HISTOIRE GENERALE DES TURCS. Liv. IL Chap. IV. 223
vit les ruines.de Traites (*),qui avoir été autrefois une ville fort célébré Sectio*& charmé de la beauté de fa situation il résolut de la rebâtir & de l’appeb! LX.ler /mdronicopole ou Paléologopole. Comme les Ouvriers travailioient ifs La re S ,ìetrouvèrent un oracle gravé fur un marbre, qui assuvoit qu ij y auroitPrince qui retireroit cette ville de ses ruines, & la reléveroit avec plus de mxìn.magnificence qu elle n’en avoir jamais eu. Su )s m £
Andronìque s’appliqua cet oracle, & fit travailler avec ardeur à rebâtir Roum -
ia ville, dans l’efpérance du long régné qui par le même oracle étoit Z -"
promis au restaurateur de Traites. Mais cet oracle n’étoit qu'une illusion, ^ x0ra 'qui fut cause de la mort d’une infinité de personnes. Lorsque les muraillesfurent élevées le long du Méandre, on assembla jusqu’à trente-cinq-millehabitans. Mais. à peine étoient-ils rangés dans leurs maisons, qu’ils seVirent tout à coup investis par une armée de Turcs , commandés parMantachìe , surnommé Sa/pace, ce qui en leur langue, dit notre Auteursignifie un homme fort. Comme il n’y avoir ni sources, ni fontaines mciternes, ni puits dans la place, Libadaìre t grand Cartulaìre, ne savoir quefaire; les habitans, quoique réduits à se nourrir de vermine & de cada-vres, auroient été contens, s’ils a voient eu dequoi se désaltérer; desorteque plusieurs moururent de soif (f), & d’autres pour éviter la mort àlloientimplorer la clémence de leurs ennemis, qui les repoussoient & les tuoient-. Comme ceux qui restoìent dans la ville se reposoienr encore sur la foi de LaviiteParade, & qu’ils vivoient dans i’efpérance de recevoir du secours, les c/A bientôtTurcs résolurent de faire un dernier effort, & s’étant couverts de leurs à-àboucliers ils s’approcherent du pied de la muraille & la sapperent. Aprèsl avoir étayée, ils sommèrent encore les assiégés de se rendre, & sur leurrefus ils mirent le feu aux appuis, & firent une breche, à la faveur de la-quelle ils emporteront la ville d’assaut, & passerent tous les habitans au filde l’épée. ljs avoient pris auparavant Nysse, qui étoit aussi tombée en-tre leurs mains faute de secours. Ce qu'il y a de plus surprenant, c’estque pendant ces expéditions le jeune Empereur étoit à Nymphée/ aprèsavoir pris ces villes ils coururent & pillèrent impunément J’Anatolie.
Les Turcs, encouragés par ces succès, traversèrent le Sangare, & fi- LûBlthy.r-ent le dégât à l’occident de cette riviere. L’Empereur Payant appris, nie devis.amassa: le plus grand nombre de troupes qu'il put, & marcha avec loute^’k diligence possible pour s’opposer à leurs courses. Quand il vit J’effroya- Iî8r 'ble désolation du Pays qu’ils a voient ravagé,- il en conçut la plus sensibledouleur, & à cette occasion il dit au Patriarche d’Alexandrie que le zeletéméraire de certaines personnes, qui en décriant fa conduite avoient sou-levé ses sujets contre lui, l’avoit obligé d’appliquer tous scs soins à fa pro-pre conservation & de négliger la ruine des Provinces; & que les Gou-verneurs à qui il avoir confié ces parties éloignées de ses Etats, lui en
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(*) 11 paroit par-Ià que les Turcs avoient depuis peutorien n’a rien dit d’un événement si remarqua e. ;iT . . tv./w.-
U) Le Méandre ne pouvoif-K pas leur fournir de 1 eau? ou le rsiflcau que le Doctes.Pecbck dit qui passe par la ville? Vol. II. k. II- P- si?»