256 HISTOIRE DES MOGOLS ÉT DES TARTARESSection gé , & eff'e&ivevnent un seul cheval ne laisse pas de tirer un chariot fortI. -chargé, pendant plus de cent lieues; mais il faut dire aussi que leurs eha-ï/JmoÍT riots ne í ' onc P a . s íorc ë rancis - Lorfqu’ils veulent mettre plus de chevauxgols. devant un chariot , il les attachent communément à felíieu de derriere,— — où ils les mettent devant le premier cheval. Les Rudes & les Cosaques fèservent à peu près de semblables voitures (a).
Anciennes Du tetns de Rubruquis les Maisons a voient bien trente pieds de long,Maisons, puisqu’elles avoient vingt pieds d’une roue à l’autre, & palïòient au-delàde chaque côté; elles étoient couvertes de feutre blanc, enduit de chauxou terre blanche ou de poudre d’ossemens, afin que cela pûc reluire : cettecouverture étoic enrichie par en haut de différentes couleurs : au devantde la porte il y avoit aussi un feutre tìffu de diverses couleurs, qui repré*sentoit des seps de vigne, des arbres, des oiseaux & autres bêtes, CeVoyageur compta jusqu’à vingt-deux bœufs pour traîner une de ces mai-sons, onze de chaque côté. L’effieu entre les roues étoit grand commeun mât de vaisseau, 6c il y avoit un homme à la porte pour conduire lesbœufs. Les Tartares avoient aussi de grands coffres ou caisses de petitespieces de bois quarrées, couvertes de feutre , en dôme, enduites desuif ou de lait de brebis afin que la pluie ne pût y pénétrer, & enrichiesde peintures & de broderies; c’est - Jà qu’ils íèrroient tous leurs ustensiles& leurs trésors ; ils les attachoient ensuite fortement sur des chars en fa-çon de traineaux, tirés par des chameaux,afin de traverser les plus gran-des rivières, mais ils n’ôtoient jamais ces coffres ou maisonnettes de des-sus leurs chars.
Comment • Quand ils pofoient leurs maisons en quelque endroit, ils tournoient tou-plaeúes. j 0 ùfs la porte vers le Midi, pour se mettre à l’abri du vent de Nord, quiest très-pénétrant par toute la Tartarie, lis rangeoient ensuite à une pe-tite distance ces grands coffres, deforte qu’ils fornïoient comme deuxmurailles. Tel riche Mongol avoit bien deux cens de ces chars & ca-banes, deforte que la cour d'un de ces riches Tartares sombloic un gros
UUUt£ yuj,
HAnta- Les Ëluths, qui ont des habitations fixes, mais en petit no nbre,les bâ-twns fixes, tissent en rond comme les huttes de ceux de leur Nation, auxquelles ellessont toutes semblables à 1 exception du toit, qui est en forme de dôme;d’ailleurs il n’y a ni chambres, ni fenêtres, ni greniers, mais le tout con-siste en une seule piece, qui a environ douze pieds de haut. Mais cesmaisons ne sont pas à beaucoup près aussi spacieuses & aussi commodesque celles des Manchéous, qui font quarrées (c).
Aiguilles En Tannée 1721 un Médecin, envoyé par Pierre I. Empereur de Russie,oti'pra- p 0lîr découvrir des Plantes de la Sibérie, étant arrivé vers la rivierede Tzu-m e> ‘ ìim ou Chullm , à T ouest de la ville de Krafwyar, trouva presque au milieu du■ grand Step ,ou du Désert, une eípece d’Aiguijle ou de Pyramide de pierreblanche, haute d’environ seize pieds, environnées de quelques centaines d’au-
tres
•' («) Abnlgbazi Khan, p. iço.
(b) Rubruquis Voy. en Tart. Cli. If.
(c) Abulghazi Khan. p. 145.