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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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,84 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Chai*. IV.

Section mauvaise monnoye d’argent , pour la débiter aux Croisés qui auroientquelque chose à vendre. En un mot, il n’y eut point de mal que l’Em-’^Massûd, pereur ne tramât ou ne fît tramer contre eux , afin que l’exempie de leurH'. Sultan malheur servît à détourner leurs deícendans de mettre jamais le pied furde Roum. j es terres des Romains.

~C ~ rn Les Allemands & les François n’étoient pas encore fort avancés , lors-des Turcs. qu’ils rencontrèrent une armée de Turcs, commandée par un Capitainenommé Pamplane , lequel excité par les Lettres de Manuel & animé parson exemple, les attaqua & les délit. Les Turcs se rangerent ensuite surle bord du Méandre, pour leur en disputer le passage; mais Conrad avantpoussé son cheval dans !e fleuve , toute son armée le suivit, & ayant ga-gné le bord , fondit sur les Turcs avec tant de furie , qu’il n’en échappa1147. presque aucun. On peut juger du terrible carnage qu’il y eut par les mon-tagnes prodigieuses d’os qui se voyoient en cet endroit , & que Nìcétaslui-même avoit vues avec etonnement. Le même Historien ajoute, qu’a-près cette célébré victoire les Allemans n’eurent plus d’ennemis à combat-tre dans le reste de leur chemin. Mais les Historiens d’Occident, qui pou-voient être mieux instruits , nous apprennent que l’ennemi ne cessa deparoître, que jusqu’à ce que les Croisés arrivassent à Iconie , Capitale des'Síege Etats Turcs dans l’Asie Mineure. Us investirent la ville de tous côtés,d Rome. ma - s e j[ e àoit fl forte par l’art & par la nature , & les Turcs se défendi-rent si vaillamment, qu’après avoir été long-tems devant la place, ils 11’a-voient encore rien avancé. A la fin les vivres leur manquèrent, ce quiDépart «L causa une si grande mortalité parmi les troupes , que -'Empereur ConradConrad. f ut bien aise de lever le siégé & de s’en retourner. Les mêmes Historiensattribuent généralement cette mortalité & le mauvais succès de toute l’ex-pédition , à la perfidie des Grecs , qui par la connivence de l’Empereurmêloient de la chaux parmi la farine qu’ils apportoient à vendre; ils ac-cusent encore Manuel d’avoir trahi les Chrétiens, en donnant avis de leursdesseins au Sultan Mafut ,ou Mahmûd , ainli que quelques-uns le nomment ( a ).

Voilà tous les évenemens que les Grecs rapportent du régné de Mas-fâd, auxquels nous n’avons qu’un fait à ajouter, epx Abusarâge rapporte;c’est qu’en l’année de l’Hégire 546, de J. C. 1151 JuJlin ou 'JoJsclìn Com-1151. te d’Edesse , ayant fait 1 Ecuyer de Nûro ddin prisonnier , l’envoya à Mas *sud, beau-pere de Nûro ddin , avec un message menaçant (b). Ce fait estpeu important en lui-même, mais il sert à fixer la durée du régné de ceSultan, que l'on fait par-là certainement s’étre étendu jusqu a ce tems-là;& des circonstances que nous rapporterons ci-dessous, marquées par lesHistoriens Byzantins , donnent lieu de penser qu’il véquit même deux ouMort de trois ans de plus. Mais en supposant qu’il mourut à la fin désarmée 1152,Massûd. ce ] a porte la fin de son régné quinze ans plus avant dans le siecle , que nele fait le calcul des Historiens Persans, & lui donne trente-sept ans de du-rée, ce qui avec un an de plus est le double du tems qu’ils lui donnent; &st l’on suppose que c’est lui , & non Saysan , qui a succédé immédiate-ment

(«) Nitet, Hist. de Manuel Comnen. L. I C. 2. 5 & <5, (-) Abulsarag. p. 256.