de se mettre pour la seconde fois en campagne pour le ré-víeduSul- duire, & fan 538 de I’Hégire, 1143 de J. C. après savoir chassé detan ' plusieurs passages & lieux forts qu’il tenoit, il vint s assiéger dans fa Ca-pitale. dîtfiz , se trouvant extrêmement pressé, envoya de très - richespréscns à Sanjar , & lui fit demander le pardon de fa faute, que ce Prin-ce généreux lui accorda ; il le laissa même en possession de son Gouver-nement, après qu’il eut de-nouveau juré fidélité au Sultan. Cet excès debonté ne toucha pas cependant J’eíprit ambitieux à'Atfiz. Sanjar appritde plusieurs endroits qu’ii reprenois les armes , & qu’il ne dèféroit enaucune maniéré à ses ordres. Le Sultan pour s’éclaircir, envoya Adib Sa-der, un des plus grands Seigneurs de fa Cour, pour s’informer de la con-duite d ’ Atfiz. Mais ce Seigneur ne fut pas plutôt arrivé dans le Karazm,qu 'Atfiz lui donna des gardes pour l’observer exactement , & envoya enmême tems des assassins à Mará , pour tuer le Sultan. Mais Adib, enayant été informé, en donna avis à Sanjar; les scélérats furent décou-verts , & punis de mort. Atjiz ne doutant pas qu 'Adib n’eût donné avisde son projet, le fit précipiter du haut de son château dans le Gihon ou Amu.H se sou • L’an de l’Hégire 542, de J. C. 1147, le Sultan entreprit pour la troi-met à la fieme fois de punir Atfiz de ses trahisons; il investit Hazar Asb, la pìusfi n ‘ forte place du Karazm, où Atfiz s’étoit renfermé; il fit une vigoureusedéfense, & eut encore le bonheur de s’échapper, ia place ayant été em-portée d’assaut. Sanjar le suivit dans la ville de Karazm, où il s’étoit re-tiré , & le Sultan se seroit rendu aisément maître de cette ville; mais soitqu’il fût fatigué des travaux de la campagne, soit qu’il n’aimât pas à ré-pandre le sang, il écouta jes propositions de paix qu ’Atfiz lui fit faire parlin Derviche, qui fut fi bien ménager 1 esprit de Sanjar , qu’il se contentapour toute satisfaction, qu'Atfiz parût fur le bord du Gihon vis-à-vis ducamp du Sultan, & qu’il sc prosternât & baisât la terre. Atfiz se renditau lieu dont on étoit convenu , & sans descendre de cheval il ne fitautre chose que s’incliner & baisser la tête pour saluer le Sultan , quimalgré son arrogance ne laissa pas de lui envoyer le pardon qu’il ksi avoitpromis. Ce fut-là ce qui termina la guerre entre eux, ils vécurent enpaix jusqu’à la mort d 'Atfiz, qui mourut en 551, un an avant Sanjar (b).Le Pays de Un des événemens les plus mémorables du régné de ce Prince, ce sucGmt ren- j a victoire signalée qu’il remporta fur Hujftyn Jehansûz , Sultan de la Dy-■lain 11 ' na dì e des Gaurides , dont les Etats étoient situés entre le Pays de Gazna
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(s) Kbondcmir , fl p. D'IIerbelot ,v. 756. ait. G) D'IIerhdot , p. 146 A à. art At fa.
Sangiar.