DEPUIS JENGHIZ KHAJtf; Liv. IIÏ. -’Ghap. ÎL 249©Hvâtre, & d'une couleur approchante de èeiles du cuivre de fAmérique, Sucrionsks yeux noirs & brillans, mais tropt éloignés l’un de foutre, & peu.ou L
verts, quoique trèsffendus; ils ónt le nez écrasé & presque de niveauavec le reste du visage, desorte que Ton n’en distingue gueres que le bout, go u.,qui est -aussi' très - plat, mais qui; s’ouvre par. deux grandes narines (*) ;i * ' ■leurs oreilles font fort grandes, quoique fans bords; ils ont peu de barbe,mais leurs cheveux font noirs & aussi .forts que le crin de leurs chevaux,*'ils les rasent entieremenc à i’exception d une touffe au sommet de la têie,'qui tombe sur leurs épaules, & qu’ils laissent croître dans toute ft Ion-!gueur naturelle. Pour réparer cette, difformité de leur visage la nature!leur a donné une fort jolie bouche, assez petite, avec de petites dentsblanches comme de l’ivoire, & beaucoup de proportion dans tous les mem-bres. Les femmes ont à peu près les mêmes, traits mais moins grands,elles font la plupart bien.faites & d’une taille, bien prise (<z).
Le P. Gerbillon les représente fort grossiers, mais honnêtes &vde bo rìLeursMâ-naturel; les Eluths en. particuiliér/ne font de mal à personne, à moins mres -qu’on ne les attaque; & quoiqu’ils soient fort braves, ils ne vivent pointde brigandage comme les Tarcares Mahométans leurs voisins, avec les-quels ils font toujours en guerre. Les Mongols proprement dits & lesKalkas font sales dans leurs tentes & mal-propres dans leurs habits ; ils vi-vent au milieu .des ordures de leurs bestiaux, dont la fiente leur tientlieu de bois pour faire duffeu, ce qui fait que leurs tentes ont une odeur dsBrebis insupportable.; d’ailleurs ils font bons cavaliers, habiles chasseurs,adroits à tirer de l’arc à pied & à cheval ; en général ils menenc une viefort misérable: l’averfion qu’ils ont pour le travail leur fait préférer l’herbede la terre aux fruits de l’agriculture (ê).
Régis , autre Missionnaire, observe que la principale ambition des Mo LeurCa-gols est de conserver le rang de leurs familles. Us n’estiment les choses raùere.que par 1 utilité, fans égard pour la rareté ou la beauté; ils paroiffenttoutefois contens & fans inquiétude, d'un beau naturel, d’une humeurgaye, toujours disposés à rire, nullement rêveurs,jamais mélancholiques.lis n’ont en effet aucun sujet de l’être, n’ayant ordinairement ni voisins àménager, ni ennemis à craindre, ni Grands à contenter, fans affaire dif-ficile , fans occupation gênante, ne fe plaisant qu’à la chasse, à la pêche& aux exercices du corps. Us ne laissent pas d’avoir un esprit capable des•Affaires & des Sciences; témoin la. conquête de la Chine qu’ils firent em*264, & l’habileté & la droiture avec lesquelles, ils la gouvernèrent ausentiment même des'Chiqois.(c). '
• Bentink leur donne pour habits de fort grandes chemises, & des cale- Leurs Ha -. , , . ' .... çans Hts.
C'O Ahifhshazi Khan, p. i<58. CO J bi d. p. Z 2 , ZZ-
O) Du Ììaldt!, T. IV. p. 45.
■ (*)_ Quoique ce portrait soit sans doutqégalement celui des Mongols, _ des Kalkas &
® es Eluths, cependant notre Auteur, parlant du nez & des yeux des premiers, dit feule,rient qu’ils ont le nez écrasé & les yeux noirs & bien fendus. Vov. jtbu'Ighazi Khan,
P. 168 . dans les Nòtes. ' '
Tome XVII. Ii