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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. IL Chap. IV. 223

vit les ruines.de Traites (*),qui avoir été autrefois une ville fort célébré Sectio*& charmé de la beauté de fa situation il résolut de la rebâtir & de l’appeb! LX.ler /mdronicopole ou Paléologopole. Comme les Ouvriers travailioient ifs La re S ,ìetrouvèrent un oracle gravé fur un marbre, qui assuvoit qu ij y auroitPrince qui retireroit cette ville de ses ruines, & la reléveroit avec plus de mxìn.magnificence qu elle n’en avoir jamais eu. Su )s m £

Andronìque s’appliqua cet oracle, & fit travailler avec ardeur à rebâtir Roum -

ia ville, dans l’efpérance du long régné qui par le même oracle étoit Z -"

promis au restaurateur de Traites. Mais cet oracle n’étoit qu'une illusion, ^ x0ra 'qui fut cause de la mort d’une infinité de personnes. Lorsque les muraillesfurent élevées le long du Méandre, on assembla jusqu’à trente-cinq-millehabitans. Mais. à peine étoient-ils rangés dans leurs maisons, qu’ils seVirent tout à coup investis par une armée de Turcs , commandés parMantachìe , surnommé Sa/pace, ce qui en leur langue, dit notre Auteursignifie un homme fort. Comme il n’y avoir ni sources, ni fontaines mciternes, ni puits dans la place, Libadaìre t grand Cartulaìre, ne savoir quefaire; les habitans, quoique réduits à se nourrir de vermine & de cada-vres, auroient été contens, s’ils a voient eu dequoi se désaltérer; desorteque plusieurs moururent de soif (f), & d’autres pour éviter la mort àlloientimplorer la clémence de leurs ennemis, qui les repoussoient & les tuoient-. Comme ceux qui restoìent dans la ville se reposoienr encore sur la foi de LaviiteParade, & qu’ils vivoient dans i’efpérance de recevoir du secours, les c/A bientôtTurcs résolurent de faire un dernier effort, & s’étant couverts de leurs à-àboucliers ils s’approcherent du pied de la muraille & la sapperent. Aprèsl avoir étayée, ils sommèrent encore les assiégés de se rendre, & sur leurrefus ils mirent le feu aux appuis, & firent une breche, à la faveur de la-quelle ils emporteront la ville d’assaut, & passerent tous les habitans au filde l’épée. ljs avoient pris auparavant Nysse, qui étoit aussi tombée en-tre leurs mains faute de secours. Ce qu'il y a de plus surprenant, c’estque pendant ces expéditions le jeune Empereur étoit à Nymphée/ aprèsavoir pris ces villes ils coururent & pillèrent impunément J’Anatolie.

Les Turcs, encouragés par ces succès, traversèrent le Sangare, & fi- LûBlthy.r-ent le dégât à l’occident de cette riviere. L’Empereur Payant appris, nie devis.amassa: le plus grand nombre de troupes qu'il put, & marcha avec loute^’k diligence possible pour s’opposer à leurs courses. Quand il vit J’effroya- Iî8r 'ble désolation du Pays qu’ils a voient ravagé,- il en conçut la plus sensibledouleur, & à cette occasion il dit au Patriarche d’Alexandrie que le zeletéméraire de certaines personnes, qui en décriant fa conduite avoient sou-levé ses sujets contre lui, l’avoit obligé d’appliquer tous scs soins à fa pro-pre conservation & de négliger la ruine des Provinces; & que les Gou-verneurs à qui il avoir confié ces parties éloignées de ses Etats, lui en

' avoient

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(*) 11 paroit par-Ià que les Turcs avoient depuis peutorien n’a rien dit d’un événement si remarqua e. ;iT . . tv./w.-

U) Le Méandre ne pouvoif-K pas leur fournir de 1 eau? ou le rsiflcau que le Doctes.Pecbck dit qui passe par la ville? Vol. II. k. II- P- si?»