DEP-yiS JENGHIZ KHAN. Liv. III, Chap. II. 255
<res sépultures vers l’Orient , ç’étoient de : grands, quarrés bâtis de pier-, Sp.ctionres, les unes étoient rondes, les autres qatarrées, avec quatre pierres Ion- fgués à l’entourde l’efpace, qui réptíndoieflt aux quatre points du iyionde (a), í!e ° s u -^^!
Les Mongols habitent fous des Tentes ou dans des Huttes mobiles. Re- „ 0 i s .
parlant de leurs tentes, dit qu’elles font rondes, & couvertes d’uh-:—
gros feutre gris ou blanc, soutenu,en dedans de treillis de bois, attaches LeursTe,upar un bout autour de deux detni-eercles de la même matière, qu’pn re- 'joint ensemble & qui font la fupergeie d’un cône tronqué. Çar ils laissent ’. Ien haut vers la pointe une ouverture ronde, qui donne issue à la fuméed’un brasier placé au milieu. Tandis que le feu dure, elles font assez chau-des, mais elles fe refroidissent aussi aisément qu’elles s’échauffent, & sion n’y prend garde on se trouve l’Hiver gelé dans son lit. Pour évitercet inconvénient & quelques autres, ils ont foin que la porte des tentes ,soit très.-étroite; & il la font si petite & si basse, qu’on ne peut y entrerfans se courber. lis ont; l’adresse de joindre toutes ces pieces mobiles sijuste , qu’elles ferment feqtrée au vent pénétrant du Nord (b).
: : Suivant Benîins , les Eluths ont en Eté de grandes Tentes de Kitaika, qui Maisonsest une efpece de toile de coton, & en Hiver des Loges de planches cou - mobilci 'vertes de feutre, qu’ils peuvent aisément monter & démonter en uneheure de tems. Leurs huttes ou maisons, de même que celles des Mon-gols , font faites en rond d’un assemblage de grosses perches d’un bois lé-gep, jointes, ensemble par des bandes de cuir (*), a6n de pouvoir lesdresser & transpercer avec plus de facilité ;i!s les couvrent en dehors d’unbon feutre épais, pour y être à l’abri du froid & du mauvais tems; aumilieu du haut il y a un trou, qui leur sert en même tems de fenêtre &de cheminée ; la place du feu est au milieu de la hutte directement au-dessous du trou, & les endroits où l’on couche font tout à l’entour de lahutte contre la clôture. Les Chefs & autres gens de distinction ont deshuttes plus commodes & plus spacieuses (c).
Ces.Maisons .mobiles se transportent fur des chariots, qui ont quatre o» lasroues. Ces voitures ont deux timons d’un bois fort pliant & léger; ils t™»])wrtefont tenir ces timons à fesse u de devant du chariot, par le moyen d’un ctaneii.de leurs bouts, qui est replié; & ils les mettent entre le corps du chariot& la roue , en y attachant une corde à un empan du bout de devant quivient répondre au bout de l’effieu , qui avance hors du moyeu de la roue,enferre que la roue, qui est assez petite , joue de chaque côté du chariotentre le timon & la corde. Le cheval marche entre ces deux timons duchariot , & il y a une autre branche d’un bois extrêmement pliant , quipasse au-dessus du dos du cheval en demi cercle , & qui est attachée de-deux côtés à l’harnois du cheval, aux deux bouts de laquelle ils font tenirles timons. Ils prétendent que de cette maniéré le cheval est fort soula-gé»
(«) Rubr.uquis , Voy. en Tart. Ch. X. <0 /lbulghazì Kjtan p. 145. ;
d ,00 Du Halde T. IV. p. 37.
(*) Du teins de Uubrnquh, il y avoit des pieces de bois entrelacées, & le íondeasestétoit de la même matière, m T--t