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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DEDUIS JENGHIZ" KHAN. Liv.IIIL CìïapV lí.

£sord 4e F Asie an peut f aire plus avec une pieoá de drdp ròuge qu’âvëc le LrsMàquadruple deifa valeur en argent (s)^ • - -u - - ' ‘ , 11 ' ^ n

Les armes;des Mongols iont i'arc-'& la fléché, la pique &Jé sabre , ^Mon-gu’ils portent à. la maniéré des Chinois; ils ne vont à la guerre qu’à cheval. go ls.

Ils tirent toute leur nourriture de leurs Troupeaux, qui consistent en--

Chevaux, Chameaux, -Bœufs ou Vaches r &Montions o« Brebis. Leurs í - eurs/!r ~chevaux sont bons & vigoureux; leurs bftnist sont plus grands encore que n!c [' cursceux de l’Ukraine, & les plus hauts qu’il' y ait air Monde; leurs chameaux j rou .font aflez grands & forts; leurs brebis sont pareillëment trés-'grandes, & peaux.ont la queue fort courte & toute cachée dans un couffin de graisse de plu-sieurs livres qui leur pend justement devant le derrière ; ces brebisont la toison fort longue & rude, une bosse-fur le nez comme les cha-meaux, &. des oreilles pendantes comme nos chiens de chasse (b).- Cecidoit s’entendre proprement des Lluths ;> càr qúóiquédes -Mongols & lesKalkas ayent le méme bétail qq’eux, il ne peut Être mis en comparaisetiavec le leur ni pour l’apparence ni pour la bonté, excepté les brebis, quiont la queue d’environ deux empans de longueur, & d’autant de tour àpeu près, pesant ordinairement dix ou onze livres, & qui n’est quasi qu’u*ne feule piece d’une graillé rance: ils ont sur-tout les pourceaux en hor-reur (ç). Les Eluths n’en mangent jamais, ni de volaille. En général ilsne .mangent gueres que de la chair de cheval & de mouton, ssestimantpas à beaucoup près autant celle de bœuf ou de vache, qu’ils ne croyencpas si bonne, ils préfèrent auíìì le lait de jument à celui de vache, &son prétend qu’il est meilleur & plus gras. II est vrai que les vaches neveulent pas fe laisser traire dès qu’on leur a ôté leurs veaux ; élles per-dent même d’abord leur lait, ensorte que c’est une espece de nécessité quia introduit l’usage de celui de jument (d)

GerbìUon dit, que durant l’Eté les Mongols ne vivent que de laitage; Líojieûh.usant indifféremment du: lait de vache-, de cavalle, de brebis, de chè-vres & de chameaux. Leur boisson ordinaire est de l’eau bouillie 1 avecdes feuilles du plus mauvais thé de la Chine; ils y mêlent du beurre, dsla crème & du lait. 11s sont une espece d’eau-de-vie avec du láft aigresqu’ils font distiller après l’avoir fait fermenter; les riches mêlent de Mviande de mouton fermentes avec ce lait aigre; Cette‘liqueur est fortíé& nourrissante,ils font leurs délices de s’en enivrer:ils fument: aussi beatd-coup de tabac (e)* Bcntìnk nous apprend que les Kahnuks -ont unè malnjere de faire aigrir leur lait pendant deux nuits, ensuite dequoi ils lymettent dans un pot de terre, qu’ils ont soin de bien boucher, & aprèsy avoir mis un tuyau ils le font passer au feu. Cette-eau-de vie n’est pasmoins claire ni moins bonne que celle qu’on distille du grain en Europe,mais il fane qu’elie soit passée deux fois au feu; ils lui" donnent le nom, d ’J-ïal^k l’exemple des Indiens leurs voisins, qui appellent ainsi toutes leursliqueurs.sortes (f). •- '

(a) slbu'lghazi Kban, p. 569, 570.CO Ibid. p..? OI .«

{c) Ibid. 169.

(J) Ibid. p, 6t.

00 Du Fluide T. IV. p. 45, 46.(/) Âbu'lghazi Khan, p. 61.

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