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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS, Liv. II. Chap. IV. 149

parallèle depuis l’^oraíe jusqu’à Y Euphrate , & la quatrième est ail Nord de Sectionla Phrygie & d’une partie de la Cappadoce. i-

Ce que nous venons de dire peut donner à nos Lecteurs une idée de1 a situation de ces Provinces relativement les unes aux autres, mais pourplus grande clarté il fera bon d’obscrver que la Cappadoce, qui s’étend ^«Selju-depuis la Phrygie vers l’Orient jusqu’à l’Euphrate , est entre le Pont au çides deNord, & la Cilicis avec une partie de la Syrie , auMidi: que la Galatie Rouin -a la Papblagonie & la Bithynie _ au Nòrd; que la Phrygie, qui est le cen- Leuf Si ,tre de toutes les autres Provinces, & dont la frontière au Nord-Ouest tuaii(mtest couverte par un coin de la Bithynie , est bornée à l’Ouest par -laMysie, la Lydie & la Carie, & au Midi par la Lycie, la Pifidie & unepartie de la Ciìicie.

Parmi ces Provinces , le Pont , la Phrygie & la Cappadoce font fort Leurgrandes; la Papblagonie ,. la Bithynie , la Myfie , la Pifidie, la Ciìicie & la grandeur.Galatie font moins étendues , la Lydie , la Carie & la Lycie, moins en-core, & YJonie est la plus petite de toutes. 11 n'est pas nécessaire defaire la description de ces Provinces, telles qu’elles étoient en ce tems-là ; on apprendra suffisamment à les connoître par l’Histoire des Sul-tans , dans laquelle nous aurons souvent occasion de parler de leursvilles & places principales.

' il n'est pas de morceau d’Histoìre parmi les Européens , qui soit L'Hifloireplus confus, que celui qui regarde les Sultans Seljucìdes de Roum , & il n’en ^«Selju-est point qui mérite plus detre bien éclairci, à cause de la grande liaisonqu’il y a entre l’Histoire de ces Princes & celle des derniers limpe-reurs Romains ou Grecs , auffi bien que celle des Othomans leurs suc-cesseurs, aujourd’hui regnans. Cette confusion vient de l’imperfectiondes récits des Grecs, remplis de vuides & d’erreurs; dans lesquels ce-pendant Leuncìavins, Knowles & les autres Auteurs d'Occident ont pui-sé jusqu’à présent 1 Histoire qu ils ont donnée de cette Dynastie.

On pourroit peut-être penser, qu’il y a moyen de suppléer au dé-faut des Auteurs Grecs , & de corriger leurs erreurs , par le secoursdes Historiens Orientaux , & sur-.tout de ceux de Roum ou des Payssoumis à cette troisième branche des Seljucìdes , supposé qu’il y en ait.

Mais malheureusement nous n’avons jusqu’à présent que trés-peu d’His-tbires particulières des Monarchies d’Orient,& il y en a encore moinsde générales qui soient traduites.

A l’égard de ces dernieres il n’a paru aucune- traduction de quel- Marque

qu'une qui traite dés Sultans de cette Dynastie , à la réserve de cel- e J ecot “ ule de s Abrégé d 'Ahufarage , qui ne parle que des onze-premiers , &encore y en a-t-ii quelques-uns dont il ne fait que rapporter simplementles noms. Car cet Historien ayant écrit en forme d’Annales, ne donnesien de complet & de suivi, cela n’empêche pas que ce qu’il nous fournitne nous ait beaucoup servi pour l’Histoire de cette troisième branche desSeljucìdes; & peut-être, fans son secours, n’aurions-n'ous pas été en étatd’éclaírcir lç S principales difficultés, & de marquer quelques-uns des faitsles plus importans,

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