<2,20 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciup. IV.
Section bataille contre les Mogols ; d’autres prétendent qu’un de ses domestiques1X - l’empoisonna avec du lait de cavale, qu’il demanda pour boire (*) (a)./"f N’ayant plus rien à dire de l’Orient, tournons les yeux vers l’Occident,KhosiL & considérons la misérable condition des Grecs , incapables de résister aIII. Xlll la puissance des Turcs , qui comme un torrent les engloutirent tout d unSultan de coup Comme nous avons déja dit un mot de 1 état ou etoit 1 Empire, quiRoum - se trôuvoit sans défense dans cette conjoncture ^ il convient de marquer'Liste êm comment ìl étoit tombé dans une si grande foibleffe , & pour cela il fautda Grecs reprendre les choses d’un peu plus haut. Quoiqu a 1 avenement de Iheofen Me. .Z t ascaris TEmpiré de Nicée fût renfermé dans des bornes fort étroi-tes & ne consistât plus qu’en trois villes, Nicée, Pruse & Philadelphie,les affaires furent -conduites avec tant de prudence , que l’Etat fut en sû-reté contre ses ennemis. Pour faire mieux tête aux Francs , qui avoientpris Constantinople & étoient maîtres de la mer, les Ministres firent lapaix avec les Turcs, & s’obligerent à leur payer annuellement une grandesomme & ils tournèrent toutes leurs forces, contre les premiers. Quandils eurent fini avec eux , ils Rappliquèrent à fortifier les montagnes, quel-ques efforts que les Turcs fissent pour les en empecher. lis y bâtirent desForts, dont ils confièrent la garde à ceux du Pays, & ainsi ils pourvurentde ce côté-là à la sûreté de l’Empire. Comme les peuples qui habitoientces montagnes avoient de l’inclination à changer de parti , «Si qu'ils n’é-toient pas °d’humetir à courir le moindre risque en résistant à l’ennemi,les Empereurs les attachèrent à leurs intérêts par les exemptions qu’ils leuraccordèrent, «Si par les largesses extraordinaires qu’ils firent aux plus con-sidérables d’entre eux , qui par ce moyen acquirent de grandes richesses.L’ardeur qu’ils firent paraître contre l’ennemi s’accrut avec leur prospéritédomestique, desorte qu’ils étoient attentifs à surprendre l’ennemi durantla nuit, «Sc enlevoient force butin , parcequ’ils pensoient qu’il valoitmieux prévenir sennemi que l’attendre. Le soin qu’on prit des Forte-resses eut cet heureux succès , & de peur que ceux qui les gardoient nefussent tentés de les abandonner , il y avoir dans le voisinage des troupes
OueVeen ^ Ccf hors ordre ' avouai bien rétabli les affaires des Grecs dans f Orient,sfoit la ‘ que lorsque Michel Païèologue retourna de Nicée à Constantinople , aprèssaufs. qu’elle eut été reprise sur les Latins en 1260, l’Asie Mineure, la Paphla-gonie (on ajoute la Bulgarie) la Bithynie, la grande Phrygie, la PhrygieCapatienne & la Carie , étoient. encore fous l’obéissance des Romains (f)& leur payoient tribut (c).
r Mais
(a) Abulfarag. Hist. Dynast. p. 358 L (?) Pachymer. L. I. Ch. 2-4.àìv» (?) Ducas Ch, II # .
(*) Il étoit te- quatrième Sultan des Mamhtcs Bahriens; qui étoient des Esclaves Tarta-ïes* On l’appelloit auílï Bibars AI Salehi-> & h fc rendît fameux par ses victoires.
(f) Les Turcs, qui un peu auparavant s’étoieraemparés de la Lycaoníe, avoient laCappadoce, la Galatie, la Pamphylie, r Arménie , l’Hénélopont, la Piiidie, la Lycie &d’autres Provinces. On ajoute, peut-être par méprise,, la Célésyrie.