DEPUIS JENGHIZ KHAN. Liv. Ils. Chap. U. 267
Quinte Curce.&c par d’autres anciens Auteurs, à quoi leurs chevaux, qui Sbctioîjfont très-propres à ]a course leur servent beaucoup: souvent, lorsqu’on lescroie en déroute,'ils reviennent à la charge avec une nouvelle vigueur, }tiet ,idêt& leurs ennemis font exposés au plus grand danger s’ils ont perdu leurs Mongols.
rangs dans la chaleur de la poursuite, & courent nique d’étre défaits. Les - . .
Eíuths font plus braves qu’on ne peut fe fimaginer, & il ne leur manqueque la Discipline de l’Europe pour être véritablement redoutables. L’usagedu canon, qu’ils ne connoiíiènt point encore, ne leur ferait pas dunegrande utilité, parce qu’ils n’ont que de la Cavalerie (a).
Chaque Jymak ou Horde à fa Eaniere, qui n’est ordinairement qu’une Forme depiece de Kitayka, ou de quelque autre, étoffe de couleur, d’une aune Ie d‘ r ^ tc,i 'en quarté, attachée au haut d’une lance de douze pieds de long. Les E' s ’luths & les Mongols y mettent la figure d’un Chameau, d'une Vache,
■d’un Cheval, 011 de quelque autre animal, & au-dessous le nom de la Tri-bu ; & comme toutes les branches d’une meme Tribu conservent toujoursla figure représentée dans l’Enseigne de la Tribu, dont elles tirent .leur•origine, en y ajoutant simplement le nom particulier de la branche à l’u-sage de laquelle elle est destinée, ces Enseignes leur. tiennent en quelquemaniéré lieu de Tables Généalogiques. Lorsqu’uneHorde est en marche,celui qui porte la baniere doit marcher à la tète de tout le corps, immé-diatement après le Chef (b).
Les Tartares d’aujourd’hui en général, qui ont conservé l’ancienne ma- hazar-niere de vivre des Mongols, portent avec eux tout ce qu’iís possedent. àennoutiDe-lâ vient que lorsqu n leur arrive de perdre une bataille, leurs femmes la Z uerre '& leurs enfans font ordinairement la proie du vainqueur, avec tout leurbétail & généralement tout ce qu’ils ont au monde. C’est une espece denécessité pour eux de se charger de cet embarras, pareeque autrement ilslaiíTeroient leurs familles óe leurs biens en proie aux autres Tartares leursvoisins (c).
11 ne faut pas s’attendre à trouver beaucoup de magnificence dans la RevenusCour des Khans; leurs sujets font obligés de les luivre à la guerre dans l'es- ^«Kton.pérance du butin, n’ayant point d’autre paye: ainsi le revenu des Khansconsiste enderement en dixmes. Tous les Tartares, quels qu’ils soient,en payent annuellement deux de. tout ce qu’ils possedent, s une à leurKhan, & l’autre au Chef de leur Tribu. Comme les Eluths & les Mon-gols ne cultivent pas leurs terres, ils donnent la dixrne de leurs trou-peaux , & celle du butin qu’il font à la guerre (d).
Disons un mot du gouvernement des deux autres branches des Eluths, Gouverne-qui font les Torgaûti & les Koshoti. Les premiers, qui au commencement i? 7 uths esde ce siecle íe séparèrent des Jongari , íe mirent fous la protection de la TorgaiitiRussie, &y font encore, quoiqu’ils possedent une considérable étendue £5? Kosho-dePays, à í’Est du Royaume d'Astracan & de la rivière de Jaïk. A tousles autres égards ils ont la même forme de gouvernement que les autres
Eluths,
(u) Ahùìgbazi Khan , p. 70, 699, 700. 00 Hem, p. 711.
■ ( 'fi.Idem, p. 805, 806. (<0 Idem, p, 160.
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