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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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256 HISTOIRE DES MOGOLS ÉT DES TARTARESSection gé , & eff'e&ivevnent un seul cheval ne laisse pas de tirer un chariot fortI. -chargé, pendant plus de cent lieues; mais il faut dire aussi que leurs eha-ï/JmoÍT riots ne í ' onc P a . s íorc ë rancis - Lorfqu’ils veulent mettre plus de chevauxgols. devant un chariot , il les attachent communément à felíieu de derriere,— — où ils les mettent devant le premier cheval. Les Rudes & les Cosaques fèservent à peu près de semblables voitures (a).

Anciennes Du tetns de Rubruquis les Maisons a voient bien trente pieds de long,Maisons, puisqu’elles avoient vingt pieds d’une roue à l’autre, & palïòient au-delàde chaque côté; elles étoient couvertes de feutre blanc, enduit de chauxou terre blanche ou de poudre d’ossemens, afin que cela pûc reluire : cettecouverture étoic enrichie par en haut de différentes couleurs : au devantde la porte il y avoit aussi un feutre tìffu de diverses couleurs, qui repré*sentoit des seps de vigne, des arbres, des oiseaux & autres bêtes, CeVoyageur compta jusqu’à vingt-deux bœufs pour traîner une de ces mai-sons, onze de chaque côté. L’effieu entre les roues étoit grand commeun mât de vaisseau, 6c il y avoit un homme à la porte pour conduire lesbœufs. Les Tartares avoient aussi de grands coffres ou caisses de petitespieces de bois quarrées, couvertes de feutre , en dôme, enduites desuif ou de lait de brebis afin que la pluie ne pût y pénétrer, & enrichiesde peintures & de broderies; c’est - Jà qu’ils íèrroient tous leurs ustensiles& leurs trésors ; ils les attachoient ensuite fortement sur des chars en fa-çon de traineaux, tirés par des chameaux,afin de traverser les plus gran-des rivières, mais ils n’ôtoient jamais ces coffres ou maisonnettes de des-sus leurs chars.

Comment • Quand ils pofoient leurs maisons en quelque endroit, ils tournoient tou-plaeúes. j 0 ùfs la porte vers le Midi, pour se mettre à l’abri du vent de Nord, quiest très-pénétrant par toute la Tartarie, lis rangeoient ensuite à une pe-tite distance ces grands coffres, deforte qu’ils fornïoient comme deuxmurailles. Tel riche Mongol avoit bien deux cens de ces chars & ca-banes, deforte que la cour d'un de ces riches Tartares sombloic un gros

UUUt£ yuj,

HAnta- Les Ëluths, qui ont des habitations fixes, mais en petit no nbre,les bâ-twns fixes, tissent en rond comme les huttes de ceux de leur Nation, auxquelles ellessont toutes semblables à 1 exception du toit, qui est en forme de dôme;d’ailleurs il n’y a ni chambres, ni fenêtres, ni greniers, mais le tout con-siste en une seule piece, qui a environ douze pieds de haut. Mais cesmaisons ne sont pas à beaucoup près aussi spacieuses & aussi commodesque celles des Manchéous, qui font quarrées (c).

Aiguilles En Tannée 1721 un Médecin, envoyé par Pierre I. Empereur de Russie,oti'pra- p 0lîr découvrir des Plantes de la Sibérie, étant arrivé vers la rivierede Tzu-m e> ‘ ìim ou Chullm , à T ouest de la ville de Krafwyar, trouva presque au milieu du■ grand Step ,ou du Désert, une eípece d’Aiguijle ou de Pyramide de pierreblanche, haute d’environ seize pieds, environnées de quelques centaines d’au-

tres

•' («) Abnlgbazi Khan, p. iço.

(b) Rubruquis Voy. en Tart. Cli. If.

(c) Abulghazi Khan. p. 145.