Buch 
17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
Seite
220
JPEG-Download
 

<2,20 HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. II. Ciup. IV.

Section bataille contre les Mogols ; d’autres prétendent qu’un de ses domestiques1X - l’empoisonna avec du lait de cavale, qu’il demanda pour boire (*) (a)./"f N’ayant plus rien à dire de l’Orient, tournons les yeux vers l’Occident,KhosiL & considérons la misérable condition des Grecs , incapables de résister aIII. Xlll la puissance des Turcs , qui comme un torrent les engloutirent tout d unSultan de coup Comme nous avons déja dit un mot de 1 état ou etoit 1 Empire, quiRoum - se trôuvoit sans défense dans cette conjoncture ^ il convient de marquer'Liste êm comment ìl étoit tombé dans une si grande foibleffe , & pour cela il fautda Grecs reprendre les choses d’un peu plus haut. Quoiqu a 1 avenement de Iheofen Me. .Z t ascaris TEmpiré de Nicée fût renfermé dans des bornes fort étroi-tes & ne consistât plus qu’en trois villes, Nicée, Pruse & Philadelphie,les affaires furent -conduites avec tant de prudence , que l’Etat fut en sû-reté contre ses ennemis. Pour faire mieux tête aux Francs , qui avoientpris Constantinople & étoient maîtres de la mer, les Ministres firent lapaix avec les Turcs, & s’obligerent à leur payer annuellement une grandesomme & ils tournèrent toutes leurs forces, contre les premiers. Quandils eurent fini avec eux , ils Rappliquèrent à fortifier les montagnes, quel-ques efforts que les Turcs fissent pour les en empecher. lis y bâtirent desForts, dont ils confièrent la garde à ceux du Pays, & ainsi ils pourvurentde ce côté-là à la sûreté de l’Empire. Comme les peuples qui habitoientces montagnes avoient de l’inclination à changer de parti , «Si qu'ils n’é-toient pas °d’humetir à courir le moindre risque en résistant à l’ennemi,les Empereurs les attachèrent à leurs intérêts par les exemptions qu’ils leuraccordèrent, «Si par les largesses extraordinaires qu’ils firent aux plus con-sidérables d’entre eux , qui par ce moyen acquirent de grandes richesses.L’ardeur qu’ils firent paraître contre l’ennemi s’accrut avec leur prospéritédomestique, desorte qu’ils étoient attentifs à surprendre l’ennemi durantla nuit, «Sc enlevoient force butin , parcequ’ils pensoient qu’il valoitmieux prévenir sennemi que l’attendre. Le soin qu’on prit des Forte-resses eut cet heureux succès , & de peur que ceux qui les gardoient nefussent tentés de les abandonner , il y avoir dans le voisinage des troupes

OueVeen ^ Ccf hors ordre ' avouai bien rétabli les affaires des Grecs dans f Orient,sfoit la ‘ que lorsque Michel Païèologue retourna de Nicée à Constantinople , aprèssaufs. qu’elle eut été reprise sur les Latins en 1260, l’Asie Mineure, la Paphla-gonie (on ajoute la Bulgarie) la Bithynie, la grande Phrygie, la PhrygieCapatienne & la Carie , étoient. encore fous l’obéissance des Romains (f)& leur payoient tribut (c).

r Mais

(a) Abulfarag. Hist. Dynast. p. 358 L (?) Pachymer. L. I. Ch. 2-4.àìv» (?) Ducas Ch, II # .

(*) Il étoit te- quatrième Sultan des Mamhtcs Bahriens; qui étoient des Esclaves Tarta-ïes* On l’appelloit auílï Bibars AI Salehi-> & h fc rendît fameux par ses victoires.

(f) Les Turcs, qui un peu auparavant s’étoieraemparés de la Lycaoníe, avoient laCappadoce, la Galatie, la Pamphylie, r Arménie , l’Hénélopont, la Piiidie, la Lycie &d’autres Provinces. On ajoute, peut-être par méprise,, la Célésyrie.