HISTOIRE GENERALE DES TURCS, Liv. II. Chap. IV. 149
parallèle depuis l’^oraíe jusqu’à Y Euphrate , & la quatrième est ail Nord de Sectionla Phrygie & d’une partie de la Cappadoce. i-
Ce que nous venons de dire peut donner à nos Lecteurs une idée de1 a situation de ces Provinces relativement les unes aux autres, mais pourplus grande clarté il fera bon d’obscrver que la Cappadoce, qui s’étend ^«Selju-depuis la Phrygie vers l’Orient jusqu’à l’Euphrate , est entre le Pont au çides deNord, & la Cilicis avec une partie de la Syrie , auMidi: que la Galatie Rouin -a la Papblagonie & la Bithynie _ au Nòrd; que la Phrygie, qui est le cen- Leuf Si ,tre de toutes les autres Provinces, & dont la frontière au Nord-Ouest tuaii(mtest couverte par un coin de la Bithynie , est bornée à l’Ouest par -laMysie, la Lydie & la Carie, & au Midi par la Lycie, la Pifidie & unepartie de la Ciìicie.
Parmi ces Provinces , le Pont , la Phrygie & la Cappadoce font fort Leurgrandes; la Papblagonie ,. la Bithynie , la Myfie , la Pifidie, la Ciìicie & la grandeur.Galatie font moins étendues , la Lydie , la Carie & la Lycie, moins en-core, & YJonie est la plus petite de toutes. 11 n'est pas nécessaire defaire la description de ces Provinces, telles qu’elles étoient en ce tems-là ; on apprendra suffisamment à les connoître par l’Histoire des Sul-tans , dans laquelle nous aurons souvent occasion de parler de leursvilles & places principales.
' il n'est pas de morceau d’Histoìre parmi les Européens , qui soit L'Hifloireplus confus, que celui qui regarde les Sultans Seljucìdes de Roum , & il n’en ^«Selju-est point qui mérite plus detre bien éclairci, à cause de la grande liaisonqu’il y a entre l’Histoire de ces Princes & celle des derniers limpe-reurs Romains ou Grecs , auffi bien que celle des Othomans leurs suc-cesseurs, aujourd’hui regnans. Cette confusion vient de l’imperfectiondes récits des Grecs, remplis de vuides & d’erreurs; dans lesquels ce-pendant Leuncìavins, Knowles & les autres Auteurs d'Occident ont pui-sé jusqu’à présent 1 Histoire qu ils ont donnée de cette Dynastie.
On pourroit peut-être penser, qu’il y a moyen de suppléer au dé-faut des Auteurs Grecs , & de corriger leurs erreurs , par le secoursdes Historiens Orientaux , & sur-.tout de ceux de Roum ou des Payssoumis à cette troisième branche des Seljucìdes , supposé qu’il y en ait.
Mais malheureusement nous n’avons jusqu’à présent que trés-peu d’His-tbires particulières des Monarchies d’Orient,& il y en a encore moinsde générales qui soient traduites.
A l’égard de ces dernieres il n’a paru aucune- traduction de quel- Marque
qu'une qui traite dés Sultans de cette Dynastie , à la réserve de cel- e J ecot “ ule de s Abrégé d 'Ahufarage , qui ne parle que des onze-premiers , &encore y en a-t-ii quelques-uns dont il ne fait que rapporter simplementles noms. Car cet Historien ayant écrit en forme d’Annales, ne donnesien de complet & de suivi, cela n’empêche pas que ce qu’il nous fournitne nous ait beaucoup servi pour l’Histoire de cette troisième branche desSeljucìdes; & peut-être, fans son secours, n’aurions-n'ous pas été en étatd’éclaírcir lç S principales difficultés, & de marquer quelques-uns des faitsles plus importans,
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