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17 (1761) L' histoire générale des Turcs et des empires qu'ils ont fondés dans la Tartarie et dans l'Asie Mineure: celle des Mongols et des Tartares depuis Jenghiz Khan, de l'empire fondé par ce conquérant, et de ses successeurs dans le Mogolistan, dans le Kipjak, dans la Taratarie Crimée, dans la grande et dans la petite Bukharie, et dans l'Iran ou la Perse en général
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DEP-yiS JENGHIZ KHAN. Liv. III, Chap. II. 255

<res sépultures vers l’Orient , ç’étoient de : grands, quarrés bâtis de pier-, Sp.ctionres, les unes étoient rondes, les autres qatarrées, avec quatre pierres Ion- fgués à l’entourde l’efpace, qui réptíndoieflt aux quatre points du iyionde (a), í!e ° s u -^^!

Les Mongols habitent fous des Tentes ou dans des Huttes mobiles. Re- „ 0 i s .

parlant de leurs tentes, dit qu’elles font rondes, & couvertes d’uh-:—

gros feutre gris ou blanc, soutenu,en dedans de treillis de bois, attaches LeursTe,upar un bout autour de deux detni-eercles de la même matière, qu’pn re- 'joint ensemble & qui font la fupergeie d’un cône tronqué. Çar ils laissent ’. Ien haut vers la pointe une ouverture ronde, qui donne issue à la fuméed’un brasier placé au milieu. Tandis que le feu dure, elles font assez chau-des, mais elles fe refroidissent aussi aisément qu’elles s’échauffent, & sion n’y prend garde on se trouve l’Hiver gelé dans son lit. Pour évitercet inconvénient & quelques autres, ils ont foin que la porte des tentes ,soit très.-étroite; & il la font si petite & si basse, qu’on ne peut y entrerfans se courber. lis ont; l’adresse de joindre toutes ces pieces mobiles sijuste , qu’elles ferment feqtrée au vent pénétrant du Nord (b).

: : Suivant Benîins , les Eluths ont en Eté de grandes Tentes de Kitaika, qui Maisonsest une efpece de toile de coton, & en Hiver des Loges de planches cou - mobilci 'vertes de feutre, qu’ils peuvent aisément monter & démonter en uneheure de tems. Leurs huttes ou maisons, de même que celles des Mon-gols , font faites en rond d’un assemblage de grosses perches d’un bois lé-gep, jointes, ensemble par des bandes de cuir (*), a6n de pouvoir lesdresser & transpercer avec plus de facilité ;i!s les couvrent en dehors d’unbon feutre épais, pour y être à l’abri du froid & du mauvais tems; aumilieu du haut il y a un trou, qui leur sert en même tems de fenêtre &de cheminée ; la place du feu est au milieu de la hutte directement au-dessous du trou, & les endroits où l’on couche font tout à l’entour de lahutte contre la clôture. Les Chefs & autres gens de distinction ont deshuttes plus commodes & plus spacieuses (c).

Ces.Maisons .mobiles se transportent fur des chariots, qui ont quatre o» lasroues. Ces voitures ont deux timons d’un bois fort pliant & léger; ils t™»])wrtefont tenir ces timons à fesse u de devant du chariot, par le moyen d’un ctaneii.de leurs bouts, qui est replié; & ils les mettent entre le corps du chariot& la roue , en y attachant une corde à un empan du bout de devant quivient répondre au bout de l’effieu , qui avance hors du moyeu de la roue,enferre que la roue, qui est assez petite , joue de chaque côté du chariotentre le timon & la corde. Le cheval marche entre ces deux timons duchariot , & il y a une autre branche d’un bois extrêmement pliant , quipasse au-dessus du dos du cheval en demi cercle , & qui est attachée de-deux côtés à l’harnois du cheval, aux deux bouts de laquelle ils font tenirles timons. Ils prétendent que de cette maniéré le cheval est fort soula-gé»

(«) Rubr.uquis , Voy. en Tart. Ch. X. <0 /lbulghazì Kjtan p. 145. ;

d ,00 Du Halde T. IV. p. 37.

(*) Du teins de Uubrnquh, il y avoit des pieces de bois entrelacées, & le íondeasestétoit de la même matière, m T--t